6 questions à Marina Langlais, directrice de Nautibanque
Marina Langlais : "Je viens du monde de la banque et je me suis d’abord spécialisée dans l’univers des professionnels et des entreprises. La Caisse d’Epargne Côte d’Azur a souhaité créer des centres d’affaires dédiés à 5 secteurs, l’immobilier d’exception, la viticulture, le tourisme, la santé et le nautisme, afin de répondre au plus près aux spécificités de ces activités et de proposer des solutions réellement adaptées. Lorsque l’on m’a proposé de prendre la direction du centre d’affaires consacré au nautisme, je n’ai pas hésité longtemps. Je navigue beaucoup pour mon plaisir avec mon conjoint, et j’ai tout de suite vu dans cette mission un vrai défi. Répondre aux besoins des entreprises du nautisme comme à ceux de leurs clients suppose une expertise très particulière, et c’est précisément ce que nous développons avec Nautibanque."
Marina Langlais : "Nautibanque est une marque créée par la Caisse d’Epargne Côte d’Azur pour accompagner les entreprises du maritime de la région avec tous les services d’une banque, en tenant compte des spécificités de leur activité. Nous pouvons financer leurs investissements, qui sont multiples et très variés, mais également, bien sûr, l’achat de bateaux par leurs clients particuliers. Il faut bien comprendre que le financement d’un bateau exige une véritable expertise qu’une banque généraliste n’est pas toujours en mesure de mobiliser. Chez Nautibanque, nous avons la chance d’être accompagnés par une équipe de spécialistes du nautisme, qui nous permet d’apporter des réponses très précises à nos clients, qu’ils soient particuliers ou entreprises, après une analyse approfondie de chaque dossier."
Marina Langlais : "Nous finançons l’ensemble des besoins des entreprises du maritime installées dans les Alpes-Maritimes et dans le Var. Cela peut concerner un crédit stock pour acheter et revendre un bateau, des contrats de garantie d’usage, ou encore un crédit immobilier pour acquérir des murs, une grue ou une flotte de véhicules. Sur le volet plus spécifiquement lié au bateau, nous proposons naturellement différents types de financements, qu’il s’agisse de crédits, de LOA ou de leasing, pour les professionnels comme pour les particuliers, selon leurs besoins et leur situation patrimoniale. Nous accompagnons ainsi des projets portant sur des unités pouvant aller jusqu’à 40 mètres."
Marina Langlais : "C’est effectivement un sujet complexe, mais nous sommes là pour aider chaque client, qu’il soit particulier ou professionnel, à trouver la solution adaptée à ses besoins réels, à sa situation personnelle ou professionnelle, et bien sûr à sa situation patrimoniale. Nous partons toujours d’un principe assez simple : il ne faut jamais envisager l’acquisition d’un bateau de plaisance comme un centre de profit.
Ensuite, il est essentiel d’avoir une vision très claire du statut fiscal du bateau, notamment au regard de la TVA. En ce qui concerne les pavillons, nous privilégions ceux de la France, de Monaco et de la Grande-Bretagne. Cela dit, après une étude sérieuse du dossier et une bonne compréhension des raisons qui conduisent à envisager un autre pavillon, nous pouvons tout à fait financer un bateau soumis à d’autres législations. Chaque cas est particulier. Chaque demande, chaque situation, appelle une réponse spécifique, que nous pouvons construire avec nos services intégrés ou avec l’appui de cabinets d’avocats spécialisés en droit maritime."
Marina Langlais : "Nautibanque est un centre d’affaires situé juste en face du port de Cannes. Nous travaillons aujourd’hui avec 300 clients professionnels et une centaine de plaisanciers, dont les investissements nautiques sont accompagnés par un pôle d’experts spécialisés dans le financement et le leasing. En 2025, cela a représenté 105 millions d’euros de crédits accordés sur la partie professionnelle et 25 millions d’euros sur la plaisance.
Le plus grand bateau que nous ayons financé est une unité de 49 mètres construite par un chantier italien, pour un montant de 27 millions d’euros."
Marina Langlais : "Nous partons régulièrement en Corse depuis le Var avec mon conjoint, en profitant d’un bateau de location, et c’est toujours un vrai plaisir de faire l’aller-retour en quelques jours pour profiter à la fois de la traversée et de l’île. Ma dernière belle navigation remonte à l’été dernier, juste avant le début de la saison, dans le nord de la Sardaigne et aux îles de la Maddalena, pendant une dizaine de jours. J’en garde un très beau souvenir.
Et pour la prochaine, j’espère pouvoir traverser pour profiter des Baléares."