Ces îles du Cambodge qui rivalisent avec les plus belles destinations tropicales d’Asie

À seulement 25 kilomètres au large de Sihanoukville, les îles de Koh Rong et Koh Rong Samloem déroulent l’une des plus belles parenthèses balnéaires d’Asie du Sud-Est. Sable blanc, eau translucide, jungle tropicale, plancton bioluminescent et rythme de vie au ralenti : cet archipel cambodgien a tout du refuge insulaire, avec en prime une vraie variété d’ambiances, du village animé aux plages quasi désertes. Voici le guide complet pour savoir quoi voir, quoi faire, quand partir et comment organiser un séjour qui donne immédiatement envie de réserver.

Koh Rong, le visage tropical du Cambodge

Il y a des destinations qui se racontent avec des superlatifs, et d’autres qui s’imposent par la simplicité de leurs évidences. Koh Rong appartient à la seconde catégorie. Deuxième plus grande île du Cambodge, installée dans le golfe de Thaïlande, elle aligne des dizaines de kilomètres de littoral, une vaste couverture de jungle et une succession de plages aux identités très différentes. Sa voisine, Koh Rong Samloem, plus discrète, joue une partition plus douce, plus tranquille, presque méditative. Ensemble, elles composent une échappée insulaire encore suffisamment préservée pour séduire les voyageurs en quête d’eau turquoise, de beaux fonds marins et d’un luxe rare aujourd’hui : l’espace. 
L’archipel n’est pas seulement une carte postale. Sur Koh Rong, on passe d’une ambiance vivante autour de Koh Touch à des étendues presque vides comme Sok San ou Long Beach, tandis que Koh Rong Samloem attire davantage les amateurs de calme, notamment autour de Saracen Bay, Lazy Beach ou Sunset Beach. Cette diversité est l’une des grandes forces du voyage : on peut y construire un séjour festif, contemplatif, nautique, ou un peu tout cela à la fois.

 

Que voir absolument : les plages et les coins emblématiques
Sur Koh Rong, le nom qui revient le plus souvent est Koh Touch. C’est le principal secteur touristique, celui où arrivent de nombreux bateaux et où se concentrent bars, restaurants, hébergements et départs d’excursions. C’est pratique, vivant, animé, et souvent le meilleur point d’entrée pour une première découverte de l’île. Ceux qui aiment l’énergie d’un front de mer en mouvement y trouveront leur compte. 
Pour les voyageurs qui rêvent d’un décor plus ample, direction Long Set Beach, aussi appelée 4K Beach. L’atmosphère y devient plus aérée, le sable semble s’étirer à perte de vue et la mer y prend cette teinte laiteuse et lumineuse qui fait la réputation de Koh Rong. C’est l’une des plus belles options pour mêler baignade, longues marches au bord de l’eau et séjours en resort ou en bungalow avec vue. 
Autre incontournable : Sok San Beach, parfois associée à Long Beach dans certains guides. Située sur la côte ouest, elle est réputée pour son long ruban de sable clair, son village de pêcheurs khmer et ses couchers de soleil spectaculaires. C’est le Koh Rong des grands espaces, celui qui donne l’impression d’avoir trouvé le Cambodge balnéaire loin du bruit du monde. 
Sur Koh Rong Samloem, la vedette reste Saracen Bay, la baie principale. Plus paisible que Koh Touch, elle séduit par sa courbe parfaite, ses eaux calmes et son atmosphère de retraite en bord de mer. C’est un excellent choix pour un séjour reposant, avec assez d’infrastructures pour rester confortable sans perdre l’impression d’être sur une île tropicale hors du temps. 
Pour une ambiance plus confidentielle, Lazy Beach et Sunset Beach figurent parmi les grands classiques de l’île sœur. Lazy Beach est restée célèbre pour son caractère préservé et a même été distinguée par National Geographic parmi les belles plages du monde. Sunset Beach, de son côté, est souvent citée comme l’un des meilleurs secteurs pour le snorkeling et les couchers de soleil.

© AdobeStock

Quoi faire sur place : entre mer, jungle et nuits lumineuses
Le premier luxe de Koh Rong, c’est évidemment la baignade. Mais s’en tenir à la plage serait passer à côté de l’essentiel. L’archipel se découvre aussi en mer, au fil des sorties en bateau, des traversées entre criques et des demi-journées consacrées au snorkeling. Plusieurs spots autour de Koh Rong et Koh Rong Samloem sont réputés pour leurs eaux claires et leur vie sous-marine, notamment du côté de Sunset Beach sur Samloem.  La plongée sous-marine est l’une des activités phares du séjour. Des centres sur les îles proposent sorties et formations, et la destination s’est taillé une réputation solide auprès des voyageurs qui veulent découvrir les fonds cambodgiens sans l’affluence de certaines grandes destinations régionales. L’existence d’aires marines protégées autour des îles renforce d’ailleurs l’intérêt écologique du site. 
Autre expérience signature : la sortie nocturne pour observer le plancton bioluminescent. Quand les conditions sont réunies et que la pollution lumineuse est faible, l’eau s’illumine de petites étincelles bleutées au moindre mouvement. C’est l’un de ces spectacles simples et presque irréels qui restent longtemps en mémoire, surtout lors d’une baignade de nuit ou d’une excursion en bateau au large.  Les plus actifs peuvent aussi miser sur les excursions en bateau, le kayak, le jet-ski, la planche à voile ou encore les balades dans la jungle pour changer du tout-plage. L’intérieur de Koh Rong, vallonné et couvert de forêt, rappelle que l’île n’est pas qu’un décor de lagon, mais un territoire plus vaste, plus sauvage, avec ses reliefs, ses chemins et ses perspectives inattendues sur le littoral.

