Les dauphins ont des prénoms : ce que la science a découvert sur leur langage

Culture nautique
Virginie Lepoutre
Par Virginie Lepoutre

Chez le grand dauphin, chaque individu développe un sifflement caractéristique qui permet de signaler son identité. Des expériences ont montré que les animaux répondent lorsqu’ils entendent la copie de leur propre sifflement et peuvent reproduire celui d’un congénère. Les chercheurs parlent de « sifflement-signature », une étiquette vocale qui rappelle un nom sans être l’équivalent exact d’un prénom humain.

Chez le grand dauphin, chaque individu développe un sifflement caractéristique qui permet de signaler son identité. Des expériences ont montré que les animaux répondent lorsqu’ils entendent la copie de leur propre sifflement et peuvent reproduire celui d’un congénère. Les chercheurs parlent de « sifflement-signature », une étiquette vocale qui rappelle un nom sans être l’équivalent exact d’un prénom humain.

© AdobeStock - artifirsov

Une signature sonore façonnée au fil de la vie

Les grands dauphins produisent des sifflements aux contours mélodiques reconnaissables sur un spectrogramme, représentation visuelle des fréquences d’un son au cours du temps. Au début de leur vie, les jeunes apprennent à construire un sifflement-signature distinctif. Ils peuvent s’inspirer des sons entendus autour d’eux, puis en modifier la forme. Le motif reste relativement stable et permet d’identifier l’individu, indépendamment des caractéristiques de sa voix. Cette signature ne semble pas être une simple note innée. Le jeune dauphin apprend à produire un sifflement qui lui est propre en modifiant des motifs entendus autour de lui. Il peut ainsi construire un signal individuel dans un environnement où les sons voyagent mieux que les images. Ce processus relève de l’apprentissage vocal, capacité rare chez les mammifères, que l’on retrouve sous d’autres formes chez les humains, les oiseaux chanteurs et quelques groupes de cétacés.

Cette distinction est importante. Chez de nombreux mammifères, l’identité d’un animal se reconnaît en partie à la voix elle-même. Chez le dauphin, la pression de l’eau et la manière particulière de produire les sons peuvent rendre ces indices moins fiables. Le motif appris du sifflement joue alors le rôle d’un signal individuel reconnaissable. Le terme « nom » est utile pour faire comprendre la fonction du signal, mais il peut induire en erreur. Les scientifiques ne disent pas que les dauphins possèdent des prénoms au sens humain, associés à une identité sociale, une histoire personnelle et une grammaire. Ils décrivent un signal vocal appris qui identifie le siffleur et peut servir à s’adresser à un individu.

L’expérience qui a testé la réponse à son propre sifflement

En 2013, une équipe dirigée par le biologiste Vincent Janik publie dans les Proceedings of the National Academy of Sciences une expérience menée sur des grands dauphins sauvages. Les chercheurs diffusent des copies synthétiques de sifflements-signatures, dont celui de l’animal ciblé, ainsi que des sifflements de contrôle. Les dauphins répondent plus souvent en rappelant leur propre motif lorsqu’ils entendent la copie de leur signature. Le dispositif est important : les signaux synthétiques permettent de retirer une partie des indices liés à la voix individuelle. Les réponses observées soutiennent l’idée que les dauphins reconnaissent le motif lui-même et peuvent l’utiliser pour appeler un congénère particulier. Les résultats constituent un indice solide de « référencement vocal » individuel dans une communication naturelle, mais ne démontrent pas que les dauphins comprennent le concept de nom comme les humains.

La force du protocole tient à ses témoins de comparaison. Les chercheurs font entendre à chaque animal la copie de sa propre signature, des signatures d’individus familiers et des sons d’individus inconnus. La réponse est nettement plus probable lorsque le signal diffusé reproduit le sifflement de l’animal testé. En retirant une partie des caractéristiques de voix, l’équipe vérifie que le dauphin réagit au motif distinctif plutôt qu’au timbre général de son congénère. L’expérience ne traduit pas le contenu d’une conversation, mais elle teste une fonction précise : la capacité d’un signal appris à désigner un individu. Les chercheurs ont également observé des échanges de signatures lorsque des groupes se rencontrent en mer. Ces sifflements peuvent faciliter la reconnaissance et la cohésion dans une société où les groupes se séparent puis se reforment. La visibilité sous l’eau étant limitée, un signal acoustique peut circuler bien au-delà de la ligne de vue.

