
Le chantier Seaway a trouvé la formule qui fonctionne avec sa gamme Greenline Hybrid et passe à l'étape supérieure cette année avec un modèle plus grand mais surtout plus luxueux.
Les performances, la puissance et la vitesse de pointe, étaient jusqu'à présent des marqueurs incontournables du marché des bateaux à moteur, mais les temps changent. La consommation est devenue un critère prioritaire, les constructeurs de moteur hors-bord ont cessé la course à la puissance maximum, les puissances conseillées sur de nombreuses unités sont, la plupart du temps, redevenues rationnelles et la puissance « raisonnée » un argument marketing. Le retour en grâce des Trawlers, ces grands voyageurs plutôt paisibles, doit aussi beaucoup à ce changement de valeurs. Avec le Greenline 33 hybrid, les frères Japek et Jernej Jakopin, dont le cabinet d'architecture compte beaucoup de grands chantiers parmi ses clients, ont sans doute flairé la tendance avant tout le monde et trouvé la bonne alchimie. Grâce à son mode de propulsion hybride (diesel/électrique) associé à sa carène à faible trainée et à son circuit photovoltaïque pour l'appoint d'énergie, ce bateau a connu un succès inattendu et a été suivi par un modèle de 40 pieds. Le Greenline ne bénéficie pas du cachet d'un trawler, le manque de modernité de son design aurait même pu constituer un handicap, mais son concept, son efficacité, sa facilité de pilotage et sa polyvalence (marin et fluvial) ont fait mouche en Europe mais aussi en Chine et aux États-Unis.
Hybride mais luxueux Le chantier présente aujourd'hui une très belle unité de 48 pieds. Première constatation, c'est un flybridge qui bénéficie d'un design résolument moderne. La marque le qualifie d'ailleurs de bateau sophistiqué, ce n'est pas un mot choisi au hasard. Si le concept reste le même, la clientèle visée cette fois-ci est nettement plus haut de gamme, d'autant que les aménagements intérieurs sont nettement plus luxueux. Plusieurs possibilités d'aménagement sont prévues mais ce 48 Hybrid pourra proposer jusqu'à 6 couchages, trois salles de bains, une micro-cabine pour l'équipage. Sur le plan de la motorisation, la partie diesel sera confiée à deux Volvo Penta D3 de 220 cv chacun ou deux Cummins QSB de 380 cv pour une vitesse maximum oscillant entre 16 et 23 nœuds. Deux moteurs électriques de 14 KW complèteront le dispositif ainsi que deux générateurs de 10 KW. La vitesse annoncée en mode électrique sera de 4 nœuds en croisière pour une autonomie de 20 milles et 6 nœuds maximum.
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