Un grand requin blanc, des morts mystérieuses et une légende bretonne qui refait surface… Avec « Morsures », son nouveau thriller attendu le 28 octobre 2026 aux éditions Albin Michel, Maxime Chattam entraîne ses lecteurs sur les côtes bretonnes, où la peur semble surgir aussi bien des profondeurs de l'océan que des croyances ancestrales. Une sortie particulièrement bien choisie, à seulement trois jours d'Halloween.

Les plages bretonnes, leurs paysages sauvages, leurs eaux sombres et leurs légendes inquiétantes… Voilà un décor idéal pour Maxime Chattam. Habitué des intrigues angoissantes et des histoires qui jouent avec les nerfs de ses lecteurs, l'écrivain français revient avec Morsures, un nouveau roman qui promet de mêler enquête criminelle, terreur maritime et folklore régional. Cette fois, c'est à Saint-Cast-le-Guildo, une station balnéaire des Côtes-d'Armor, que l'auteur installe son intrigue. Et derrière la tranquillité apparente de cette petite commune du littoral, quelque chose de particulièrement inquiétant semble se préparer.
Un grand requin blanc sème la terreur sur les côtes bretonnes
Tout commence par une attaque aussi brutale qu'inattendue. À Saint-Cast-le-Guildo, un pêcheur est tué par un grand requin blanc. La présence de ce redoutable prédateur dans les eaux bretonnes a de quoi surprendre, mais lorsqu'une deuxième attaque survient, l'inquiétude laisse rapidement place à la panique. Le gendarme Lucas Romy, accompagné d'une spécialiste des requins, se lance alors dans une enquête pour comprendre ce qui attire un tel animal dans cette région. Mais les premières investigations soulèvent une question autrement plus troublante : certaines victimes ne se trouvaient peut-être même pas en mer au moment de leur mort.
Comment expliquer ces attaques ? S'agit-il réellement d'un requin ou d'une menace bien différente ? À mesure que l'enquête progresse, les certitudes vacillent et le mystère s'épaissit. Avec ce point de départ, Maxime Chattam semble renouer avec les grandes histoires de terreur maritime, où l'océan devient un territoire hostile et imprévisible. Difficile de ne pas penser aux Dents de la mer, le célèbre film de Steven Spielberg, qui a durablement marqué l'imaginaire collectif autour des requins. Mais dans Morsures, le danger pourrait bien dépasser les frontières du monde animal.
L'Ankou, cette terrifiante figure de la mort dans les légendes bretonnes
Car parallèlement aux attaques, une autre histoire se dessine. Un groupe d'adolescents, fasciné par un ancien grimoire ésotérique, est persuadé d'avoir réveillé l'Ankou. Depuis, les jeunes gens ont l'impression d'être traqués par une présence invisible. Pour comprendre toute la portée de cette référence, il faut se plonger dans le folklore breton. L'Ankou est l'une des figures les plus inquiétantes de la tradition populaire régionale. Souvent représenté comme un personnage squelettique, vêtu d'un long manteau sombre et parfois coiffé d'un large chapeau, il incarne la mort ou, plus précisément, son serviteur chargé de venir chercher les défunts.
Selon les récits, l'Ankou parcourt les chemins de Bretagne à bord d'une charrette funèbre, appelée karrig an Ankou, dont les roues grinçantes annonceraient une mort prochaine. Entendre ce bruit au cœur de la nuit serait ainsi un très mauvais présage. Certaines traditions racontent également que le dernier mort de l'année dans une paroisse devient l'Ankou pour l'année suivante. Cette figure appartient à un patrimoine légendaire particulièrement riche, où les frontières entre le monde des vivants et celui des morts restent souvent poreuses. En Bretagne, les récits de revenants, d'âmes errantes et de manifestations surnaturelles ont longtemps accompagné les traditions populaires.
En faisant entrer l'Ankou dans son nouveau thriller, Maxime Chattam ajoute donc une dimension folklorique à son intrigue. Entre les attaques inexpliquées en mer et cette mystérieuse présence qui semble poursuivre les adolescents, le roman promet de jouer sur deux peurs bien différentes : celle d'un prédateur que l'on pourrait identifier et celle d'une menace surnaturelle impossible à maîtriser.
Entre « Les Dents de la mer » et les récits d'aventure
Avec Morsures, Maxime Chattam semble également vouloir retrouver l'atmosphère des grands films d'aventure et d'épouvante des années 1980. Le roman est notamment présenté comme un hommage aux Dents de la mer et aux Goonies, deux œuvres qui ont marqué des générations de spectateurs.
D'un côté, la menace d'un requin et l'angoisse qui s'installe dans une communauté côtière. De l'autre, des adolescents confrontés à un mystère qui les dépasse, sur fond de secrets et de croyances anciennes.
Ce mélange des genres correspond parfaitement à l'univers de l'écrivain, qui aime brouiller les pistes entre thriller psychologique, enquête policière et fantastique. Avec plus de sept millions d'exemplaires vendus en France et des romans traduits dans une vingtaine de pays, Maxime Chattam s'est imposé comme l'une des grandes figures françaises du suspense.
Reste à découvrir comment l'auteur fera se rejoindre ces deux intrigues et quelle place occupera réellement le surnaturel dans cette histoire.
Une sortie idéale pour frissonner à Halloween
La date de publication n'a rien d'anodin pour les amateurs de sensations fortes. Attendu en librairie le 28 octobre 2026, trois jours seulement avant Halloween, Morsures arrive au moment où les histoires de monstres, de fantômes et de créatures inquiétantes retrouvent toute leur popularité. Et pour cette nouvelle plongée dans l'horreur, Maxime Chattam n'a pas besoin de château hanté ni de forêt maudite. Il lui suffit des côtes bretonnes, d'un prédateur marin et d'une vieille légende pour installer un climat d'angoisse.
Entre terreur venue des profondeurs, morts inexpliquées et croyances ancestrales, Morsures s'annonce comme une lecture de saison pour les amateurs de thrillers. Une chose est sûre : après avoir refermé ce roman, certains lecteurs pourraient bien regarder les eaux bretonnes d'un autre œil.
« Morsures », de Maxime Chattam, éditions Albin Michel, 496 pages, sortie prévue le 28 octobre 2026, 23,90 €.
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