De la criée aux restaurants étoilés : à la découverte du métier de mareyeur

Culture nautique
Charline David
Par Charline David

Entre les pêcheurs et les plus grandes tables gastronomiques, le mareyeur joue un rôle essentiel, mais souvent méconnu. Sélectionner les meilleurs produits, comprendre les saisons, anticiper les arrivages et conseiller les chefs : un métier exigeant que Marie Bercegeay exerce avec passion depuis plus de trente ans. À la tête de Marie Luxe, une entreprise bretonne qui célèbre ses vingt ans en 2026, elle défend une gastronomie attentive à la qualité des produits et à la préservation des ressources marines.

Entre les pêcheurs et les plus grandes tables gastronomiques, le mareyeur joue un rôle essentiel, mais souvent méconnu. Sélectionner les meilleurs produits, comprendre les saisons, anticiper les arrivages et conseiller les chefs : un métier exigeant que Marie Bercegeay exerce avec passion depuis plus de trente ans. À la tête de Marie Luxe, une entreprise bretonne qui célèbre ses vingt ans en 2026, elle défend une gastronomie attentive à la qualité des produits et à la préservation des ressources marines.

Mareyeur, un métier essentiel entre les pêcheurs et les chefs

Avant d'arriver dans l'assiette d'un restaurant étoilé, un poisson a déjà parcouru tout un chemin. De sa capture en mer à son débarquement dans les ports, puis de sa sélection à sa préparation, chaque étape compte pour préserver sa fraîcheur et ses qualités gustatives. Au cœur de cette chaîne se trouve un professionnel dont le rôle reste largement méconnu : le mareyeur. Véritable intermédiaire entre les pêcheurs et les restaurateurs, il sélectionne, achète, prépare et expédie les produits de la mer, tout en veillant à répondre aux exigences des cuisines.

Mais le métier ne consiste pas simplement à acheter du poisson pour le revendre. À la criée, le mareyeur doit savoir reconnaître la qualité d'un produit en quelques instants, analyser les arrivages, comparer les prix et prendre rapidement les bonnes décisions. L'origine du poisson, sa taille, sa fraîcheur, la fermeté de sa chair ou encore la technique utilisée pour le capturer sont autant de critères déterminants. Une expertise qui repose sur une connaissance approfondie du monde de la pêche, mais aussi sur une véritable sensibilité au produit.

C'est cette double compétence que défend depuis plus de trente ans Marie Bercegeay. En 2006, elle fonde Marie Luxe, une entreprise de mareyage installée au Rheu, près de Rennes, avec l'ambition de rapprocher les pêcheurs des grandes tables gastronomiques. Vingt ans plus tard, l'entreprise, aujourd'hui marque du groupe Mytilimer, accompagne plus de 200 clients, dont 112 établissements étoilés au Guide Michelin. Parmi les chefs qui lui font confiance figurent notamment Hélène Darroze, Pierre Gagnaire, Yannick Alléno ou encore Éric Ripert, à la tête du restaurant Le Bernardin, à New York.

À la criée, chaque poisson est examiné avec précision

La journée d'un mareyeur commence bien avant l'ouverture des restaurants. Dès les premières heures du matin, les criées s'animent au rythme des débarquements. Les quantités disponibles, les espèces proposées et les prix changent quotidiennement, en fonction des conditions météorologiques, des sorties en mer et des captures réalisées par les pêcheurs. Il faut alors observer, comparer et décider rapidement quels produits correspondent aux attentes des clients.

Pour assurer ses approvisionnements, Marie Luxe s'appuie sur un réseau de 13 criées partenaires situées en Bretagne, en Normandie et le long de la façade atlantique. L'entreprise privilégie notamment les filières artisanales et côtières, en sélectionnant des poissons issus de bateaux qui restent moins de 72 heures en mer. Elle travaille également directement avec des pêcheurs à pied, des plongeurs et des producteurs de coquillages. L'objectif est de connaître précisément l'origine des produits et les conditions dans lesquelles ils ont été récoltés ou capturés.

