
Le corsaire

Le corsaire n’agissait que sur lettre de marque contre un ennemi ou un pays désigné par le roi. S’il était pris, il était alors traité comme prisonnier de guerre, et il pouvait échapper à la potence. Toutefois, quand le corsaire partait contre l’ennemi, il était possible que la paix soit proclamée entre les deux nations rivales. Le corsaire, qui n'était alors pas au courant, se retrouvait dans l'illégalité. S'il se faisait prendre, il était alors traité comme pirate, et non comme prisonnier de guerre, et était pendu haut et court ! Lorsque l'équipage revenait au port après avoir accompli leur mission, il se partageait le butin avec le trésor public.
Le flibustier

Les flibustiers jouissaient d’une certaine ambiguïté, ils étaient entre la piraterie et les corsaires. Ils étaient basés dans les Antilles, et pillaient tout navire espagnol qui osait s'approcher assez près. Leur repère était l’île de la Tortue, au nord de Haïti, et ils se partageaient le butin de leurs pillages. Ils agissaient souvent avec une lettre de marque, donnée par le régime royal, ce qui justifiait leurs actions. Toutefois, les lettres émises pouvaient ne pas être de la main du Roi, ou d’une autorité suffisante pour les rendre légitimes, condamnant ainsi le flibustier à la potence. Dans cette situation : le flibustier était pendu haut et court comme ses confrères pirates. C’est par souci de démonstration et d’économie qu’ils étaient pendus ainsi afin d’être vus par le plus grand nombre, et "court" pour économiser la corde.

Le boucanier
Le boucanier hérite du nom d’une préparation indienne de la viande : le boucan. Les boucaniers faisaient griller la viande, vendaient les peaux. Ils étaient considérés comme de redoutables chasseurs et des tireurs hors-pair, munis du meilleur fusil de l’époque : « le fusil à giboyer ». Ils étaient de différentes nationalités et provenaient d’horizons tous différents. Tout comme les flibustiers, ils se trouvaient sur l’île de la Tortue que les espagnols avaient abandonnée. Ensembles, ils furent nommés Frères de la Côte, et ils finirent par ne plus se distinguer, notamment quand les espagnols décimèrent les gibiers qui faisaient leur marché. C’est alors que les boucaniers eurent le choix entre réjoindre la piraterie ou devenir citoyen.
Désormais, la piraterie n'a plus de secret pour vous ! Alors, vous vous sentez plutôt l'âme d'un corsaire ou d'un flibustier ?