Comment des canards en plastique ont aidé à suivre les courants du Pacifique, en 1992

Culture nautique
Charline David
Par Charline David

En janvier 1992, une tempête fait tomber des conteneurs d’un cargo dans le Pacifique Nord. L’un d’eux libère près de 29 000 jouets de bain, bientôt repérés sur des plages à des milliers de kilomètres. Ces figurines, baptisées les Friendly Floatees, offrent aux océanographes une occasion rare de suivre la dérive des objets flottants à l’échelle d’un bassin océanique.

En janvier 1992, une tempête fait tomber des conteneurs d’un cargo dans le Pacifique Nord. L’un d’eux libère près de 29 000 jouets de bain, bientôt repérés sur des plages à des milliers de kilomètres. Ces figurines, baptisées les Friendly Floatees, offrent aux océanographes une occasion rare de suivre la dérive des objets flottants à l’échelle d’un bassin océanique.

© AdobeStock - ValentinValkov

Le naufrage d’un conteneur devient une expérience involontaire

Le 10 janvier 1992, un porte-conteneurs qui relie Hong Kong à Tacoma, dans l’État de Washington, traverse une forte tempête près de la ligne internationale de changement de date. Douze conteneurs de 12,2 mètres passent par-dessus bord. L’un renferme environ 29 000 jouets de bain en plastique : des canards jaunes, mais aussi des grenouilles vertes, des tortues bleues et des castors rouges. Les jouets ne portent ni balise ni dispositif de mesure. Ils sont simplement assez flottants et résistants pour continuer leur route après la perte de leur conteneur. Dix mois plus tard, des figurines apparaissent sur les côtes de l’Alaska, notamment près de Sitka. Les signalements d’habitants, de promeneurs et de chercheurs donnent alors une chronologie aux déplacements.

L’océanographe Curtis Ebbesmeyer et le spécialiste des pêcheries W. James Ingraham comprennent que ces objets peuvent compléter les données issues des bouées dérivantes et des bouteilles à la mer. Leur étude publiée en 1994 compare les lieux d’échouage avec les simulations des courants de surface. L’accident leur fournit une série d’observations impossible à organiser volontairement à cette échelle.

Ebbesmeyer et Ingraham situent la perte à 44,7 degrés de latitude nord et 178,1 degrés de longitude est. Ils estiment à environ 29 000 le nombre de jouets, tandis que d’autres sources donnent le chiffre plus précis de 28 800. Dix mois après l’accident, les premiers signalements près de Sitka fournissent un repère concret pour comparer les observations aux simulations.

Ce que les jouets montrent et ce qu’ils ne montrent pas

Les canards et leurs compagnons ne sont pas des bouées instrumentées. Ils n’enregistrent ni vitesse, ni température, ni direction du vent. Les chercheurs reconstituent leur trajectoire à partir des dates et lieux où les jouets sont retrouvés, puis confrontent ces indices aux modèles de circulation. C’est une trace parcellaire, mais précieuse : chaque découverte ajoute un point sur une carte mouvante. Les objets flottants suivent l’effet combiné des courants de surface et du vent. Leur forme, leur hauteur au-dessus de l’eau et leur prise au vent influencent aussi leur dérive. Les jouets, en grande partie immergés mais exposés à l’air, ne reproduisent donc pas exactement le comportement d’une bouée océanographique conçue pour suivre l’eau. L’intérêt de l’épisode tient à l’échelle et à la durée des observations, pas à une mesure parfaite du courant.

La première vague d’échouages en Alaska permet de tester la circulation dans le Pacifique Nord. Des jouets ont ensuite été signalés sur d’autres rivages du Pacifique et dans des régions arctiques. Certains ont dérivé vers le détroit de Béring, puis se sont retrouvés pris dans la glace de mer. Les estimations de leurs parcours les plus longs dépendent des observations disponibles et des hypothèses de dérive ; il faut donc se méfier des cartes qui donnent à chaque figurine une route certaine et continue.

Les jouets révèlent aussi la circulation en boucle du gyre subarctique du Pacifique, vaste système de courants qui tourne dans le bassin nord-pacifique. Des chercheurs ont ensuite suivi les signalements sur plusieurs années et confronté ces nouvelles positions aux trajectoires calculées. En 2007, Ebbesmeyer et ses collègues décrivent des jouets ayant effectué plusieurs tours du gyre. Leur comportement n’est toutefois pas resté identique : au début, les figurines exposaient davantage de surface au vent ; avec le temps, certaines se sont remplies d’eau et se sont enfoncées plus bas. Leur dérive a donc changé, ce qui montre à quel point un modèle de courant doit aussi tenir compte de l’objet transporté.

