« Slow cabotage » : et si le nouveau grand voyage consistait à aller moins loin ?

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Virginie Lepoutre
Par Virginie Lepoutre

Le Graal de la grande croisière a longtemps consisté à passer Gibraltar, traverser l’Atlantique puis, pour les plus ambitieux, poursuivre jusqu’au Pacifique et boucler un tour du monde. Sans faire disparaître ce rêve, une autre manière de voyager en bateau s’installe progressivement : parcourir lentement une côte, un archipel ou une mer entière pendant plusieurs mois, voire plusieurs saisons. Méditerranée, Atlantique, Baltique… Ces plaisanciers ne renoncent pas au voyage. Ils choisissent simplement d’aller moins loin pour découvrir davantage.

Le tour du monde n’est plus forcément l’objectif d’une vie

Le tour du monde a toujours constitué l’horizon ultime du plaisancier voyageur. Il le reste pour nombre d’entre nous. Mais, un autre programme commence à faire rêver : passer trois mois entre Bretagne et Galice, laisser le bateau au Portugal pour l’hiver et repartir l’année suivante vers l’Andalousie. Consacrer une saison entière (ou plusieurs…) à la Corse et à la Sardaigne avant de rejoindre la Sicile un an plus tard. Ou passer plusieurs étés à remonter tranquillement la Baltique, du Danemark aux archipels suédois puis finlandais. Le bateau voyage toujours. Mais beaucoup moins vite. Bienvenue dans une nouvelle ère, celle du « slow cabotage ».

Il serait évidemment exagéré d’annoncer la fin de la grande croisière. Chaque année, des équipages continuent de traverser l’Atlantique, de rejoindre la Polynésie ou d’entreprendre un tour du monde. Le grand large reste l’un des derniers grands espaces d’aventure accessibles aux plaisanciers. Mais une autre aspiration émerge parallèlement, dans le prolongement du « slow nautisme » qui s’installe progressivement dans les réflexions du monde nautique. Son principe pourrait tenir en une phrase : ne plus mesurer un voyage au nombre de milles parcourus.

 

Aller moins loin, mais partir plus longtemps

Le « slow cabotage » ne consiste pas à effectuer quelques navigations à la journée autour de son port d’attache. Il s’agit bien de voyage. Simplement, le voyage est découpé différemment. Prenons un couple basé à La Rochelle. Un programme classique de grande croisière pourrait consister à quitter la France à la fin de l’été, descendre rapidement le Portugal, rejoindre les Canaries puis traverser l’Atlantique en novembre ou décembre. Dans une logique de « slow cabotage », le calendrier est complètement différent. Une première saison peut être consacrée à la Bretagne sud après avoir pris le temps de découvrir Ré, Yeu, Belle-Île, Groix et les Glénan. L’année suivante conduira vers le bassin d’Arcachon, le Pays basque et la Galice. Une troisième saison permettra de descendre tranquillement les côtes portugaises avant de laisser le bateau dans l’Algarve…

Trois ans se seront écoulés. Aucun océan n’aura été traversé. Et pourtant, le bateau aura réellement voyagé. Surtout, ses propriétaires auront découvert des dizaines de ports, de rias, d’îles et de mouillages qu’une descente rapide vers les Canaries aurait parfois réduits à de simples points sur la carte. C’est peut-être là que se situe le changement essentiel : le voyage ne consiste plus seulement à atteindre une destination. La côte devient elle-même la destination.

 

La grande traversée coûte cher avant même d’avoir commencé

Il existe aussi une explication beaucoup plus pragmatique à cette évolution : l’argent. Préparer sérieusement un bateau pour une traversée océanique représente un investissement important. Pilote automatique dimensionné pour fonctionner jour et nuit, production électrique renforcée, moyens de communication, voiles adaptées, matériel de sécurité, pharmacie, pièces de rechange, parfois dessalinisateur… L’addition grimpe rapidement. Ajoutez un refit avant le départ et quelques grosses opérations sur le gréement, le moteur ou l’électronique, et plusieurs dizaines de milliers d’euros peuvent être nécessaires sur un bateau pourtant parfaitement capable de réaliser de longues croisières côtières. Le cabotage ne dispense évidemment ni d’entretenir correctement son bateau ni de respecter les règles élémentaires de sécurité. Mais les besoins sont différents.

