Jusqu’où peut aller un voilier moderne sans jamais faire escale ?

Mark Bernie
Par Mark Bernie

Dessalinisateur, panneaux solaires, batteries performantes, réserves de nourriture et pièces détachées : un voilier moderne correctement préparé peut désormais rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois, loin de tout port. Mais l’autonomie ne dépend pas seulement de la taille des réservoirs. Eau, énergie, carburant, maintenance et fatigue de l’équipage finissent toujours par fixer une limite. Jusqu’où peut-on réellement aller sans escale ?

En regardant sur une carte du monde, la question semble presque d’une logique enfantine. Il suffirait de remplir les réservoirs, d’embarquer suffisamment de vivres, de larguer les amarres et de laisser le vent faire le reste. Après tout, contrairement à un bateau à moteur, un voilier n’a pas besoin de carburant pour assurer sa propulsion principale… Alors pourquoi s’arrêter ?

Techniquement, un voilier de grande croisière moderne peut parcourir des milliers, voire des dizaines de milliers de milles sans dépendre d’un port. Mais cette autonomie théorique masque une réalité beaucoup plus complexe. En mer, ce ne sont pas nécessairement les voiles ou le gasoil qui imposent la première escale. Ce sont souvent l’eau douce, l’électricité, une pompe défaillante, une pièce introuvable, les réserves de nourriture… ou tout simplement l’équipage. La véritable autonomie d’un voilier ne se calcule donc pas uniquement en milles nautiques.

 

La voile : une propulsion presque sans limite

C’est évidemment le premier avantage du voilier. Tant que le vent souffle et que le gréement reste opérationnel, le bateau peut avancer sans consommer une goutte de carburant. Dans l’absolu, un monocoque de dix mètres peut traverser les mêmes océans qu’une unité de quinze ou vingt mètres. L’histoire de la grande plaisance compte d’ailleurs quantité de tours du monde et de longues traversées effectués sur de petits bateaux. La taille apporte surtout du confort, du stockage, de la vitesse moyenne et une plus grande capacité à embarquer des équipements. Sur un voilier d’environ 10 ou 11 mètres, les réserves d’eau se limitent souvent à quelques centaines de litres et celles de gasoil peuvent rester proches d’une centaine de litres. À partir de 12 ou 13 mètres, les volumes augmentent sensiblement. Sur les unités de 14 à 16 mètres véritablement conçues pour la grande croisière, plusieurs centaines de litres d’eau et de carburant deviennent courants. Pour autant, embarquer toujours davantage de liquide n’est plus nécessairement la meilleure réponse.

Car le grand changement de la croisière moderne consiste désormais à produire soi-même une partie de ce dont on a besoin.

 

L’eau douce n’est plus forcément le facteur limitant

Pendant des siècles, l’eau douce a conditionné l’autonomie d’un navire. Tout ce que l’équipage allait boire devait être embarqué au départ. Sur un bateau de plaisance, le calcul devient rapidement impressionnant. Pour quatre personnes consommant chacune une quinzaine de litres d’eau par jour entre boisson, cuisine, vaisselle et hygiène, il faut déjà prévoir environ 60 litres quotidiennement. Avec 300 litres dans les réservoirs, l’autonomie théorique ne dépasse alors que quelques jours.

Les navigateurs au long cours savent évidemment réduire considérablement leur consommation. La vaisselle peut être prélavée à l’eau de mer, les douches deviennent rapides et certains bateaux disposent d’un circuit d’eau salée dans la cuisine. Mais le véritable changement est venu du dessalinisateur. Un appareil correctement dimensionné peut désormais fournir plusieurs dizaines de litres d’eau douce par heure. Sur un bateau mené par un couple, quelques heures de fonctionnement réparties dans la semaine suffisent largement à couvrir les besoins courants. Le voilier ne transporte donc plus seulement de l’eau. Il transporte une machine capable d’en fabriquer.

C’est ce qui permet aujourd’hui d’envisager des semaines de navigation sans escale avec des réservoirs finalement assez modestes. Mais cette indépendance a une contrepartie : le dessalinisateur consomme de l’électricité et possède lui-même des pompes, filtres, raccords et membranes nécessitant un entretien régulier et susceptibles de tomber en panne. Un équipage doit donc toujours conserver une réserve suffisante dans les réservoirs. La règle est simple : on peut vivre grâce au dessalinisateur, mais il serait imprudent de dépendre exclusivement de lui.

 

L’électricité, véritable carburant du bateau moderne

C’est probablement là que se situe la plus grande évolution des voiliers de voyage. Il y a quelques décennies, la consommation électrique du bord restait limitée à quelques instruments, des feux de navigation, une VHF et éventuellement un réfrigérateur. Aujourd’hui, le bateau est devenu une véritable petite centrale électrique. Pilote automatique, radar, AIS, GPS, communications satellitaires, réfrigérateur, congélateur, ordinateurs, téléphones, pompes, dessalinisateur et parfois winchs électriques ou plaques de cuisson sollicitent quotidiennement les batteries. Une grosse batterie n’apporte pourtant pas davantage d’autonomie si elle ne peut pas être rechargée. La vraie question est donc de savoir combien d’énergie le bateau peut produire chaque jour.