Trajets parcourus par les Friendly Floatees
Trajets parcourus par les Friendly Floatees © Wikimédia

Des flotteurs accidentels aux outils des océanographes

Les océanographes utilisent aujourd’hui des flotteurs dérivants équipés d’instruments et suivis par satellite. Certains mesurent les courants proches de la surface ; d’autres plongent à une profondeur déterminée avant de remonter et de transmettre leurs données. Les bouées d’ancrage, les planeurs sous-marins, les satellites et les navires complètent ce réseau. Ensemble, ces instruments renseignent sur les mouvements de l’eau, la température, la salinité et les échanges entre l’océan et l’atmosphère.

Une bouée dérivante moderne est conçue pour réduire certaines incertitudes. Elle transmet sa position par satellite et peut embarquer des capteurs de température de surface. Sous la bouée, une toile ou un « drogue » immergé augmente la prise dans l’eau et limite l’effet direct du vent sur l’objet. Les jouets, eux, n’avaient ni capteur ni ancre flottante de ce type. Leur parcours raconte donc la dérive d’un débris réel, soumise au vent et aux courants, tandis que les instruments sont construits pour isoler et mesurer des paramètres particuliers.

Les jouets ne remplacent aucun de ces appareils, mais ils rappellent une limite importante des cartes : un courant n’est pas une rivière qui entraîne chaque objet à la même vitesse et dans la même direction. Les vents, les tourbillons, les marées, les côtes et la forme de l’objet comptent. Un objet qui s’échoue peut aussi rester des semaines sur une plage avant d’être signalé. Le déversement a également rendu visible la persistance du plastique en mer. Les jouets ont circulé longtemps parce qu’ils résistaient à l’eau et aux rayons du soleil, propriétés recherchées pour des objets de bain mais problématiques lorsqu’ils deviennent des déchets. Ils sont devenus involontairement des marqueurs de la dispersion des matières plastiques. Un jouet échoué n’indique pas une route directe : le vent et la houle peuvent le pousser sur la côte, puis le remettre à l’eau. Les signalements dépendent aussi de la fréquentation des plages et de la probabilité qu’un promeneur reconnaisse la figurine.

Le Pacifique nord comme tapis roulant

Le lieu de la perte se situe au nord de la principale route commerciale entre l’Asie et l’Amérique du Nord, près de la ligne de changement de date. En janvier, les dépressions qui traversent le Pacifique peuvent produire des vents soutenus et des vagues capables de faire céder les saisines, ces dispositifs qui maintiennent les conteneurs arrimés sur le pont. Les jouets ne sont pas tombés dans une mer immobile : leur première trajectoire a été déterminée à la fois par les vents, les vagues et le courant de surface. Les douze boîtes de 12,2 mètres tombées à la mer n’ont pas nécessairement coulé ensemble ni libéré leur cargaison au même moment. La mer du Nord-Pacifique est parcourue par plusieurs grands courants. Dans le gyre subarctique, un vaste mouvement circulaire entretenu par les vents dominants et la rotation de la Terre, l’eau circule globalement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le courant d’Alaska longe ensuite le golfe de l’Alaska et une partie de la côte nord-américaine. Un jouet récupéré sur une plage n’indique pas directement la vitesse de ces courants : il donne un point d’arrivée, après un trajet qui peut avoir été modifié par les tempêtes, les marées côtières et la forme du rivage.

Les différences de taille et de prise au vent comptent. Une bouteille presque immergée, une planche de bois et un canard qui dépasse de l’eau ne réagissent pas de la même façon à une rafale. Les océanographes parlent de « dérive due au vent » pour la part du mouvement liée à l’objet au-dessus de la surface. La vague peut aussi transporter un objet indépendamment du courant moyen. Ainsi, les jouets ne sont pas des flotteurs neutres : ils représentent un type de débris, avec une forme, une flottabilité et une exposition au vent propres.

L'océanographe Curtis Ebbesmeyer montrant les objets perdus en mer (y compris quelques Friendly Floatees)
L'océanographe Curtis Ebbesmeyer montrant les objets perdus en mer (y compris quelques Friendly Floatees) © Wikimédia

Les signalements deviennent des données

L’intérêt scientifique des jouets tient à leur identification facile. Une personne qui trouve une grenouille ou une tortue en plastique peut signaler le lieu, la date et parfois le numéro moulé sur le jouet. Curtis Ebbesmeyer, océanographe qui suivait déjà les débris flottants, a pu comparer ces arrivées aux observations de courants et aux trajectoires calculées. James Ingraham, spécialiste de modélisation à la NOAA, a confronté ces indices à des simulations numériques. Les objets apportaient une validation à terre d’un parcours invisible au milieu du Pacifique.

