Les poissons dorment-ils ? Ce que les études scientifiques ont observé

Culture nautique
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Ils ne ferment pas les yeux et ne se glissent pas dans un lit, mais de nombreux poissons connaissent des périodes de repos qui répondent aux critères scientifiques du sommeil. Leur posture, leur niveau de vigilance et leur rythme quotidien varient selon les espèces. Les chercheurs ont toutefois étudié en détail une fraction seulement de cette immense diversité.

Ils ne ferment pas les yeux et ne se glissent pas dans un lit, mais de nombreux poissons connaissent des périodes de repos qui répondent aux critères scientifiques du sommeil. Leur posture, leur niveau de vigilance et leur rythme quotidien varient selon les espèces. Les chercheurs ont toutefois étudié en détail une fraction seulement de cette immense diversité.

© AdobeStock - Oksana

 

Reconnaître le sommeil sans paupières

Un poisson immobile au fond d’un aquarium peut dormir, mais l’immobilité seule ne suffit pas à le démontrer. Pour distinguer le sommeil d’un simple repos, les chercheurs cherchent plusieurs indices : une période de calme réglée par le cycle jour-nuit, une réaction diminuée aux stimulations, une posture ou un lieu de repos caractéristique, et un retour rapide à l’éveil lorsqu’un signal assez fort survient. On peut également observer un besoin de récupération après une privation de sommeil. Les poissons n’ont généralement pas de paupières mobiles, ce qui explique leurs yeux ouverts pendant le repos. Sous l’eau, l’œil reste humide sans clignement. L’apparence éveillée d’un poisson ne permet donc pas de savoir ce qu’il perçoit. En laboratoire, les scientifiques mesurent plutôt ses mouvements et le seuil nécessaire pour le réveiller, parfois à l’aide de signaux tactiles, mécaniques ou électriques.

Une revue scientifique publiée en 2024 souligne un décalage majeur : beaucoup d’espèces sont décrites comme « dormant » à partir d’un seul signe, souvent une phase d’inactivité, tandis que seules quelques espèces ont été évaluées sur l’ensemble des critères comportementaux. Les données sont particulièrement fournies chez le poisson-zèbre, espèce modèle en laboratoire.

Les chercheurs ne s’appuient pas sur un indice unique. Une phase d’immobilité devient plus convaincante si elle revient à des heures régulières, si le poisson répond moins vite aux stimulations et si son repos est suivi d’un rattrapage lorsque le sommeil a été interrompu. Ce dernier effet, dit homéostatique, distingue une simple pause d’un état dont l’organisme a besoin. Il permet aussi de tester des hypothèses : si une nuit perturbée est suivie d’un repos plus long ou plus profond, l’état observé remplit un critère supplémentaire du sommeil.

Des repos différents selon les modes de vie

Certains poissons se posent sur le fond, se glissent dans une anfractuosité ou se cachent dans la végétation. D’autres restent suspendus dans l’eau, parfois près d’un abri. La posture varie selon l’anatomie et l’écologie : un poisson plat peut reposer sur le sable, tandis que des poissons de récif se réfugient dans des crevasses. Ces attitudes peuvent réduire leur visibilité ou leur exposition aux prédateurs. Les requins offrent un autre cas. Toutes les espèces ne respirent pas de la même manière. Certaines doivent nager pour que l’eau circule sur leurs branchies ; d’autres peuvent pomper l’eau sans avancer. Il serait donc imprudent d’affirmer que tous les requins doivent rester en mouvement pendant leur sommeil. Chez plusieurs espèces, les chercheurs ont observé des phases de repos et des comportements compatibles avec le sommeil, mais la physiologie dépend de l’espèce.

La respiration impose des contraintes différentes. La plupart des poissons font circuler l’eau sur leurs branchies en pompant avec la bouche et les opercules ; ils peuvent ainsi rester immobiles. Certaines espèces doivent nager pour maintenir ce flux. Leur repos peut alors prendre la forme d’une nage lente ou d’une position dans le courant, ce qui exige d’étudier chaque espèce avant de conclure qu’elle ne dort pas. Le poisson-perroquet est connu pour produire, chez certaines espèces, un cocon de mucus autour de son corps pendant la nuit. Cette enveloppe pourrait contribuer à limiter la détection par les parasites ou les prédateurs, mais sa fonction exacte varie selon les hypothèses et les espèces étudiées. Chez le poisson-zèbre, les périodes de sommeil sont mesurables en laboratoire ; elles ont contribué à identifier des mécanismes neuronaux et hormonaux liés au cycle veille-sommeil.

