Marinas : pourquoi trouver une place de port devient plus difficile qu’acheter un bateau

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Acheter un bateau reste relativement simple. Lui trouver une place permanente devient parfois beaucoup plus compliqué. Dans les bassins de navigation les plus recherchés, les listes d’attente s’allongent, les tarifs progressent et les possibilités de créer de nouveaux ports se réduisent. Dans le même temps, les investisseurs privés s’intéressent de plus en plus aux marinas, devenues des actifs rares et rentables. Une évolution économique discrète mais profonde, qui pourrait changer durablement la manière de posséder et d’utiliser un bateau.

Marinas : pourquoi trouver une place de port devient plus difficile qu’acheter un bateau

Vous venez enfin de trouver le bateau de vos rêves. Un voilier de 11 ou 12 mètres, assez grand pour partir plusieurs semaines, mais encore raisonnable à manœuvrer en couple. L’expertise est rassurante, le financement est bouclé et le vendeur est prêt à vous remettre les clés. Reste une question, apparemment secondaire : où allez-vous le mettre ? C’est parfois à cet instant que commence le vrai problème. Dans de nombreux bassins de navigation, acheter un bateau est aujourd’hui beaucoup plus rapide que trouver une place permanente. Quelques appels aux capitaineries suffisent pour découvrir des listes d’attente de plusieurs centaines de noms, des contrats temporaires ou des solutions situées à plusieurs dizaines de kilomètres de son domicile.

La France illustre parfaitement cette tension. L’Observatoire national des ports de plaisance publié en 2026 recense près de 500 ports maritimes et un peu plus de 200 000 anneaux. Parmi les ports étudiés, une très large majorité gère une liste d’attente. Dans certains cas, le nombre de plaisanciers inscrits dépasse même la capacité totale du port. Autrement dit, la place de port est devenue une ressource rare. Et cette rareté commence à modifier profondément l’économie de la plaisance.

 

Quand la liste d’attente devient presque aussi importante que le bateau

La situation varie évidemment d’une région à l’autre. Il reste possible de trouver rapidement une place dans certains ports, particulièrement si l’on accepte de s’éloigner des zones les plus recherchées ou d’opter pour une solution à sec. Mais dans les grands bassins de plaisance, la pression est bien réelle. En Bretagne, et notamment dans le Morbihan, plusieurs ports affichent des listes d’attente dont la taille équivaut, voire dépasse, leur capacité totale. Même constat dans certaines zones méditerranéennes très demandées, sur les îles ou dans les stations nautiques les plus réputées.

Le phénomène est loin d’être uniquement français. Au Royaume-Uni, de nombreuses marinas côtières fonctionnent toujours près de leur capacité maximale. En Europe du Nord, des places peuvent apparaître disponibles sur le papier sans correspondre aux attentes réelles des propriétaires. Car une place libre ne signifie pas forcément une place utilisable. Un anneau disponible à 150 kilomètres du domicile n’intéressera pas nécessairement un propriétaire qui souhaite naviguer tous les week-ends. De même, un poste prévu pour un bateau de 9 mètres ne résout pas le problème du propriétaire d’un catamaran de 13 mètres. Le problème est donc à la fois quantitatif et géographique.

 

Les bateaux ont grandi plus vite que les ports

C’est l’une des clés pour comprendre la saturation actuelle. Les ports de plaisance européens ont souvent été construits dans les années 1960, 1970 ou 1980, à une époque où les bateaux étaient sensiblement plus petits qu’aujourd’hui. Un voilier familial mesurait fréquemment 8 ou 9 mètres. Les catamarans habitables étaient (très) rares. Les unités de plus de 15 mètres représentaient une part marginale de la flotte. Le marché a changé. Les bateaux modernes sont globalement plus longs, mais surtout plus larges. Les catamarans occupent considérablement plus d’espace qu’un monocoque de même longueur. Les grands bateaux de voyage disposent eux aussi de maîtres-baux importants.

