Top 5 des archipels africains encore épargnés par le tourisme de masse

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L’Afrique insulaire ne se limite ni aux grands resorts de l’océan Indien ni aux plages les plus photographiées de Zanzibar. Du golfe de Guinée à la Méditerranée, certains archipels conservent des paysages, des cultures maritimes et des écosystèmes remarquablement préservés. Leur faible fréquentation implique toutefois des infrastructures limitées et une préparation plus attentive.

1. Les Bijagós, un monde de mangroves au large de la Guinée-Bissau

 

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Avec 88 îles et îlots, dont une vingtaine seulement sont habités en permanence, les Bijagós forment l’un des ensembles insulaires les plus singuliers de l’Atlantique africain. Mangroves, vasières, savanes, chenaux et plages accueillent tortues marines, lamantins, dauphins et une population exceptionnelle d’oiseaux migrateurs. En 2025, les écosystèmes côtiers et marins les mieux préservés ont rejoint le patrimoine mondial de l’Unesco.

Bubaque sert de porte d’entrée, tandis qu’Orango est associée aux hippopotames vivant dans un environnement largement marin. Le voyage s’organise avec un opérateur expérimenté : il n’existe pas de liaison aérienne régulière entre Bissau et les îles, et les traversées dépendent des marées. À l’approche des élections prévues en décembre 2026, les recommandations officielles sur la Guinée-Bissau doivent être consultées.

 

 

2. São Tomé-et-Príncipe, deux îles volcaniques devenues réserve de biosphère

 

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Dans le golfe de Guinée, São Tomé-et-Príncipe associe pics volcaniques, forêt équatoriale, anciennes plantations de cacao et criques accessibles en pirogue ou par des pistes. Príncipe est depuis longtemps classée réserve de biosphère. L’intégration de São Tomé au réseau de l’Unesco a ensuite fait du pays le premier État dont tout le territoire appartient à des réserves de biosphère.

Sur São Tomé, les roças racontent une histoire coloniale et agricole complexe ; au sud, l’îlot de Rolas approche la ligne de l’équateur. Príncipe privilégie les séjours nature et les sorties en mer. Les infrastructures restent concentrées et les transferts doivent être confirmés. Les plaisanciers gardent en tête le risque de piraterie dans le golfe de Guinée et consultent les avis de sûreté avant toute navigation hauturière.

 

 

3. Les Comores, volcans, villages et récifs entre Afrique et monde arabe

 

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Grande Comore, Mohéli et Anjouan composent une Union des Comores encore très peu visitée. Le Karthala domine Grande Comore ; Anjouan déploie des reliefs abrupts ; Mohéli protège un parc marin réputé pour les tortues, les dauphins et les baleines à bosse. L’archipel se distingue autant par ses paysages que par une culture issue de circulations africaines, arabes, malgaches et swahilies.

Le manque d’infrastructures impose de voyager lentement. Les recommandations françaises déconseillent les petites embarcations appelées kwassa-kwassa pour les liaisons inter-îles, en raison de leur dangerosité et du cadre légal. Il faut privilégier des opérateurs fiables, prévoir des espèces et adopter une tenue respectueuse dans ce pays majoritairement musulman. De mai à octobre, la saison est généralement plus sèche.

 

 

4. Kerkennah, l’archipel tunisien où la pêche rythme encore le paysage

 

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Au large de Sfax, Kerkennah paraît presque posé au niveau de la mer. Chergui et Gharbi alignent palmeraies clairsemées, ports modestes et hauts-fonds. Ici, la mer ne se contemple pas seulement : elle organise le travail. La charfia, système traditionnel de pêche utilisant des alignements de palmes, témoigne d’un savoir-faire adapté aux faibles profondeurs du golfe de Gabès.

L’archipel est accessible par ferry depuis Sfax et reste loin des grands flux balnéaires tunisiens. Octobre apporte une atmosphère calme et une mer encore douce, mais certains établissements ferment. Kerkennah est aussi en première ligne face à l’érosion, à la subsidence et à la montée des eaux. Voyager avec sobriété, limiter les déchets et soutenir les petites structures locales prend ici un sens concret.

 

 

5. Bazaruto, un parc marin entre dunes blanches et herbiers à dugongs

 

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Au large de Vilanculos, au Mozambique, Bazaruto réunit plusieurs îles sablonneuses dans un parc national marin. Les dunes plongent vers des eaux turquoise, les récifs abritent poissons, raies, tortues et requins, tandis que les herbiers constituent l’un des derniers refuges importants du dugong sur la côte orientale de l’Afrique. Quelques établissements haut de gamme existent, mais de larges portions demeurent protégées.

On rejoint l’archipel en bateau ou par petit avion depuis Vilanculos. Les sorties doivent respecter les règles du parc et les distances avec la faune. La province d’Inhambane ne se confond pas avec Cabo Delgado, touchée par une insurrection, mais les conseils officiels pour le Mozambique doivent être consultés. La saison sèche, d’avril à octobre, offre en général les conditions les plus stables.

 

 

Des destinations préservées, mais jamais des territoires vides

Le faible nombre de visiteurs ne signifie pas que ces îles attendent d’être « découvertes ». Toutes sont habitées, cultivées, pêchées ou investies d’une valeur spirituelle. Aux Bijagós comme aux Comores, à Kerkennah ou à São Tomé, les communautés possèdent leurs règles d’accès, leurs lieux sacrés et leurs rythmes. Un guide local permet d’éviter les maladresses et de redistribuer une part du revenu touristique.

La même logique vaut en mer. Mouiller sur un herbier, s’approcher d’une tortue en nidification ou photographier un village sans demander l’autorisation peut abîmer ce qui justifie précisément le voyage. La confidentialité de ces archipels doit inviter à davantage de responsabilité, non à un sentiment de privilège.

Quel climat choisir pour explorer ces archipels ?

Aucune période unique ne convient aux cinq destinations. Les Bijagós sont généralement plus accessibles pendant la saison sèche, de novembre au printemps, alors qu’octobre peut encore être humide. São Tomé-et-Príncipe reste chaud toute l’année, avec des pluies variables selon les versants. Aux Comores, octobre se situe à la fin de la période la plus sèche.

Kerkennah profite d’un automne méditerranéen plus doux, mais exposé au vent et à la fermeture saisonnière de certains services. Bazaruto connaît encore en octobre des conditions souvent sèches avant l’été austral. Dans tous les cas, cyclone, houle, marée ou pluie peuvent modifier les liaisons. Des journées tampons sont nécessaires lorsqu’un vol international dépend d’une unique traversée.

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.