Le poisson-zèbre, une fenêtre sur le sommeil

Le poisson-zèbre se prête bien à l’observation : ses larves sont transparentes et son développement est rapide. Les chercheurs ont décrit des périodes d’inactivité prolongées, une baisse de la réponse aux stimulations et des mécanismes de régulation du sommeil. Des expériences montrent aussi que la privation de repos peut être suivie d’une période compensatoire, même si le résultat dépend de la manière dont les chercheurs ont empêché le sommeil. Ces ressemblances avec d’autres vertébrés ne signifient pas que le sommeil des poissons soit identique au nôtre. Les poissons n’ont ni les mêmes structures cérébrales que les mammifères ni un sommeil organisé exactement de la même façon. Le poisson-zèbre sert à étudier certaines briques biologiques communes, pas à transposer directement chaque conclusion à tous les animaux ou à l’être humain.

La revue de 2024 souligne l’ampleur du manque de données. Elle ne recense que quatre espèces ayant été testées selon l’ensemble des critères utilisés pour caractériser le sommeil comportemental : le poisson-zèbre, le tétra mexicain, un poisson électrique du genre Gymnotus et le labre paon. Sept autres espèces ont satisfait aux critères comportementaux principaux, mais n’ont pas été évaluées sur le besoin de sommeil compensatoire. Ces résultats ne signifient pas que les autres poissons sont dépourvus de sommeil : ils montrent que leur repos reste moins étudié.

Le rythme quotidien dépend aussi de l’environnement. La lumière artificielle nocturne, le bruit, les changements de température ou le risque de prédation peuvent modifier les périodes de repos. Des poissons actifs le jour ont tendance à se reposer davantage la nuit, tandis que des espèces nocturnes suivent un calendrier différent. Il n’existe donc pas une heure de coucher universelle sous l’eau. La lumière rythme l’activité de nombreuses espèces. Un éclairage nocturne peut retarder ou fragmenter le repos des poissons diurnes, selon l’espèce et l’intensité reçue. Dans les récifs proches des villes, les lumières côtières et celles des bateaux s’ajoutent aux signaux naturels du Soleil et de la Lune.

Ce que les biologistes appellent sommeil

Chez un animal qui ne ferme pas les yeux, la posture ne suffit pas à décider qu’il dort. Les biologistes utilisent plusieurs critères comportementaux. Il faut d’abord une période de calme qui revient selon un rythme quotidien ou circadien. L’animal devient moins sensible aux stimulations, mais peut être réveillé : cette réversibilité distingue le sommeil d’un coma ou d’une anesthésie. Une posture ou un lieu de repos propre à l’espèce apporte un indice supplémentaire. Enfin, lorsqu’on l’empêche de dormir, l’animal doit compenser par davantage de repos ensuite. Cette régulation homéostatique permet de distinguer le sommeil d’une simple pause.

Tous les critères ne sont pas démontrés chez chaque espèce de poisson. Une étude peut observer un rythme jour-nuit sans tester la sensibilité à un stimulus ; une autre peut décrire un animal immobile sans mesurer s’il se réveille facilement. Une revue systématique publiée en 2024 dans le Journal of Experimental Biology souligne ce décalage entre le nombre d’espèces dont le repos est décrit et le petit groupe pour lequel l’ensemble des critères a été étudié. L’absence de preuve complète ne signifie pas que l’espèce ne dort pas : elle peut refléter un manque d’expérience appropriée.

Le protocole doit aussi éviter de confondre sommeil et état de santé altéré. Un poisson malade, intoxiqué ou soumis à une eau pauvre en oxygène peut bouger moins, mais ce ralentissement n’est pas un sommeil normal. Les chercheurs surveillent la respiration, la posture et la capacité de réaction tout en maintenant des conditions adaptées à l’espèce. Des stimuli mécaniques ou lumineux peuvent servir à mesurer le seuil de réveil ; ils doivent être assez faibles pour ne pas blesser l’animal et assez contrôlés pour comparer les individus.

Une anatomie qui ne s’arrête jamais de respirer

Les poissons n’ont pas de paupières mobiles comparables à celles des humains, et beaucoup continuent à faire circuler de l’eau sur leurs branchies pendant le repos. L’immobilité ne se lit donc pas comme chez un mammifère. Certaines espèces reposent sur le fond, d’autres se maintiennent près d’un abri ou dans une position suspendue. Un poisson peut aussi réduire fortement ses mouvements tout en restant attentif à des signaux importants. Les différences de posture reflètent la morphologie, le mode de respiration, l’habitat et le risque de prédation.

