Wingfoil : le sport de glisse qui explose cet été, comment s’y mettre

Glisse
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Spectaculaire, accessible dans son principe et terriblement addictif dès les premiers vols, le wingfoil s’est imposé comme l’un des sports nautiques les plus en vue. À mi-chemin entre le kitesurf, la planche à voile et le foil, cette nouvelle glisse attire autant les curieux que les passionnés de sensations. Mais avant de décoller au-dessus de l’eau, mieux vaut connaître les bases.

Spectaculaire, accessible dans son principe et terriblement addictif dès les premiers vols, le wingfoil s’est imposé comme l’un des sports nautiques les plus en vue. À mi-chemin entre le kitesurf, la planche à voile et le foil, cette nouvelle glisse attire autant les curieux que les passionnés de sensations. Mais avant de décoller au-dessus de l’eau, mieux vaut connaître les bases.

© AdobeStock - Polina

Le nouveau phénomène des plans d’eau

Il suffit de quelques minutes sur une plage ventée pour comprendre pourquoi le wingfoil fascine autant. Une planche, une aile gonflable tenue à la main, un foil sous les pieds, puis soudain cette impression presque irréelle : le pratiquant quitte la surface de l’eau et file en silence, comme suspendu. Depuis quelques étés, la scène se répète partout. Sur les lacs, dans les baies abritées, le long des côtes atlantiques ou méditerranéennes, le wingfoil s’invite dans le paysage nautique. Plus compact que la planche à voile, moins impressionnant à première vue que le kitesurf, il séduit par sa liberté apparente. Pas de lignes, pas de mât, pas de gréement lourd : l’aile se tient directement à la main et se pilote avec le corps.

Cette simplicité visuelle explique en partie son succès. Le matériel tient facilement dans une voiture, la mise à l’eau est rapide et la pratique peut s’adapter à de nombreux plans d’eau, à condition de respecter les zones autorisées et les conditions météo. À l’heure où les loisirs nautiques se veulent plus souples et plus faciles à organiser pendant les vacances, le wingfoil a trouvé son public.

Pourquoi ce sport plaît autant ?

Le wingfoil coche beaucoup de cases. Il est esthétique, moderne, physique sans être brutal, et surtout riche en sensations. Dès que le foil entre en action, la planche se soulève et le contact avec l’eau change totalement. Le bruit diminue, les frottements disparaissent, la glisse devient plus fluide. C’est ce moment-là qui rend la discipline si addictive.

Il y a aussi une vraie dimension de liberté. On avance grâce au vent, sans moteur, avec une aile que l’on peut neutraliser assez facilement en la plaçant au-dessus de soi. Les pratiquants expérimentés peuvent enchaîner les bords, surfer la houle ou tenter des sauts. Les débutants, eux, découvrent d’abord une pratique progressive, faite d’équilibre, de coordination et de nombreuses chutes. Car le wingfoil n’est pas magique. S’il paraît simple depuis la plage, il demande de la méthode. Il faut comprendre le vent, gérer la puissance de l’aile, trouver son équilibre sur la planche, puis apprendre à faire décoller le foil sans se faire surprendre.

Par où commencer ?

La meilleure façon de s’y mettre reste de passer par une école ou un club. Même pour ceux qui ont déjà pratiqué le paddle, la planche à voile, le surf ou le kite, le wingfoil possède ses propres réflexes. Un encadrement permet de progresser plus vite, mais surtout plus sereinement.

L’apprentissage se fait généralement par étapes. On commence par manipuler l’aile à terre pour comprendre comment elle réagit au vent. Ensuite, on passe sur l’eau avec une planche volumineuse, sans chercher tout de suite à décoller. L’objectif est d’abord d’avancer, de tourner, de revenir à son point de départ et de garder le contrôle. Le foil arrive ensuite. C’est lui qui transforme la glisse classique en vol. Au début, il peut surprendre : la planche monte, redescend, accélère, décroche parfois. Il faut doser l’appui des pieds, garder une posture souple et accepter que tout ne fonctionne pas du premier coup. Mais les progrès peuvent être rapides, surtout avec du matériel adapté et des conditions faciles.

