
Mer d’huile et anémomètre faiblard. Les concurrents de la Generali Solo redoublent de concentration en Méditerranée.
« On a les voiles qui font flop, flop et quelques baleines nous narguent ! » Sur Crédit Mutuel Performance, Anthony Marchand tente de prendre son mal en patience. Une tortue a même croisé le voilier Macif de Fabien Delahaye. A bord de Géant Vert, l’expérimenté Gildas Morvan aurait aimé faire une sieste dans l’heure de midi mais le temps instable ne lui a laissé aucun répit. Son alarme sonne pendant la vacation sans qu’il ait fermé l’œil. « Le vent change sans arrêt », regrette-t-il. Alors, le marin, deuxième au classement provisoire du championnat, prend le temps de manger et de ranger son bateau. "Je vois une étendue d'eau qui ressemble à un miroir, confirme Nicolas Lunven à la vacation de la mi-journée. Du coup c'est plutôt ambiance short, casquette, crème solaire. A l'anémo j'ai 1,2 nœud de vent, dans la gueule évidemment, avec un petit peu de courant aussi sinon ce ne serait pas drôle! » Sur Ports d’Azur – Interface Concept, Gildas Mahé lutte aussi contre le courant qu’il estime à 0.4 ou 0.5 nœuds. « On essaye de gagner désespérément vers le but, comme on peut, a-t-il expliqué à la vacation. Le courant nous mène vers le nord, à l'opposé de la route, et avec le fond, on ne peut pas mouiller ici. Alors on essaie d'avancer tant bien que mal pour ne pas reculer. On prend notre mal en patience et on tente de se placer pour le prochain vent. » En début de nuit, Nicolas Lunven, Gildas Mahé et Paul Meilhat ont privilégié une option nord-ouest. « Par chance, nous avons eu une risée que les autres n’ont pas eu », apprécie le premier. Pour ce lundi après-midi, c’est Gildas Morvan qui parie le plus franchement sur une option nord. « Le système s'évacue dans l'est normalement et on devrait toucher un peu plus de vent en premier. » Tandis que Gwenaël Gbick, Thierry Chabagny et David Kenefick naviguent plus au sud. « Normalement, on devrait décoller en fin d'après-midi, anticipe Paul Meilhat sur Macif. Je pense que demain dans la journée on sera à Barcelone. Demain 16 heures ça parait réaliste mais ça dépend de comment on va se sortir de cette dorsale. »