Il n’existe pas de règle générale selon laquelle tous les poissons devraient dormir dans un nid ou au fond. Un poisson de récif peut se cacher entre des branches de corail ; une espèce de pleine eau peut rester en mouvement ; un habitant de rivière peut se placer derrière une pierre pour éviter le courant. La position la plus sûre varie avec les prédateurs et la force de l’eau. Les rythmes d’activité diffèrent aussi : une espèce diurne se repose plutôt la nuit, alors qu’une espèce nocturne peut rester inactive le jour.

Les requins illustrent la nécessité d’éviter les raccourcis. Certaines espèces doivent nager pour faire passer l’eau par leurs branchies, tandis que d’autres peuvent pomper l’eau en restant posées. Observer un requin immobile ne permet donc pas, à lui seul, de savoir s’il dort. Les chercheurs étudient l’activité musculaire, la réaction à des stimuli, la régularité des périodes de repos et la physiologie. Comme les espèces de poissons couvrent des milliers de modes de vie, un trait observé chez une roussette ne peut pas être extrapolé à tous les requins.

Les poissons-perroquets et leur enveloppe de mucus

Plusieurs poissons-perroquets se retirent dans un abri à la tombée de la nuit et sécrètent une enveloppe de mucus autour de leur corps. Cette enveloppe peut couvrir le poisson pendant son repos et se dissoudre ou être quittée au matin. Des travaux ont associé le cocon à une protection contre certains parasites externes, notamment des isopodes qui se nourrissent de sang. D’autres fonctions ont été proposées, mais ne sont pas établies de façon uniforme. Tous les poissons-perroquets ne produisent pas le même type de cocon, et certaines espèces n’en fabriquent pas.

Le cocon a longtemps suscité des interprétations imagées, comme celle d’un « sac de couchage » qui cacherait le poisson à ses prédateurs. Il faut distinguer l’observation certaine, une enveloppe de mucus produite pendant la période de repos, des hypothèses sur les bénéfices qu’elle procure. Les études de terrain examinent les espèces qui fabriquent un cocon, la présence de parasites et les conditions de leur habitat. Le comportement montre qu’un poisson peut élaborer une protection pour la nuit, mais ne permet pas de généraliser à toutes les espèces tropicales.

Le repos peut aussi s’organiser dans des refuges collectifs. Certains poissons se regroupent dans des crevasses ou des coraux, ce qui peut réduire le risque individuel d’être repéré ou attaqué. D’autres s’isolent, changent de couleur ou adoptent une posture qui les rend moins visibles. Là encore, chaque stratégie dépend du milieu. Un refuge utile dans un récif peut être absent dans une plaine abyssale. Les observations sous-marines et les caméras à faible luminosité ont permis de documenter ces comportements sans devoir éclairer constamment les animaux.

Le poisson-zèbre éclaire les rythmes cérébraux

Le poisson-zèbre est un modèle de laboratoire très utilisé parce que ses embryons se développent rapidement et que ses larves sont assez transparentes pour observer certaines activités biologiques. Les chercheurs peuvent suivre les mouvements, enregistrer l’activité des neurones et modifier la durée de lumière ou d’obscurité. Des expériences ont montré que les poissons-zèbres alternent des phases d’activité et de repos, présentent une réponse réduite aux stimulations pendant le sommeil et compensent certaines privations par davantage de repos. Ces critères ont aidé à étudier les bases génétiques et neurologiques du sommeil.

Les scientifiques ont également décrit chez le poisson-zèbre des états cérébraux qui présentent des ressemblances avec les états de sommeil observés chez les mammifères. Il s’agit de comparaisons fonctionnelles : les chercheurs identifient des motifs d’activité et des changements physiologiques, sans prétendre que l’expérience subjective du poisson est identique à celle d’un humain. La présence de paupières, de rêves ou d’une structure cérébrale identique n’est pas nécessaire pour démontrer un sommeil comportemental. En revanche, les analogies entre états cérébraux doivent être formulées avec prudence, car les espèces ont divergé au cours de l’évolution.

Le modèle de laboratoire ne représente pas la diversité des milieux naturels. Un aquarium stable ne reproduit pas les variations de courant, les prédateurs, les cycles lunaires ou les changements de température d’un récif. Les résultats sur le poisson-zèbre expliquent des mécanismes fondamentaux, mais ils ne décrivent pas nécessairement le repos d’un poisson des grands fonds ou d’un requin pélagique. Pour relier physiologie et écologie, il faut combiner les expériences contrôlées avec des observations sur le terrain.