Copier le sifflement d’un autre pour l’interpeller

Les dauphins peuvent imiter le sifflement-signature d’un autre individu. Cette copie ne semble pas être une simple imitation sonore sans fonction : elle peut servir à s’adresser à l’animal qui possède cette signature. Les études acoustiques montrent que les copies gardent le contour distinctif du sifflement tout en conservant parfois de petites différences qui peuvent signaler l’identité du copieur. Cette capacité de production vocale apprise est rare chez les mammifères. Elle permet aux dauphins d’ajuster un signal au destinataire. Les scientifiques la rapprochent de l’usage d’étiquettes vocales, mais évitent de la confondre avec une langue humaine. Les sifflements ne forment pas à eux seuls une preuve de phrases ou d’une syntaxe comparable à la nôtre.

Les dauphins produisent aussi d’autres sons : clics utilisés notamment pour l’écholocation, sons pulsés et sifflements qui ne sont pas des signatures individuelles. Réduire toute leur communication à des « prénoms » ferait perdre cette diversité. L’identité sonore n’est qu’un élément d’un répertoire plus large, combiné à des comportements visuels et tactiles.

Les sifflements-signatures ne constituent donc qu’une pièce de la communication acoustique. Les clics d’écholocation servent à sonder l’environnement et à repérer des proies ; d’autres sifflements, partagés par plusieurs individus, participent aux interactions sans identifier un seul animal. Le défi des chercheurs consiste à relier la forme d’un son à la situation dans laquelle il est émis, en identifiant les dauphins présents et en observant leurs réactions. Une séquence sonore isolée ne suffit pas à établir qu’un animal « dit » un mot ou formule une phrase.

Un paysage sonore qui remplace en partie la vue

Sous l’eau, le son se propage plus vite et plus loin que dans l’air, mais la lumière disparaît rapidement avec la profondeur et la turbidité. Pour un dauphin, l’environnement est donc aussi un espace acoustique. Il peut percevoir les sons émis par des congénères, des proies ou des bateaux à des distances qui dépassent parfois ce qu’il distingue visuellement. La communication ne se réduit pourtant pas au sifflement. Les grands dauphins émettent des clics brefs, des salves de clics et des sifflements. Chaque famille de sons a des propriétés et des usages différents, et plusieurs peuvent être produits au cours d’une même interaction.

Les clics d’écholocation, souvent très brefs et riches en hautes fréquences, reviennent sous forme d’échos après avoir rencontré un objet. Le dauphin en tire des informations sur la distance, la taille ou la forme de ce qu’il sonde. Les sifflements, plus tonals et modulés, se prêtent mieux à l’identification et aux échanges sociaux. Les sons pulsés, quant à eux, sont produits en trains de clics rapprochés et peuvent intervenir dans des contextes différents. Les fonctions exactes ne sont pas toujours établies. Une analyse sérieuse associe donc la forme acoustique d’un signal à son contexte et à la réaction des animaux.

Le dauphin produit les sons par des structures situées dans ses conduits nasaux, près de l’évent. Il n’a pas de cordes vocales comme l’humain. Des lèvres phoniques vibrent et créent des sons ; les tissus du melon, masse graisseuse à l’avant de la tête, contribuent à orienter les clics d’écholocation. Les sons reçus passent notamment par la mâchoire inférieure et des tissus spécialisés jusqu’à l’oreille interne. Cette anatomie explique pourquoi le « sifflement » n’est pas une voix humaine transposée dans l’eau : c’est une production acoustique adaptée à un corps et à un milieu différents.

Comment un jeune dauphin construit sa signature

Le sifflement-signature n’est pas un simple bruit inné identique chez tous les membres de l’espèce. Les jeunes grands dauphins apprennent à produire une forme qui se distingue de celles entendues dans leur entourage. Ils prennent des éléments du paysage sonore et les modifient en un contour fréquentiel individuel. Sur un spectrogramme, graphique qui représente la fréquence d’un son au cours du temps, ce contour apparaît comme une courbe ou une série de courbes reconnaissables. Le signal peut persister au fil de la vie, même si ses détails acoustiques varient selon le contexte et l’individu.

Cette capacité relève de l’apprentissage vocal : l’animal ajuste activement un son produit par son corps. L’apprentissage vocal reste relativement rare chez les mammifères. Les humains en dépendent pour parler ; les dauphins l’utilisent dans un système de communication qui n’est pas pour autant une langue humaine. Chez les grands dauphins, le signal aide à distinguer un individu dans un groupe où les partenaires peuvent se séparer puis se retrouver. Les chercheurs parlent de société à fission-fusion pour décrire cette organisation : la composition des groupes change au fil des heures et des rencontres.

