Ruyant prend les commandes.

Vendée Globe
Samedi 21 novembre 2020 à 9h30

Thomas Ruyant a repris les rênes de la course cette nuit même si visiblement le bougre a enchaîné siestes sur siestes à près de 22 nœuds de vitesse moyenne. LinkedOut a avalé en toute sérénité 511,4 milles ces dernières 24 heures ! Le trio de tête a désormais pris la poudre d’escampette 200 milles devant un groupe de 7 IMOCA que Jean Le Cam tente de maintenir dans son tableau arrière. Le match à venir promet d’être grandiose dans le couloir qui longe l’anticyclone de Saint-Hélène. Il va y avoir du sport à partir de demain soir.

©Pierre Bouras / TR Racing
Thomas Ruyant a repris les rênes de la course cette nuit même si visiblement le bougre a enchaîné siestes sur siestes à près de 22 nœuds de vitesse moyenne. LinkedOut a avalé en toute sérénité 511,4 milles ces dernières 24 heures ! Le trio de tête a désormais pris la poudre d’escampette 200 milles devant un groupe de 7 IMOCA que Jean Le Cam tente de maintenir dans son tableau arrière. Le match à venir promet d’être grandiose dans le couloir qui longe l’anticyclone de Saint-Hélène. Il va y avoir du sport à partir de demain soir.

« On se tire la bourre ! C’est stimulant mais à la fois on se met une belle pression tous les trois. Je suis content d’être là où je suis, dans le trio de tête, il fallait être là en ce moment, c’est important de ne pas avoir de retard maintenant » confiait entre deux bâillements Thomas Ruyant ce matin à la vacation de 5h sans savoir encore qu’il venait de prendre la tête du classement. Une nuit de récupération profitable et un réveil programmé bien à l’heure pour répondre à la vacation : la classe quand même ! Le sympathique marin du Nord avait pour autant le cerveau bien en place pour expliquer la stratégie à venir : « La situation est à la fois classique mais pas simple à négocier. Le couloir de vent sous l’anticyclone de Sainte-Hélène n’est pas large pour passer. Ce qui est sûr c’est qu’il faut aller s’engouffrer là-dedans, essayer de tricoter le mieux possible. A partir de demain fin de journée, il y a aura pas mal de manœuvres, on va rentrer dans le dur de ce sujet ! ».

Le bord le plus long

Derrière, le long des côtes brésiliennes, une course-poursuite est lancée et les bizuths de ce long marathon qu’est le Vendée Globe sont pris de vertige. 13 jours de course déjà dans les bottes et encore 20 000 milles à parcourir ! Depuis leur passage de l’équateur, les IMOCA naviguent bâbord amures dans les alizés de sud-est sans changements de voiles donc et sans manœuvres particulières. Un côté monotone presque pour Maxime Sorel : « Je n’ai pas l’habitude, on va être sur le même pendant plusieurs jours. C’est la première fois que ça m’arrive d’être aussi longtemps sur le même bord. Je pense que c’est une étape à franchir sur le Vendée Globe, je me rends bien compte maintenant de la durée de l’épreuve. » Le petit gars de l’île d’Yeu qui rêvait de tour du monde depuis sa tendre enfance est dans le même état d’esprit et profite un maximum de sa position de 11e dans la flotte au coude à coude avec Damien Seguin sur Apicil. Benjamin Dutreux vit un rêve éveillé, lui qui n’est jamais descendu plus bas que Salvador de Bahia : « La côte sud-américaine est immense ! C’est sûr qu’on va rester longtemps sur le même bord, mais j’ai Damien qui m’agrippe bien la culotte, le match est sympa, pourvu que ça dure ! » racontait-il à 5 heures entre deux bouchées de muesli au chocolat et prêt à faire cuir son dernier œuf.

Ainsi va la vie sur la grande régate planétaire que 32 concurrents vivent en solitude, de la latitude de Madère pour Jérémie Beyou sur Charal, à celle de Rio de Janeiro pour le trio de tête.

 

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
Norbert Conchin
Norbert Conchin
Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.