Lorsque le prochain port se trouve à trente ou quarante milles et qu’un chantier est accessible en quelques heures ou quelques jours, une panne n’a pas les mêmes conséquences qu’au milieu de l’Atlantique. Cette différence permet également de conserver des bateaux plus simples. Or la simplicité possède deux avantages appréciables en voyage : elle coûte généralement moins cher et limite le nombre d’équipements susceptibles de tomber en panne.

 

Une autre relation à la sécurité

Le sentiment de sécurité joue également un rôle important. Traverser l’Atlantique n’est pas un exploit réservé aux professionnels. Des milliers de plaisanciers l’ont réalisé avec des bateaux relativement modestes. Avec une préparation sérieuse, un bateau adapté et une fenêtre météorologique correctement choisie, une transat reste parfaitement accessible à un équipage expérimenté. Mais partir quinze ou vingt jours en mer signifie accepter une autre relation au risque. Une blessure, un problème médical, une panne importante ou une avarie de gouvernail doivent pouvoir être gérés à bord. En cabotage, la situation est différente. La terre reste généralement proche. Un port de repli peut souvent être rejoint rapidement et une mauvaise fenêtre météo attendue au mouillage sans bouleverser plusieurs mois de programme. Attention toutefois à une idée reçue : côtier ne signifie pas facile.

Passer le raz de Sein, naviguer autour du cap de la Hague, franchir le cap Finisterre ou composer avec le mistral en Méditerranée peut demander beaucoup plus d’attention qu’une longue journée au portant au milieu de l’Atlantique. Simplement, le « slow caboteur » dispose d’une arme formidable : le temps. Si les conditions ne conviennent pas demain, il partira après-demain. Les prévisions de Météo Consult Marine permettent alors de construire sa navigation en fonction du vent, de la houle et de leur évolution sur plusieurs jours. Dans cette manière de voyager, attendre n’est plus du temps perdu. Cela fait partie de la croisière.

 

La véritable révolution se joue à l’escale

Le « slow cabotage » modifie surtout la vie quotidienne à bord. Un équipage en route vers les Canaries regarde souvent la météo pour trouver le bon créneau lui permettant d’avancer. Un équipage disposant de trois semaines pour explorer les Baléares peut regarder la même météo pour décider… de ne pas bouger. Et profiter.

Rester quatre jours dans une petite île plutôt qu’une nuit change complètement la relation à l’escale. On ne vient plus seulement acheter du pain, faire quelques courses et remplir les réservoirs avant de repartir. On débarque l’annexe. On marche. On visite l'intérieur des terres. On retourne au même café le lendemain matin. On discute avec les voisins de ponton ou les habitants. Au troisième jour, l’escale cesse parfois d’être une escale. Elle devient momentanément un lieu de vie. Cette aspiration dépasse largement le monde du nautisme. Elle correspond à une recherche de voyages moins rapides, plus immersifs et davantage tournés vers les territoires traversés. Le bateau est particulièrement adapté à cette philosophie : il permet d’emporter sa maison tout en changeant régulièrement de paysage.

 

La Méditerranée, terrain de jeu presque infini

Pour expérimenter cette approche, la Méditerranée est probablement imbattable. Un bateau basé dans le sud de la France pourrait consacrer une première saison à la Côte d’Azur et à la Corse. La suivante à la Sardaigne. Puis rejoindre la Sicile, les îles Éoliennes et la côte italienne. Rien n’empêche ensuite de laisser passer un hiver avant de repartir vers l’Adriatique, la Croatie puis la Grèce. Le même voyage pourrait durer cinq ans. Et ce serait précisément son intérêt.

Cette lenteur permet également de décaler les navigations. Avril, mai et juin, puis septembre et octobre, peuvent devenir plus intéressants que le cœur de l’été selon les régions. Moins de monde dans certains mouillages, températures plus agréables à terre et parfois tarifs d’escale plus raisonnables modifient sensiblement l’expérience. La météo reste évidemment déterminante. Une Méditerranée parfaitement calme le matin peut changer rapidement de caractère. Le caboteur construit donc son calendrier autour de la mer plutôt que d'exiger que la mer s'adapte à son calendrier.

