Solo Maître CoQ : un premier round tactique

Régates
Lundi 22 mars 2021 à 21h13

Après trois jours consacrés aux formalités d’inscription et aux divers contrôles obligatoires, les 29 Figaristes engagés dans la 18e édition de la Solo Maître CoQ sont entrés dans le vif du sujet, ce lundi. A 11h18 exactement, avec un très léger retard sur l’horaire initialement prévu, ils se sont en effet élancés sur un côtier de 32 milles entre Les Sables d’Olonne, Bourgenay et Brem-sur-Mer.

©SoloMaitreCoQ-Christophe Breschi
Après trois jours consacrés aux formalités d’inscription et aux divers contrôles obligatoires, les 29 Figaristes engagés dans la 18e édition de la Solo Maître CoQ sont entrés dans le vif du sujet, ce lundi. A 11h18 exactement, avec un très léger retard sur l’horaire initialement prévu, ils se sont en effet élancés sur un côtier de 32 milles entre Les Sables d’Olonne, Bourgenay et Brem-sur-Mer.

Un parcours qui s’est avéré particulièrement tactique, la faute à un flux de nord-est très instable, à la fois en force et en direction, qui a naturellement relancé le jeu à de nombreuses reprises lors des six heures de course. Ainsi, si Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) a longtemps dominé les débats, c’est finalement Alan Roberts (Seacat Services) qui s’est octroyé la victoire de ce premier acte de l’épreuve tandis que le tenant du titre, Tom Laperche (Bretagne – CMB Espoir), passé 14e à la bouée de dégagement, est parvenu à se hisser à la troisième place.

Les conditions s’annonçaient parfaites pour une reprise, avec un flux de nord-est soufflant autour d’une dizaine de nœuds prévu au large des côtes Vendéennes. Et bien qu’elles se soient avérées un peu plus instables que prévu, avec quelques petites molles et des oscillations jusqu’à parfois 40°, elles ont été, de l’avis de tous, idéales pour se remettre en jambe. « C’était chouette de retrouver la compétition en naviguant sous le soleil et sur une mer plate », a commenté Pierre Quiroga à son retour à terre après une première journée de course bien maîtrisée, même si, au final, le Britannique Alan Roberts lui a soufflé la première place. « J’avais bien analysé qu’après le départ il fallait partir sur la droite du plan d’eau mais de manière assez surprenante, je me suis retrouvé tout seul de ce côté. Je suis ainsi passé à la bouée de dégagement en tête avec une belle petite avance et plus encore à la marque suivante », a détaillé le Méditerranéen qui a enroulé la deuxième marque de parcours, au large de Port-Bourgenay, avec près d’un mille d’avance sur son concurrent le plus proche. « A ce moment de la manche, j’étais content du bateau et de ce que je faisais mais j’avais en tête que dans cette baie des Sables que je ne connais que trop bien, ça pouvait vite partir dans tous les sens. C’est précisément ce qui s’est passé ensuite : j’ai pris une molle. J’ai essayé de me battre tant bien que mal mais les copains sont revenus malgré tout », a relaté le skipper Macif 2019 qui s’est alors retrouvé au coude à coude avec Alan Roberts. « Il devait être fâché à la suite du match France – Pays de Galles d’avant-hier ! », a plaisanté Pierre. « Il a glissé par-dessous puis il a pris le leadership et ne la plus lâché. J’avais encore une dernière balle au niveau de Petites Barges que j’ai passé à 15 mètres de lui, mais mon écoute de spi a lâché et il a fallu que j’aille récupérer ma voile à l’avant. Globalement je finis un peu frustré de ne pas avoir gagné cette première course car j’étais à l’aise, mais deuxième ça reste un bon résultat », a souligné le navigateur qui a, de fait, montré qu’il était indiscutablement l’un des hommes en forme en ce début de saison, validant ainsi une partie du travail réalisé cet hiver.

Les gros bras au rendez-vous

Même chose pour le skipper de Seacat Services. « Je suis vraiment content de ce que j’ai produit aujourd’hui. Ces dernières semaines, j’ai pas mal bossé avec le Pôle Finistère Course au Large mais aussi Nicolas Lunven sur la vitesse. Sur ce point en particulier, j’ai pu voir que j’étais à l’aise à tous les angles. Cela m’a d’ailleurs permis de me sortir de certaines situations parfois, un peu délicates même si j’avais vraiment bien en tête ce que je voulais faire tactiquement, notamment sur le bord de près. Forcément, cette victoire valide des choses, mais avant de tirer de vraies conclusions, j’attends de voir ce que vont donner le deuxième parcours côtier demain, mais aussi et surtout la grande course en fin de semaine », a commenté Alan qui a aussi su tirer parti son expérience du dériveur et de ses longues navigations dans le Solent réputé si piégeur. Confirmer dès demain est donc son objectif, même si les prévisions laissent à penser que la situation sera complexe, avec de nouveau un régime d’est qui doit s’essouffler au fur et à mesure de la journée. « La journée devrait ressembler un peu à celle de ce lundi, mais être un peu plus molles. Ça me va bien. Aujourd’hui, j’étais bien dans le match. Même si je ne suis pas très bien parti, j’ai réussi à ne pas trop mal m’en sortir et à revenir dans le paquet de devant. Il se trouve qu’Alan et Pierre ont été bien présents du début à la fin et ils ont vraiment bien navigué. Au final, la vitesse était importante mais fallait surtout bien lire les risées pour se placer par rapport aux autres. Le positif, c’est que ce genre de conditions permettent de voir plein de choses et après ce premier acte, on a déjà une bonne idée de qui est bien dans le match », a terminé Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance). Prochain rendez-vous ce mardi à 11 heures pour un parcours de 34 milles… si la météo n’oblige pas la direction de course à le réduire.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.