La méthode de pêche joue d'ailleurs un rôle important dans cette sélection. Un poisson capturé à la ligne ne présente pas nécessairement les mêmes caractéristiques qu'un poisson pêché au filet. De même, les casiers permettent de remonter vivants certains crustacés, tandis que la plongée offre une récolte ciblée de produits comme les ormeaux, les oursins ou les coquilles Saint-Jacques. Pour le mareyeur, comprendre ces différences permet de mieux apprécier la qualité des arrivages et d'orienter les chefs vers les produits les plus adaptés à leurs préparations.

Un métier qui consiste parfois à dire non aux plus grands chefs

Dans les cuisines gastronomiques, les chefs recherchent souvent des produits précis pour élaborer leurs cartes. Pourtant, la mer ne répond pas toujours à leurs attentes. Une espèce peut être peu disponible, un poisson peut ne pas présenter le calibre souhaité ou les prix peuvent devenir trop élevés. C'est alors au mareyeur de proposer une solution, quitte à remettre en question le choix initial du cuisinier.

Chez Marie Luxe, cette capacité à conseiller les restaurateurs constitue l'une des particularités du métier. Marie Bercegeay entretient une relation étroite avec les chefs, dont elle connaît les habitudes, les contraintes et les préférences. Lorsque le produit demandé n'est pas disponible dans de bonnes conditions, elle n'hésite pas à suggérer une autre espèce, un calibre différent ou une préparation alternative. Une démarche qui transforme parfois les contraintes des arrivages en véritables occasions de créativité culinaire.

Cette relation de confiance s'est construite au fil des années. Nicola Canuti, chef du Byblos à Saint-Tropez, explique ainsi qu'il lui arrive de demander des poissons qui ne sont pas de saison. Lorsque Marie Bercegeay lui déconseille son choix, il suit ses recommandations. Pour les restaurateurs, disposer d'un tel interlocuteur représente un avantage précieux : celui de pouvoir s'appuyer sur une expertise maritime tout en continuant à proposer une cuisine exigeante.

De la sélection à la découpe, un savoir-faire artisanal

Le travail du mareyeur ne s'arrête pas à l'achat des produits. Une fois les poissons réceptionnés, une autre étape commence dans les ateliers : celle de leur préparation. Filetage, découpe, grattage ou parage, chaque geste demande précision et maîtrise pour préserver la qualité de la chair et répondre aux demandes des cuisines professionnelles.

Dans les ateliers de Marie Luxe, au Rheu, les préparations sont réalisées manuellement et sur mesure. Certains chefs souhaitent recevoir un poisson entier, tandis que d'autres privilégient des filets ou des découpes particulières, adaptées à leurs recettes. Aujourd'hui, 80 % des commandes de l'entreprise contiennent au moins un produit préparé dans ses ateliers, preuve de l'importance de cette dimension artisanale dans son activité.

La fraîcheur reste également une priorité. Avec une équipe de 14 salariés et quelque 17 tonnes de marchandises expédiées chaque mois, Marie Luxe doit coordonner les arrivages, les préparations et les livraisons dans des délais particulièrement courts. Les commandes sont ainsi expédiées sous 24 heures partout en France et jusqu'à 72 heures à l'international. Une organisation indispensable pour approvisionner les restaurants dans les meilleures conditions.

Faire découvrir des poissons moins connus pour préserver les ressources

Au-delà de la qualité des produits, le métier de mareyeur évolue aujourd'hui avec les préoccupations environnementales et la nécessité de mieux prendre en compte les ressources marines. La saisonnalité, la disponibilité des espèces et les pratiques de pêche occupent désormais une place importante dans les discussions avec les chefs.