Les panneaux solaires sont devenus incontournables en grande croisière. Un bateau d’une dizaine de mètres peut déjà recevoir plusieurs centaines de watts. Sur un 12 ou 14 mètres, l’installation peut devenir nettement plus importante, notamment grâce à un portique arrière ou un bimini rigide. Les grands catamarans disposent évidemment d’un avantage considérable grâce à leur surface disponible. À cela peuvent s’ajouter un hydrogénérateur en navigation, une éolienne ou l’alternateur du moteur. Un bateau correctement conçu peut ainsi produire, lors d’une journée favorable, autant d’électricité qu’il en consomme.

C’est cette équation qui rend possible une quasi-autonomie. Le soleil recharge les batteries, les batteries alimentent le dessalinisateur et le dessalinisateur produit l’eau de l’équipage. Sur le papier, la boucle semble parfaite. Mais quelques journées couvertes, une consommation plus importante que prévu ou une panne peuvent rapidement remettre le moteur diesel au centre du jeu.

 

Le gasoil devient une réserve de sécurité

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le carburant reste important sur un voilier hauturier. Il permet évidemment d’entrer et sortir des ports, mais aussi de franchir une zone sans vent, de se sortir d’une situation délicate ou de produire de l’électricité lorsque les moyens renouvelables ne suffisent plus. Un petit voilier embarquant une centaine de litres devra donc gérer soigneusement cette réserve. Sur une unité plus importante disposant de plusieurs centaines de litres, la marge devient nettement plus confortable. Mais les navigateurs savent qu’en grande croisière, il faut accepter d’attendre le vent.

Mettre le moteur pendant dix heures simplement parce que le bateau avance à trois nœuds peut consommer une part importante du carburant disponible. À l’inverse, accepter quelques heures ou une journée de petit temps permet de conserver une réserve précieuse pour les moments où elle sera réellement nécessaire. Le gasoil n’est plus seulement un moyen de propulsion. C’est une assurance.

 

De 10 à 15 mètres, l’autonomie change surtout par le confort

Imaginons trois bateaux partant pour une longue traversée. Le premier mesure une dizaine de mètres et embarque un couple. Il possède environ 200 litres d’eau, une centaine de litres de carburant, quelques panneaux solaires et un petit dessalinisateur. Correctement préparé, il peut parfaitement traverser l’Atlantique et rester autonome pendant plusieurs semaines. Sa principale limite sera davantage le stockage que les performances. Chaque caisse de nourriture, chaque filtre moteur, chaque bidon et chaque pièce détachée prennent une place considérable. Et le poids supplémentaire se ressent immédiatement sur un petit bateau.

Passons maintenant à une unité de 12 ou 13 mètres. L’espace disponible permet d’embarquer davantage de nourriture, plus de pièces de rechange, une installation solaire importante et un dessalinisateur capable de produire confortablement l’eau nécessaire à l’équipage. Pour deux personnes, un tel bateau peut déjà envisager une autonomie de plusieurs semaines avec une marge très confortable.

Autour de 15 mètres, la logique change encore. Les grands coffres autorisent plusieurs mois de vivres. Les réservoirs deviennent importants et la production électrique peut approcher celle d’une petite habitation autonome. Mais le paradoxe apparaît rapidement : plus le bateau est équipé, plus il possède d’éléments nécessitants de l’entretien et donc les pièces indispensables ; et ces équipements sont de plus susceptibles de tomber en panne. Deux réfrigérateurs consomment plus qu’un seul. Deux toilettes représentent davantage de pompes, de vannes et de tuyaux. Des winchs électriques apportent un vrai confort, mais ajoutent moteurs et câblage. La taille améliore donc l’autonomie et la redondance, mais elle n’apporte pas nécessairement la simplicité.

 

La nourriture : impossible à produire vraiment à bord

L’électricité peut être fabriquée. L’eau aussi. La nourriture, non. Sur une transatlantique d’une quinzaine de jours, le ravitaillement reste assez simple. Sur une traversée du Pacifique pouvant durer trois, quatre ou cinq semaines, il faut déjà mieux organiser les réserves. Au-delà, le volume devient une véritable contrainte. Les produits frais disparaissent naturellement dans un ordre que les voyageurs connaissent bien. Salades, tomates et fruits fragiles sont consommés rapidement. Les légumes résistants prennent ensuite le relais, avant que les conserves et les produits secs ne deviennent la base de l’alimentation. Un congélateur permet évidemment d’améliorer considérablement l’ordinaire. Mais il consomme de l’électricité. Et nous voilà revenus au problème énergétique.