Le sifflement-signature peut être produit lorsque l’animal est seul ou lorsqu’il est en présence de congénères. Dans les groupes sauvages, les échanges de signatures sont souvent observés lors de rencontres et de regroupements. Cela fournit un indice sur la fonction du signal, mais une occurrence ne suffit pas à prouver que chaque sifflement signifie exactement « je suis ici » ou « viens me rejoindre ». Les biologistes doivent associer les enregistrements à la position des individus et à leurs comportements. C’est une tâche délicate en mer, où plusieurs dauphins peuvent vocaliser presque en même temps.

Ce que l’expérience de 2013 a réellement démontré

L’étude de 2013 menée sur des grands dauphins sauvages au large de l’Écosse a posé une question ciblée : un dauphin réagit-il davantage à la copie synthétique de son propre sifflement-signature qu’à celui d’un autre animal ? Les chercheurs ont suivi des animaux, enregistré leurs sifflements puis diffusé des signaux contrôlés. La synthèse permettait de conserver le contour propre à une signature tout en retirant une partie des indices liés à la voix individuelle. Les sons de contrôle provenaient d’animaux familiers ou inconnus, ce qui aidait à distinguer une réponse à l’identité du signal d’une simple réaction à la familiarité.

Les animaux ont répondu en sifflant après avoir entendu la copie de leur propre signature, alors qu’ils ne répondaient pas de la même manière aux signaux de contrôle. Cette réaction sélective soutient l’idée qu’un sifflement copié peut servir à étiqueter ou à interpeller son propriétaire. Le résultat est important parce qu’il relie une forme sonore individuelle à une réponse comportementale mesurable. Il ne démontre pas que le dauphin reconnaît un nom au sens humain, ni qu’il comprend une phrase. Il établit un lien fonctionnel précis entre un signal appris et l’identité de l’animal auquel ce signal est associé.

Comme toute expérience, le protocole a des limites. Les chercheurs ont étudié une espèce, dans une région et dans des conditions contrôlées sur le terrain. Ils ont testé des réponses à des sifflements particuliers, non l’ensemble de la communication acoustique. Les animaux peuvent aussi réagir à des informations que les humains ne perçoivent pas, par exemple la présence d’un compagnon ou le contexte immédiat. Les signaux synthétiques éliminent certains indices mais ne reproduisent pas toute la complexité d’une interaction naturelle. C’est pourquoi les conclusions portent sur l’usage d’une signature et la réponse à sa copie, pas sur une traduction des « phrases » de dauphins.

Copier le signal d’un compagnon n’est pas l’appeler par hasard

Les dauphins copient parfois le sifflement-signature d’un autre individu. Les enregistrements montrent que ces copies surviennent plus souvent entre proches, notamment dans des associations de longue durée, comme entre une mère et son jeune ou entre mâles alliés. Elles sont observées lorsque les animaux se séparent ou cherchent à maintenir le contact. Les copies restent rares à l’échelle de tous les sons émis, ce qui rend leur analyse difficile. Les biologistes examinent la ressemblance du contour, les modifications apportées par l’émetteur et la réaction de l’animal visé.

Les signatures sont aussi échangées lorsque des groupes se rejoignent en mer. Des séquences de sifflements peuvent précéder l’intégration des groupes, ce qui suggère une fonction de reconnaissance dans les rencontres sociales. Mais les chercheurs distinguent ces échanges de l’imitation ciblée : une suite de signatures ne signifie pas toujours qu’un individu copie un autre pour lui adresser un message. Le contexte, l’ordre des sons et l’identité des animaux présents changent l’interprétation. La même forme acoustique peut ainsi participer à plusieurs types d’interaction.

Les jeunes développent leurs signatures dans un milieu où les adultes produisent une multitude de sons. Ils ne font pas qu’enregistrer passivement les sifflements entendus : ils construisent des formes nouvelles, puis les utilisent de manière répétée. Cette souplesse permet d’ajuster le signal au système social. Elle pose aussi des questions sur la manière dont un individu garde une représentation de ses congénères. Les recherches sur la reconnaissance croisée, par exemple la capacité à associer un sifflement à un individu connu par d’autres sens, complètent les travaux acoustiques.

Pourquoi le mot « prénom » aide et peut tromper

L’analogie avec un prénom est parlante parce que le sifflement-signature identifie un individu et peut être imité par un congénère. Elle rappelle aussi que certains animaux apprennent des signaux et ne se contentent pas d’émettre des cris fixes. Pourtant, un prénom humain appartient à un système de langue, de règles sociales et de références partagées. Les sifflements-signatures ne sont pas des prénoms au sens strict : on ne sait pas si les dauphins disposent d’une catégorie abstraite équivalente, ni si le signal recouvre toutes les fonctions que nous associons à un nom.