Le bon matériel pour débuter

Pour les premiers essais, mieux vaut privilégier la stabilité plutôt que la performance. Une grande planche, avec suffisamment de volume, permet de monter dessus plus facilement et de garder l’équilibre. L’aile doit être choisie en fonction du gabarit, du niveau et de la force du vent. Quant au foil, il doit être porteur et tolérant, afin de décoller sans nécessiter une vitesse trop élevée. L’erreur classique consiste à vouloir aller trop vite vers du matériel plus technique. Une planche trop petite ou un foil trop nerveux peuvent vite décourager. Au début, le confort et la facilité sont les meilleurs alliés. Le matériel performant viendra plus tard, quand les bases seront bien installées. Pour ceux qui découvrent la discipline pendant les vacances, la location encadrée ou le stage sont souvent les meilleures options. Cela permet de tester différents formats de planches et d’ailes, sans investir immédiatement dans un équipement complet.

Où pratiquer cet été ?

Le spot idéal pour débuter n’est pas forcément le plus beau ou le plus connu. Il doit surtout être simple. Il faut chercher une zone dégagée, sans baigneurs, sans rochers sous le vent, avec assez de profondeur pour le foil et un vent régulier. Une baie abritée, un plan d’eau intérieur ou un lac autorisé peuvent être parfaits pour les premières sessions. Pour commencer, mieux vaut éviter le vent offshore, qui pousse vers le large, ainsi que les conditions trop fortes ou trop irrégulières. Un vent modéré, orienté vers la côte ou légèrement de côté, offre un cadre beaucoup plus rassurant. Il faut aussi se renseigner sur les chenaux, les zones de baignade, les courants et les marées. En été, la cohabitation avec les autres usagers de la mer est un vrai sujet. Baigneurs, paddles, kayaks, bateaux, écoles de voile : chacun doit trouver sa place. Le wingfoil demande donc de choisir son horaire, son spot et sa trajectoire avec bon sens.

La sécurité avant le décollage

Le wingfoil donne une impression de légèreté, mais il reste un sport nautique à part entière. La planche peut être volumineuse, le foil est rigide, l’aile peut tirer fort et le vent peut changer rapidement. Un minimum d’équipement est donc indispensable : leash d’aile, leash de planche selon les conditions, casque, gilet ou veste d’impact, combinaison adaptée à la température de l’eau. Il faut aussi savoir renoncer. Si le vent forcit trop, si l’on dérive, si la fatigue arrive ou si le spot se remplit de monde, mieux vaut rentrer. La progression passe par des sessions régulières, pas par des prises de risque inutiles. Un bon pratiquant n’est pas seulement quelqu’un qui sait voler. C’est quelqu’un qui sait rentrer, même quand les conditions deviennent moins favorables. Cette autonomie fait partie de l’apprentissage.

Un sport d’été, mais une vraie discipline

Le wingfoil a tout du sport star de l’été : il est spectaculaire, photogénique et donne envie depuis la plage. Mais il ne se limite plus à une mode passagère. La pratique se structure, les écoles se multiplient, les niveaux progressent et les formats de compétition se développent : slalom, longue distance, freestyle, vagues, downwind. Cette évolution montre que le wingfoil a trouvé sa place dans la grande famille des sports de glisse. Il attire des profils très différents : anciens planchistes, kitesurfeurs, surfeurs, amateurs de paddle, plaisanciers curieux ou vacanciers à la recherche d’une nouvelle expérience nautique.

Le plaisir de voler au-dessus de l’eau

Le succès du wingfoil tient finalement à une sensation très simple à raconter, mais difficile à oublier : celle de voler. Une fois la planche sortie de l’eau, la glisse devient plus douce, plus silencieuse, presque aérienne. On ne lutte plus contre la surface, on la survole. Pour s’y mettre cet été, inutile de vouloir brûler les étapes. Un cours, un spot adapté, du matériel facile, une météo raisonnable et un peu de patience suffisent pour découvrir les premières sensations. Les chutes feront partie du jeu. Les progrès aussi.

Et le jour où le foil porte enfin la planche sur plusieurs mètres, tout s’éclaire. Le wingfoil n’est plus seulement ce sport étrange que l’on regardait depuis la plage. Il devient une nouvelle façon de lire le vent, de jouer avec l’eau et de prendre le large, sans moteur, sans bruit, avec simplement une aile entre les mains.

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.