Les plages de Sitka, dans le sud-est de l’Alaska, ont livré les premiers signalements environ dix mois après l’accident. La distance entre la position de la perte et la côte est de plusieurs milliers de kilomètres. Le fait que des jouets atteignent certains secteurs et pas d’autres peut aider à évaluer la circulation régionale, à condition de ne pas interpréter chaque trouvaille comme la ligne exacte suivie par toute la cargaison. Les objets se dispersent, échouent, repartent parfois avec la marée, puis sont ramassés ou déplacés par les promeneurs.

Pour exploiter les observations, il faut également connaître le nombre d’objets encore disponibles à la dérive. Certains sont restés enfermés dans des morceaux de conteneur, d’autres ont été libérés plus tôt. Quelques-uns ont pu couler, se casser ou se fragmenter. Une plage très fréquentée a davantage de chances de fournir un signalement qu’une côte isolée, même si la quantité de plastique qui y arrive est moindre. Les cartes d’échouage reflètent donc l’océan, mais aussi l’effort d’observation humain. La contribution des habitants enrichit les données tout en introduisant un biais géographique qu’il faut garder à l’esprit.

Le modèle ne se contente pas de suivre une ligne

Un modèle de dérive calcule le déplacement d’un objet à partir des courants et du vent, puis recommence le calcul pour chaque intervalle de temps. Les versions modernes peuvent intégrer les vagues, la météo, la taille de l’objet et les probabilités d’échouage. Pour l’événement de 1992, les chercheurs disposaient de moins d’observations satellitaires que les équipes actuelles. Les objets échoués ont donc servi de repères concrets pour apprécier si les trajectoires simulées menaient vers les bonnes régions. Lorsqu’un modèle prédit un passage près de la station météorologique océanique Papa, au large de la Colombie-Britannique, cela fournit un point de comparaison avec d’autres programmes de mesure et de lâcher de flotteurs. La confrontation n’est pas un simple exercice de confirmation. Si les jouets arrivent trop tôt ou trop tard par rapport à la simulation, les chercheurs peuvent réexaminer la vitesse du courant, l’influence du vent ou le moment où la cargaison s’est dispersée. Plusieurs trajectoires plausibles peuvent aboutir à une même plage. Inversement, des objets issus d’une seule cargaison peuvent se séparer rapidement. Le modèle fournit ainsi des probabilités et des scénarios, pas la reconstitution certaine du voyage de chaque canard.

Les dérives naturelles comme les algues flottantes, le bois ou les graines ont longtemps transporté des organismes à travers les océans. Les débris manufacturés s’ajoutent désormais à ces radeaux, mais ils ne se dégradent pas de la même manière. Un jouet robuste peut rester à flot et conserver son apparence pendant des années. Les chercheurs distinguent alors le transport à la surface de l’accumulation de fragments dans l’environnement : un objet encore identifiable est utile pour suivre une route, tandis qu’un débris qui se fragmente devient plus difficile à repérer et à modéliser.

Des jouets et des bouées ne mesurent pas la même chose

Une bouée dérivante océanographique est conçue pour limiter l’effet du vent. Elle comporte un flotteur de surface relié à une « chaussette trouée », une voile sous-marine centrée à environ 15 mètres de profondeur. Cette ancre flottante est entraînée par l’eau et transmet son mouvement au flotteur. Des satellites enregistrent sa position ; la différence entre deux positions permet de calculer la vitesse du courant. La bouée peut aussi mesurer la température de surface et, selon son équipement, la pression atmosphérique, le vent ou la salinité. Le canard de bain n’avait ni capteur, ni émetteur, ni ancre sous-marine. Il suivait la couche de surface tout en étant directement exposé au vent et aux vagues. C’est une limite pour mesurer un courant à une profondeur donnée, mais aussi une raison de s’intéresser à son comportement : il représentait la dérive d’un objet flottant perdu par un navire. Les deux outils répondent à des questions différentes. La bouée instrumentée cherche à suivre le courant ; le jouet permet d’observer ce qu’il advient d’un débris réel soumis à plusieurs forces.