Le terme « langage » demande la même prudence. Les dauphins échangent des informations et apprennent des signaux, mais cela ne prouve pas qu’ils utilisent une grammaire comparable à celle des humains. Des expériences en captivité montrent qu’ils peuvent associer des sons artificiels à des objets ou à des consignes, mais ces tâches n’indiquent pas à elles seules la structure de leur communication sauvage. Pour étudier une éventuelle combinaison de signaux, il faut montrer que l’ordre des éléments porte une information régulière et que les congénères y répondent de façon prévisible.

Les signatures ne représentent qu’une partie du répertoire. Des sifflements partagés, des clics d’écholocation, des sons pulsés et les mouvements du corps participent aux interactions. Les dauphins peuvent synchroniser leurs déplacements, toucher un partenaire, changer de direction ou se placer près de lui. La communication se déroule donc à la fois dans l’eau sonore et dans le comportement visible. Ne traduire les sons qu’en mots humains évite peut-être de manquer la précision de ce qui est déjà démontré.

Le bruit marin complique l’écoute des dauphins

Les moteurs de navires, les sonars, les travaux sous-marins et certaines activités industrielles ajoutent du bruit à un milieu où les dauphins s’orientent et communiquent par le son. Un bruit continu peut masquer un sifflement ; un bruit intense peut provoquer une réaction d’évitement ou perturber momentanément le comportement. Les conséquences varient avec la fréquence, la durée, la distance et le contexte. Les chercheurs étudient les changements de volume, de fréquence ou de rythme des émissions lorsque les animaux se trouvent dans un environnement bruyant.

Une difficulté consiste à différencier une adaptation temporaire d’une perturbation durable. Si un groupe modifie son niveau sonore, cela peut être une réponse immédiate au bruit ambiant ; si les animaux quittent une zone, il faut déterminer si ce départ tient au bruit, à la présence d’un bateau ou à d’autres changements. Les suivis acoustiques passifs enregistrent les sons sans poursuivre les dauphins, mais ils ne permettent pas toujours d’identifier quel animal a produit chaque signal. L’association de microphones sous-marins, de photos d’ailerons dorsaux et d’observations de comportement améliore l’interprétation.

Mieux comprendre les sifflements-signatures a donc une utilité qui dépasse l’analogie des « prénoms ». La recherche renseigne sur la façon dont les dauphins maintiennent le contact dans des groupes mouvants, apprennent des sons et reconnaissent leurs partenaires. Elle permet aussi de mieux mesurer ce qu’un environnement acoustique dégradé peut perturber. Les résultats actuels sont solides sur un point : chez le grand dauphin, un sifflement appris peut porter l’identité d’un individu et sa copie peut déclencher une réponse sélective. La portée exacte de ce système, sa variation d’une population à l’autre et ses liens avec les autres sons restent à étudier.

Ce que cette découverte change dans notre regard

La notion de sifflement-signature a déplacé la question de la communication animale. Il ne s’agit plus seulement de savoir si les dauphins reconnaissent la voix d’un proche, mais s’ils apprennent un signal distinctif et le réutilisent pour cibler un individu. Les expériences de lecture acoustique suggèrent que oui, au moins chez les grands dauphins étudiés. La prudence reste nécessaire : les résultats obtenus sur une espèce et dans certaines populations ne s’appliquent pas automatiquement à tous les cétacés. Les chercheurs poursuivent l’étude de la fonction des sifflements, de leur développement et de la manière dont les dauphins combinent les sons dans leurs interactions.

Des groupes sauvages échangent aussi leurs signatures lorsqu’ils se rencontrent. Dans ces sociétés où les groupes se séparent et se recomposent, un signal individuel peut aider à retrouver un congénère. Les chercheurs ignorent encore si les dauphins utilisent ces sifflements pour évoquer un absent ou comment ils choisissent leur destinataire. L’étiquette vocale est documentée ; une grammaire comparable à celle du langage humain ne l’est pas. Parler de « prénoms » donne une image immédiate, mais l’expression scientifique la plus juste reste celle de sifflements-signatures. Elle décrit une capacité étonnante sans projeter trop vite nos propres catégories sur un animal dont le monde sonore, façonné par la vie sous-marine, demeure en partie à déchiffrer.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.