Un bassin conçu pour accueillir 500 petits voiliers peut donc compter aujourd’hui exactement le même nombre de mètres de quai tout en offrant moins de places réellement exploitables. Il suffit de remplacer quelques bateaux de 8 mètres par des unités de 12 ou 14 mètres pour réduire mécaniquement la capacité. Voilà pourquoi de nombreux ports préfèrent désormais revoir leur plan de mouillage et réorganiser leurs pontons plutôt que créer de nouveaux bassins.

 

Pourquoi ne construit-on pas simplement de nouvelles marinas ?

Sur une carte, la solution semble pourtant évidente : construire davantage de ports. Dans la réalité, créer aujourd’hui une marina sur un littoral européen est un projet extrêmement complexe. Il faut trouver le foncier, obtenir les autorisations administratives, réaliser des études environnementales, mesurer l’impact des digues sur les courants et le transit des sédiments, prévoir les dragages et intégrer les contraintes liées au stationnement, à l’eau, aux déchets et à l’énergie.

Il faut également tenir compte des évolutions climatiques. Les ports construits aujourd’hui doivent être pensés pour fonctionner plusieurs décennies, avec une hausse possible du niveau marin et une augmentation de certains phénomènes météorologiques extrêmes. Enfin, le littoral est devenu l’un des espaces les plus convoités. Habitants, touristes, pêcheurs, plaisanciers, activités commerciales et protection de l’environnement se disputent les mêmes kilomètres de côte.

Résultat : dans les pays où le littoral est déjà largement aménagé, les grands projets de création de marinas deviennent rares. Les ports existants privilégient désormais la rénovation, l’amélioration des services, les économies d’énergie ou la réorganisation des plans d’eau. Nous avons donc besoin de davantage de capacité portuaire au moment même où il devient de plus en plus difficile d’en construire.

 

Ailleurs dans le monde, les marinas sortent encore de terre

La situation est différente dans certaines régions émergentes du nautisme. Au Moyen-Orient, en mer Rouge ou en Asie, de nouveaux projets associent marinas, hôtels, résidences, commerces et activités touristiques. Des investissements atteignant plusieurs centaines de millions, voire parfois un milliard d’euros, sont annoncés autour de nouvelles infrastructures portuaires. La logique est très différente de celle qui a présidé à la création des ports de plaisance européens. Dans les années 1970, une marina servait principalement à accueillir des bateaux. Aujourd’hui, dans certains grands projets internationaux, la marina devient le cœur d’une opération touristique et immobilière.

Un appartement avec vue sur un bassin rempli de yachts peut être vendu plus cher. Les restaurants bénéficient d’une clientèle supplémentaire. Les hôtels disposent d’une image haut de gamme. Autour des pontons s’installent chantiers navals, commerces et services. L’anneau n’est donc plus simplement un endroit où amarrer un bateau. Il devient une pièce d’un ensemble économique beaucoup plus vaste.

 

Le prix des places… toujours plus !

Cette rareté se retrouve logiquement dans les tarifs. En France, les prix médians annuels restent relativement accessibles dans de nombreux ports pour les petites unités. Mais ils augmentent rapidement avec la longueur du bateau et surtout avec la localisation. Pour un bateau d’environ 10 mètres, la médiane nationale se situe autour de quelques milliers d’euros par an. À 12 mètres, la facture augmente encore. Pour les grandes unités, les écarts deviennent considérables. Dans les ports les plus recherchés, notamment en Méditerranée, les tarifs peuvent être plusieurs fois supérieurs à ceux pratiqués dans d’autres régions. Le phénomène répond à une logique économique simple. Lorsqu’un bien est rare, recherché et quasiment impossible à reproduire, sa valeur augmente. Or on ne peut évidemment pas fabriquer plusieurs kilomètres supplémentaires de Côte d’Azur, de Baléares ou de littoral breton. La géographie devient donc un élément déterminant dans le coût réel de possession d’un bateau.