Les bouées modernes ne suppriment pas toutes les incertitudes. Elles peuvent perdre leur ancre, dériver vers une côte, cesser d’émettre ou être endommagées. Si l’ancre sous-marine se détache, le vent et les vagues influencent davantage leur course. Les équipes de la NOAA repèrent ces pertes pour ne pas traiter comme courant océanique une trajectoire devenue dominée par le vent. Cette précaution reprend, avec des capteurs et des transmissions régulières, la question soulevée par les jouets : quelle fraction du trajet vient de l’eau et quelle fraction vient de l’air ?

Une cargaison de plastique devenue objet de suivi

Le récit des canards est souvent présenté comme une aventure heureuse, parce qu’un accident a fourni une expérience inattendue. Mais les jouets étaient des déchets qui se sont dispersés dans un milieu où les animaux peuvent les confondre avec de la nourriture ou s’y emmêler. Les plastiques se fragmentent sous l’effet du soleil, des vagues et de l’abrasion. Les fragments plus petits peuvent être ingérés par des organismes marins et rejoindre les réseaux alimentaires. Les jouets ont offert des informations utiles aux océanographes, mais leur valeur scientifique ne transforme pas la perte de cargaison en méthode acceptable d’observation. Le nombre de 29 000 revient dans l’article scientifique de 1994 signé par Ebbesmeyer et Ingraham. D’autres récits donnent 28 800, vraisemblablement à partir du conditionnement annoncé de la cargaison. Il est plus rigoureux de signaler les deux nombres que d’afficher une précision artificielle. Les témoignages rapportent des canards, des grenouilles, des tortues et des castors en plastique, et non une armada identique de canards jaunes. Le surnom devenu célèbre simplifie une cargaison composée de plusieurs animaux-jouets.

Les signalements se sont poursuivis au-delà de l’Alaska et ont permis d’étudier le gyre subarctique. Certains jouets ont été repérés bien plus tard dans d’autres régions, mais chaque nouvelle arrivée devait être vérifiée : un objet trouvé loin du Pacifique pouvait avoir été transporté par un autre trajet, voire déplacé par une personne. Les chercheurs ont donc combiné les dates, les lieux, la résistance des matériaux et les simulations. Les jouets ont rendu la circulation marine visible de façon spectaculaire ; ils n’ont pas transformé les plages en traceur parfait ni permis de prédire, à eux seuls, le parcours de tous les déchets.

Ce que le vent ajoute au courant

Un objet à la surface n’est jamais entraîné par le seul courant horizontal. Le vent exerce une force sur la partie qui dépasse de l’eau ; les vagues lui transmettent aussi un mouvement, parfois vers la côte. Les océanographes distinguent ces effets parce qu’ils ne décrivent pas la même circulation. Une bouée munie d’une ancre flottante immergée cherche à suivre une couche d’eau, alors qu’un jouet de bain ressemble davantage à un objet de débris dont la surface exposée varie avec sa position et sa charge en eau. La dérive observée est donc la somme de plusieurs contributions, qui changent au cours du trajet.

La tempête de janvier 1992 a probablement dispersé les jouets dès leur chute des conteneurs : certains ont pu flotter près de la surface, d’autres être retenus temporairement par des morceaux de cargaison ou subir des chocs. Les sources disponibles ne reconstituent pas la trajectoire individuelle de chaque figurine. Elles donnent une position initiale documentée par le journal du navire, puis des dates et lieux de récupération. Entre ces repères, les chercheurs combinent des calculs et des observations de courant. Le résultat est une histoire collective des objets, suffisamment précise pour éclairer une route probable, mais trop fragmentaire pour tracer une ligne unique dans l’océan.

Un épisode révélateur de la dérive marine

Les Friendly Floatees doivent leur renommée à leur apparence familière : chacun peut reconnaître un canard de bain. Mais l’enseignement scientifique est plus sobre. Des objets banals, lorsqu’ils sont observés sur plusieurs années et rapprochés de modèles physiques, peuvent aider à comprendre les routes de surface. Ils ne disent pas tout de l’océan ; ils offrent une fenêtre sur ce que les instruments ne captent pas toujours à l’endroit et au moment où l’on en aurait besoin. Leur histoire rappelle enfin qu’un accident maritime ne s’arrête pas au point de chute. Une cargaison libérée en haute mer peut dériver, se fragmenter, s’échouer ou poursuivre son trajet dans la glace. La carte des canards est à la fois un outil de compréhension des courants et le relevé involontaire d’une pollution durable.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.