Le Sri Lanka, escale de rêve entre océans, traditions et hauts plateaux
Des ports de pêche vivants et profondément ancrés dans la culture locale
Sur la côte sud-ouest, Beruwala reste l’un des ports les plus emblématiques du pays. À l’aube, les bateaux en bois aux couleurs vives rentrent de la pêche, chargés de bonites, surnommées localement le « poulet de mer ». L’activité est intense, rythmée, et offre un aperçu très concret de la vie maritime sri-lankaise.
Plus au sud, Galle conjugue patrimoine et traditions. À quelques encablures de son célèbre fort classé à l’UNESCO, il est encore possible d’apercevoir les pêcheurs sur échasse, une pratique devenue rare mais toujours transmise dans certaines familles. Au nord de la capitale, la lagune de Negombo dévoile un autre visage du littoral, avec ses oruva, ces embarcations à balancier munies d’une grande voile triangulaire, adaptées aux eaux peu profondes.
Des plages contrastées, entre nature et énergie océane
Le littoral sri-lankais se distingue par sa variété. Au sud, les plages de Mirissa, Tangalle ou Kosgoda accueillent chaque année la ponte des tortues marines, notamment protégées grâce à plusieurs centres de conservation. Mirissa séduit aussi par sa longue plage claire, bordée de cocotiers, restée relativement intacte après le tsunami de 2004.
À la pointe sud, Talalla attire surtout une clientèle locale et quelques amateurs de glisse, tandis que la côte est s’impose comme un haut lieu du surf avec Arugam Bay, reconnue bien au-delà de l’île. Plus accessible depuis Colombo, Bentota reste l’une des plages les plus fréquentées, avec ses palmiers plongeant dans une eau aux reflets turquoise.
Un intérieur luxuriant, entre faune sauvage et plantations de thé
Loin du rivage, le Sri Lanka révèle un tout autre décor. La réserve d’Uda Walawe National Park s’étend sur plus de 300 km2 autour d’un vaste réservoir et abrite une population importante d’éléphants vivant encore à l’état sauvage, aux côtés de buffles, varans et nombreuses espèces d’oiseaux.
Au sud-ouest, la Sinharaja Forest Reserve protège l’un des derniers massifs de forêt primaire du pays. Classée au patrimoine mondial, elle concentre une biodiversité exceptionnelle, entre orchidées, fougères géantes et plantes médicinales endémiques.
Les hauts plateaux centraux offrent enfin une ambiance radicalement différente. Autour de Nuwara Eliya, surnommée la « petite Angleterre », s’étendent les célèbres plantations de thé. Introduite à la fin du XIXe siècle après le déclin du café, cette culture a façonné durablement les paysages et l’économie de l’île, donnant naissance au thé de Ceylan, exporté dans le monde entier.
Où séjourner pour une immersion totale
Parmi les hébergements les plus remarquables, le Chena Huts s’impose comme une référence. Installé aux abords du parc national de Yala, l’établissement se compose de lodges indépendants à l’architecture contemporaine inspirée des habitations traditionnelles. Chaque suite dispose d’une piscine privée et s’ouvre sur la nature environnante, offrant une expérience immersive rare. Les tarifs se situent aujourd’hui dans le haut de gamme, en cohérence avec le niveau de prestation et l’emplacement exceptionnel.
Comment s’y rendre aujourd’hui
L’île est desservie par l’aéroport international de Colombo, avec des vols réguliers depuis l’Europe, souvent via le Moyen-Orient. Les tarifs varient selon la saison et la compagnie, mais le Sri Lanka reste globalement accessible au regard de la distance, avec une offre aérienne bien développée et en constante évolution.
Entre escale maritime, exploration naturelle et immersion culturelle, le Sri Lanka continue d’affirmer sa singularité dans l’océan Indien, sans jamais se réduire à une seule facette.
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