 

La marina devient un actif financier

C’est probablement l’évolution la plus importante de ces dernières années. Les investisseurs financiers s’intéressent désormais directement aux marinas. Pourquoi ? Parce qu’un port bien situé possède une caractéristique particulièrement attractive : il est extrêmement difficile à reproduire. Un concurrent ne peut pas simplement construire une nouvelle marina quelques centaines de mètres plus loin. Les barrières administratives, environnementales et financières sont considérables. Dans le même temps, les clients restent captifs. Lorsqu’un plaisancier possède une bonne place proche de chez lui, il hésitera évidemment à la quitter. Les revenus sont donc relativement réguliers. Dans plusieurs pays, on assiste ainsi à une concentration progressive du marché. Des investisseurs rachètent plusieurs ports afin de mutualiser leur gestion, leurs services, leur commercialisation et leurs investissements. Cette évolution peut présenter des avantages. Des capitaux privés permettent parfois de moderniser des infrastructures vieillissantes, d’améliorer les sanitaires, de renforcer la sécurité ou de créer de nouveaux services. Mais elle pose aussi une question fondamentale. Un port municipal peut avoir comme objectif de favoriser l’accès à la mer et l’animation nautique locale. Un investisseur privé recherche logiquement une rentabilité. Les deux approches peuvent cohabiter. Mais elles ne poursuivent pas nécessairement les mêmes priorités.

 

Le petit bateau risque-t-il de devenir le grand perdant ?

Le problème pourrait particulièrement concerner les propriétaires de petites unités. La plaisance européenne repose encore très largement sur une flotte de bateaux modestes : voiliers de 7 à 10 mètres, petites vedettes familiales ou bateaux utilisés quelques semaines par an. Mais lorsqu’un gestionnaire doit choisir entre plusieurs petits postes et quelques emplacements capables d’accueillir de grandes unités beaucoup plus rémunératrices, l’arbitrage économique peut devenir tentant. Et c’est un paradoxe intéressant. Le marché de l’occasion permet aujourd’hui d’acheter de très bons bateaux pour quelques dizaines de milliers d’euros.

Mais conserver ce bateau pendant dix ans dans certaines marinas peut finir par coûter autant que son prix d’achat. Le coût réel d’un bateau ne se mesure donc plus seulement au moment de signer le chèque chez le vendeur. La place de port devient une partie essentielle du calcul.

 

Vers une nouvelle manière de posséder un bateau ?

Cette tension pourrait accélérer des évolutions déjà engagées. Ports à sec, mouillages organisés, copropriété, bateau partagé ou location permettent de réduire la dépendance à une place permanente. Certains plaisanciers choisiront également d’éloigner leur bateau de leur domicile pour bénéficier de tarifs plus abordables et de disponibilités plus importantes. D’autres adopteront des unités plus petites ou transportables. Et les grands voyageurs continueront d’utiliser une solution aussi simple qu’ancienne : naviguer.

Un bateau de grande croisière passe souvent l’essentiel de son temps au mouillage. Pour son propriétaire, disposer d’un anneau permanent à l’année n’a donc pas toujours beaucoup de sens. La question est beaucoup plus délicate pour celui qui souhaite naviguer régulièrement sur le même bassin.

 

Alors, le marché mondial des marinas est-il réellement en train d’exploser ?

Oui, mais pas exactement comme on pourrait l’imaginer. Le nombre de marinas n’explose pas partout. Dans les grands marchés historiques, il augmente même relativement lentement. En revanche, leur valeur économique progresse fortement. Les ports existants deviennent plus rares, plus recherchés et plus difficiles à remplacer. Les investisseurs s’y intéressent davantage. Les nouveaux projets réalisés dans les régions émergentes prennent une dimension touristique et immobilière considérable. La marina n’est donc plus seulement une infrastructure indispensable à la plaisance. Elle devient progressivement un actif économique. Pour le plaisancier qui envisage d’acheter un bateau, la conclusion est finalement assez simple. Avant de discuter du moteur, de l’électronique, de l’état des voiles ou du prix de vente, il serait peut-être judicieux de passer d’abord quelques coups de téléphone aux capitaineries…

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.