Pour Marie Bercegeay, cette évolution passe notamment par une diversification des poissons proposés dans les restaurants. Si le bar, le turbot, la sole ou le Saint-Pierre restent des références de la gastronomie française, d'autres espèces, comme la vieille, le chinchard, le tacaud ou le grondin, présentent elles aussi un intérêt culinaire. Souvent moins recherchés, ces poissons peuvent pourtant offrir de belles possibilités lorsqu'ils sont sélectionnés avec soin et travaillés par des chefs créatifs.

L'entreprise souhaite ainsi encourager les restaurateurs à sortir des habitudes de consommation traditionnelles. À l'approche des fêtes de fin d'année, par exemple, le homard ou le turbot occupent souvent une place privilégiée sur les cartes, alors que leur disponibilité et leur prix ne sont pas toujours favorables. Certains céphalopodes ou poissons comme le rouget peuvent constituer des alternatives intéressantes, en fonction des arrivages.

Cette volonté de valoriser la diversité marine pourrait également donner naissance à une nouvelle initiative en 2027. Avec son projet baptisé « Poisson Mystère », Marie Luxe envisage de proposer à des chefs de cuisiner une espèce surprise, moins connue ou moins attendue. L'objectif serait de leur laisser toute liberté pour en révéler les qualités gastronomiques et montrer qu'un poisson peu populaire peut lui aussi trouver sa place sur une grande table.

Transmettre la culture de la mer aux nouvelles générations

Pour accompagner ces changements, Marie Bercegeay souhaite également sensibiliser les futurs professionnels de la restauration aux réalités du monde maritime. Car apprendre à cuisiner un poisson ne suffit pas toujours pour comprendre sa provenance, sa saisonnalité ou les enjeux liés à sa capture.

Marie Luxe a notamment engagé un partenariat pédagogique avec FERRANDI Paris, sur son campus de Rennes. Une masterclass consacrée au métier de mareyeur, à la sélection des produits et aux différentes espèces marines a été organisée pour les étudiants, accompagnée d'une visite des ateliers de l'entreprise. Une occasion de découvrir concrètement le parcours d'un poisson, depuis son arrivée à la criée jusqu'à sa préparation pour les restaurants.

Cette démarche de transmission devrait se poursuivre avec le lancement annoncé d'un podcast intitulé « Mer(ci) ». À travers des échanges avec des chefs, Marie Bercegeay souhaite aborder les défis de la gastronomie contemporaine, les évolutions du métier et la place des produits de la mer dans les cuisines de demain.

Marie Bercegeay, vingt ans à la tête de Marie Luxe

Lorsque Marie Bercegeay crée son entreprise en 2006, le secteur du mareyage demeure largement masculin. Le métier impose des horaires décalés, un travail physique dans le froid et une grande réactivité face aux arrivages. À 35 ans, elle décide pourtant de se lancer, avec l'ambition de construire une entreprise à la fois proche des pêcheurs et capable de répondre aux attentes des plus grandes maisons gastronomiques.

Au fil des années, elle développe une relation privilégiée avec de nombreux chefs français et internationaux, tout en conservant une connaissance précise des produits et des méthodes de pêche. En 2008, son entreprise commence à se développer à l'international, avant de recevoir en 2015 la distinction « Producteur Artisan de Qualité ». En 2026, Marie Luxe célèbre ses vingt ans et devient une marque du groupe Mytilimer, ouvrant une nouvelle étape de son développement.

Aujourd'hui, le parcours de Marie Bercegeay illustre l'évolution d'un métier qui ne se limite plus à l'achat et à la commercialisation des produits de la mer. Entre sélection, préparation, conseil et transmission, le mareyeur joue un rôle central dans la manière dont les poissons et les coquillages sont valorisés en cuisine. Un savoir-faire discret, mais essentiel, qui contribue à rapprocher le monde de la pêche de celui de la gastronomie, tout en encourageant une meilleure connaissance des richesses et des limites de l'océan.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.