La pêche constitue un excellent complément, parfois abondant, mais personne ne devrait construire son plan de ravitaillement en supposant qu’un thon ou une dorade coryphène aura la bonne idée de mordre chaque fois que le réfrigérateur se vide.

 

Les pièces détachées : le véritable trésor du bord

Après quelques semaines au large, une simple turbine de pompe peut devenir beaucoup plus précieuse qu’une bouteille de bon vin. Filtres à carburant, courroies moteur, fusibles, morceaux de durite, pompes de rechange, manilles, câbles électriques, cordages et matériel de réparation constituent une partie essentielle de l’autonomie. Car un bateau autonome n’est pas forcément celui qui ne tombe jamais en panne. C’est celui dont l’équipage peut résoudre suffisamment de problèmes pour continuer sa route. Cette capacité devient d’autant plus importante que les bateaux sont sophistiqués. Le navigateur hauturier finit donc inévitablement par devenir un peu mécanicien, électricien, plombier, voilier et informaticien.

Il ne s’agit pas nécessairement de réaliser au milieu de l’Atlantique une réparation définitive digne d’un chantier naval mais il faut être capable de trouver une solution provisoire fiable. 

 

Le pilote automatique : l’équipier que l’on oublie

Sur un bateau mené par deux personnes, le pilote automatique est probablement l’un des équipements les plus importants. Pendant une traversée de plusieurs semaines, il barre lorsque l’équipage dort, cuisine, consulte la météo ou effectue une réparation. Une panne ne rend pas le bateau incapable de naviguer. Mais elle peut transformer complètement la vie à bord. Barre manuelle et quarts permanents augmentent immédiatement la fatigue. Sur plusieurs jours, le problème devient sérieux. Certains navigateurs possèdent donc un système de secours ou suffisamment de pièces pour réparer leur pilote. La redondance constitue ici encore la meilleure forme d’autonomie.

 

Une bonne météo économise aussi l’autonomie

Choisir correctement sa route permet de réduire considérablement les contraintes du bateau et de l’équipage. Avant une traversée comme pendant la navigation, les prévisions météo permettent d’anticiper l’évolution du vent et de l’état de la mer afin d’adapter son parcours. Une bonne route ne sert pas seulement à aller plus vite. Elle limite les efforts sur le gréement, évite certaines heures de moteur, réduit la fatigue de l’équipage et peut faire gagner plusieurs jours de navigation. Or chaque journée supplémentaire signifie de la nourriture consommée, de l’eau à produire et de l’usure supplémentaire. Sur une très longue traversée, quelques jours gagnés ne sont donc jamais anecdotiques.

 

La véritable limite reste humaine

Nous arrivons finalement à la ressource la plus difficile à mesurer. L’équipage. Un couple correctement préparé peut rester un mois en mer. Deux mois sont parfaitement envisageables sur un bateau adapté. Mais plus la durée augmente, plus l’accumulation de fatigue devient importante.

Les quarts fragmentent le sommeil. Une nuit agitée peut être suivie d’une journée de réparation. Chaque bruit inhabituel réveille le skipper. Plusieurs journées de mauvais temps peuvent considérablement entamer les réserves physiques. À cela s’ajoute la vie à deux ou à plusieurs dans quelques mètres carrés. En grande croisière, savoir naviguer consiste donc aussi à savoir économiser son propre équipage.

Réduire la voilure suffisamment tôt, dormir dès que l’occasion se présente, anticiper les repas ou réparer un petit problème avant qu’il ne devienne important font partie intégrante de la gestion de l’autonomie.

 

Alors, jusqu’où peut-on réellement aller ?

Sur un voilier moderne de 10 à 12 mètres correctement équipé et mené par un couple, un mois d’autonomie complète constitue aujourd’hui un objectif tout à fait réaliste. Sur un bateau de 12 à 15 mètres véritablement préparé pour la grande croisière, plusieurs mois deviennent techniquement envisageables. Au-delà de 15 mètres, avec de bonnes capacités de stockage, un dessalinisateur performant, une production électrique importante et suffisamment de pièces détachées, la limite théorique devient très éloignée.

Un voilier pourrait ainsi parcourir des dizaines de milliers de milles sans dépendre directement d’une marina. Mais dans la vie réelle, personne ou presque ne recherche cette autonomie absolue. On fait escale pour acheter des fruits et des légumes, réparer correctement une pièce, remplir une bouteille de gaz, dormir sans surveiller le bateau ou simplement poser le pied à terre. Et surtout parce que voyager en voilier n’a jamais consisté à éviter les escales.

La véritable autonomie ne se mesure finalement ni en litres ni en milles. Elle se mesure au nombre de jours pendant lesquels le bateau, le matériel et surtout ceux qui vivent à bord ont encore envie de poursuivre la route…

 

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.