 

De la Bretagne à la Galice, l’aventure commence devant chez soi

La façade atlantique offre une autre philosophie. La densité des ports et des abris permet de construire des itinéraires extraordinaires sans quitter l’Europe occidentale. Un plaisancier du nord de la France peut ainsi consacrer plusieurs saisons à descendre la Manche et l’Atlantique : Normandie, Bretagne nord, Bretagne sud, Vendée, Charente-Maritime, Gironde, Pays basque, côte cantabrique, Galice puis Portugal. Le paradoxe est amusant : certains marins français connaissent mieux les mouillages antillais que les rias de Galice situées à quelques centaines de milles de leur port d’attache. Le « slow cabotage » remet ces territoires proches au centre de la carte.

Il oblige également à retrouver certaines disciplines parfois moins présentes dans les navigations tropicales : marées, courants, hauteurs d’eau, entrées de ports et gestion fine des créneaux météorologiques. Le voyage reste dépaysant et, techniquement, particulièrement intéressant.

 

Et pourquoi pas cinq étés en Baltique ?

Plus au nord, la Baltique offre peut-être l’expression la plus pure de cette philosophie. Danemark, Allemagne, Suède, Finlande et pays baltes : les distances deviennent considérables dès que l’on décide d’explorer réellement les côtes plutôt que de simplement les traverser. Dans les archipels suédois ou finlandais, l’objectif n’est d’ailleurs plus de parcourir cent milles par jour. Il peut simplement être de changer d’île. Quelques heures de navigation suffisent parfois pour passer d’un mouillage à un autre, s’amarrer près d’un rocher et consacrer le reste de la journée à l’exploration.

La saison est plus courte qu’en Méditerranée. C’est précisément ce qui rend le voyage intéressant sur plusieurs années. On navigue quelques semaines ou quelques mois, puis le bateau hiverne sur place. Au printemps suivant, l’histoire reprend là où elle s’était arrêtée. 

 

Quand le programme change, le bateau change aussi

Cette nouvelle façon de voyager peut enfin modifier notre manière de choisir un bateau. Pour une circumnavigation, autonomie, stockage, capacité à encaisser le mauvais temps et qualités marines au large restent déterminants. Pour cinq mois de cabotage suivis d’un hivernage, d’autres critères remontent dans la liste : facilité de manœuvre, tirant d’eau raisonnable, bonne annexe, cockpit confortable, protection contre le soleil ou la pluie et autonomie suffisante pour rester plusieurs jours au mouillage sans dépendre d’une marina. La vitesse perd un peu de son importance.

Lorsqu’un équipage choisit de rester dans une région, il peut passer l’immense majorité de son temps au mouillage ou au port. Le paradoxe du bateau de voyage apparaît alors clairement : on l’achète souvent en pensant à ses performances en mer alors que l’on passera l’essentiel de son existence à vivre dedans. Le « slow cabotage » pousse simplement cette logique jusqu’au bout.

 

Et si le grand voyage commençait à trente milles du port ?

Voilà peut-être ce qui explique le mieux l’attrait de cette nouvelle manière de naviguer : elle rend le voyage plus accessible sans pour autant le banaliser. Pas besoin de couper complètement avec sa vie pendant trois ans. Pas nécessairement besoin non plus de franchir un océan. On peut partir deux mois, hiverner le bateau, travailler quelques mois puis revenir. Pour les retraités, le principe permet de partager l’année entre terre et mer. Le projet devient fractionnable. Et donc, pour beaucoup, réalisable. Surtout, cette philosophie remet une évidence au centre de la navigation : le plaisir n’augmente pas proportionnellement à la distance parcourue. Il existe parfois davantage de voyage à passer trois semaines à comprendre un archipel qu’à parcourir 1 500 milles uniquement pour atteindre la prochaine grande destination…

Le tour du monde continuera à faire rêver. Il le mérite. Mais pour certains plaisanciers, la plus belle carte ne sera peut-être plus celle sur laquelle une grande ligne fait le tour du globe. Ce sera celle couverte de dizaines de petits traits reliant des mouillages distants de quinze ou vingt milles…

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.