La nuit, la température et l’oxygène changent la donne

Le sommeil s’inscrit dans l’écologie quotidienne. La lumière règle les rythmes circadiens de nombreuses espèces ; la température modifie le métabolisme des poissons, qui dépend de celle de l’eau ; l’oxygène disponible peut affecter leur respiration. La revue de 2024 souligne que ces facteurs ont le potentiel d’influencer le repos d’une manière différente de ce que l’on connaît chez les animaux à sang chaud. Une eau plus chaude n’a pas le même effet sur un poisson qu’une chambre trop chaude sur un mammifère : la température corporelle du poisson suit étroitement celle de son environnement.

Le risque de prédation peut raccourcir ou déplacer les périodes de repos. Un poisson qui se cache dans une fissure est moins exposé qu’un individu endormi en pleine eau, mais il peut perdre l’accès à la nourriture ou à un partenaire. Certaines espèces changent d’abri selon les heures et la présence des prédateurs. Ces compromis sont difficiles à mesurer, car une observation nocturne par plongeur ou par caméra peut elle-même modifier le comportement. Des dispositifs discrets, des enregistreurs autonomes et des suivis individuels permettent d’observer sans intervention continue.

La lumière artificielle au bord des côtes est un autre facteur étudié. Les éclairages de ports, de fronts de mer et de bateaux peuvent prolonger la clarté et brouiller le signal qui règle l’activité. Des recherches sur plusieurs animaux montrent que la lumière nocturne perturbe des rythmes biologiques ; chez les poissons, les effets varient selon l’espèce et le contexte. Pour conclure à un trouble du sommeil, il ne suffit pas de constater qu’un poisson reste actif sous un lampadaire : il faut mesurer les changements de repos, la sensibilité aux stimuli et les conséquences sur son comportement ultérieur.

Le sommeil n’est pas une pause sans effet

La privation de repos peut affecter l’attention, l’apprentissage et la capacité à répondre à un changement. Chez les poissons de laboratoire, certaines expériences montrent une période de repos compensatoire après une privation, ce qui indique que l’organisme régule le besoin de sommeil. L’ampleur et la durée de cette compensation dépendent toutefois de l’espèce et du protocole. Une secousse répétée, un éclairage continu et une stimulation brève ne produisent pas la même perturbation. Les méthodes de privation doivent donc être décrites précisément avant de comparer les résultats. Le repos intervient aussi dans la gestion de l’énergie et des interactions sociales. Un poisson en période de sommeil bouge moins, mais ne peut pas toujours abandonner son poste, son territoire ou son groupe. Les espèces qui gardent un abri ou protègent leurs œufs font face à des besoins particuliers. Dans certains cas, les individus peuvent alterner les périodes d’activité au sein d’un groupe ; les observations de ces relais sont encore limitées. L’étude du sommeil permet ainsi de relier le fonctionnement du cerveau à des questions de comportement collectif et de survie.

Les aquariums et les élevages ont un intérêt direct à respecter les périodes de repos. Un éclairage permanent ou un rythme lumineux incohérent peut désorganiser l’activité d’animaux captifs. Les recommandations pratiques doivent rester adaptées à chaque espèce : intensité de l’éclairage, durée du jour, abris et régime alimentaire ne peuvent pas être uniformisés pour tous les poissons. Les travaux scientifiques apportent des repères, mais ils ne remplacent pas la connaissance des besoins propres à une espèce et à son milieu. La question « les poissons dorment-ils ? » admet donc une réponse solide, mais nuancée. Plusieurs espèces satisfont des critères de sommeil comportemental, et le poisson-zèbre a permis d’explorer ses bases neurologiques. Beaucoup d’autres espèces sont seulement décrites comme inactives ou au repos. Pour passer de l’apparence à une conclusion, il faut examiner le rythme, le seuil de réveil, la posture, la réversibilité et la compensation après privation. Le sommeil existe sous des formes diverses dans le monde des poissons ; sa diversité reste plus vaste que les espèces actuellement étudiées.

Une question encore ouverte pour la plupart des espèces

On compte plus de 30 000 espèces de poissons, mais la recherche du sommeil se concentre sur un petit nombre de modèles. Un comportement observé en aquarium ne décrit pas nécessairement la vie d’un animal dans son habitat, où les courants, les prédateurs et les interactions sociales changent les conditions de repos. Les technologies de suivi sous-marin permettent progressivement d’observer les animaux sans les perturber autant.

La réponse à la question du titre est donc oui pour de nombreuses espèces : des périodes de sommeil ont été documentées selon des critères comportementaux. Mais les chercheurs ne disposent pas encore d’un portrait complet de la manière dont chaque poisson dort. Le regard ouvert d’un poisson n’est pas la preuve qu’il veille ; c’est surtout un rappel que le sommeil peut prendre des formes très différentes.

 

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Nathalie Moreau
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.