© AdobeStock

Les incontournables à ne pas manquer
Un séjour réussi dans l’archipel passe souvent par quelques essentiels. D’abord, prévoir au moins une journée pour changer de décor entre Koh Rong et Koh Rong Samloem, séparées par une courte traversée d’environ 20 minutes. Ensuite, consacrer un coucher de soleil à la côte ouest, du côté de Sok San, Lazy Beach ou Sunset Beach. Enfin, réserver une soirée pour tenter l’expérience du plancton lumineux. Trois moments très différents, mais qui résument assez bien l’esprit du lieu : la mobilité douce, la beauté brute et la magie de la mer.
Pour ceux qui restent plusieurs nuits, l’idéal est souvent de combiner deux bases : une première sur Koh Rong pour le mouvement, les départs d’activités et certaines grandes plages, puis une seconde sur Koh Rong Samloem pour ralentir, lire face à la mer, nager longtemps et laisser filer les journées. C’est le meilleur moyen de comprendre que ces îles ne se concurrencent pas : elles se complètent.

 

Activités nautiques : le vrai terrain de jeu des îles
S’il fallait résumer Koh Rong en une image, ce serait celle d’un archipel tourné vers l’eau. Ici, les journées se structurent naturellement autour de la mer. On part le matin en snorkeling, on revient pour déjeuner pieds nus, on reprend le large l’après-midi pour une sortie bateau ou une session de paddle, puis on finit la journée par une baignade au coucher du soleil. L’offre nautique reste simple mais très séduisante : assez variée pour occuper plusieurs jours, sans jamais donner à la destination un visage trop industrialisé. Les voyageurs qui aiment les séjours balnéaires très actifs ont donc de quoi faire : snorkeling, plongée, boat trips, jet-ski, windsurf, sans oublier les traversées locales qui permettent de découvrir des plages moins accessibles. C’est aussi cette dimension marine qui donne à Koh Rong son supplément d’âme par rapport à d’autres îles plus statiques : on n’y vient pas seulement pour s’allonger sur le sable, mais pour vivre avec la mer du matin au soir.

© AdobeStock

Climat : quand partir à Koh Rong ?
Le bon créneau pour profiter pleinement de Koh Rong se situe généralement entre mi-novembre et début mai. Cette période correspond à la saison la plus favorable, avec des journées chaudes, peu nuageuses et une humidité plus basse. Les températures observées sur l’archipel varient ensuite selon les mois, avec environ 25°C en journée durant la période la plus douce, et jusqu’à 35°C voire davantage au cœur des mois les plus chauds. 
La saison des pluies s’étend globalement de mi-mai à début novembre. Cela ne signifie pas qu’il pleut sans interruption, mais plutôt qu’il faut composer avec des averses parfois brèves, parfois plus capricieuses, surtout autour de septembre. En contrepartie, les paysages sont plus verts et la fréquentation souvent moindre. Pour un premier voyage, la fenêtre de décembre à février reste toutefois la plus confortable.

 

Comment s’y rendre ?
L’accès le plus logique passe par Sihanoukville, sur la côte cambodgienne. Les ferries rapides relient ensuite le continent à Koh Rong, avec un trajet d’environ une heure selon la compagnie et la plage d’arrivée. Plusieurs opérateurs desservent l’archipel, et certains services s’arrêtent directement dans les principaux secteurs touristiques comme Koh Touch, Saracen Bay ou Sok San. 
Pour rejoindre Sihanoukville, on peut venir par la route depuis Phnom Penh, mais aussi utiliser l’aéroport international de Sihanoukville, présenté comme la porte d’entrée aérienne de la région côtière et des îles. Le site de l’aéroport affiche des liaisons, notamment vers Siem Reap, Ho Chi Minh-Ville, Kuala Lumpur et Kunming, ce qui facilite l’intégration de Koh Rong dans un itinéraire plus large au Cambodge ou en Asie du Sud-Est.

© AdobeStock

Conseils pratiques avant de partir
Il faut garder en tête que l’archipel reste plus rustique qu’une station balnéaire ultra-équipée. Cela fait une bonne partie de son charme, mais demande un minimum d’anticipation. Le plus simple est de vérifier précisément la plage d’arrivée du ferry avant de réserver son hôtel, car toutes les zones ne sont pas reliées avec la même facilité. 
Autre conseil utile : mieux vaut voyager avec un peu d’organisation, surtout en haute saison, car les meilleurs hébergements bien placés partent vite. Et pour profiter au mieux de l’expérience, il est souvent préférable de choisir son île selon son style de voyage : Koh Rong pour davantage d’animation et de variété, Koh Rong Samloem pour une parenthèse plus sereine.

 

Pourquoi Koh Rong donne autant envie
Parce que tout y semble plus simple. Parce que la mer y est encore la vraie mesure du temps. Parce qu’on peut y passer de la fête à la solitude, d’une jetée animée à une plage presque vide, d’un snorkeling coloré à une nuit éclairée par du plancton phosphorescent. Koh Rong n’est pas seulement une destination de plus dans le golfe de Thaïlande : c’est un archipel qui a su conserver une part de fraîcheur, de lenteur et d’imprévu.
Pour un voyageur en quête d’îles spectaculaires mais encore accessibles, de belles plages sans mise en scène excessive, et d’un Cambodge plus maritime que monumental, Koh Rong et Koh Rong Samloem cochent presque toutes les cases. Et c’est sans doute cela, au fond, leur plus grand luxe : donner l’impression d’avoir trouvé un ailleurs très simple, mais terriblement difficile à quitter.

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.