Scanner France surfe sur la vague Bardot

Le fabricant de semi-rigides de luxe propose des essais sur les modèles de sa série limitée "Carbon" depuis sa marina installée près de la Madrague.
Dans la mythique baie des Canoubiers à Saint-Tropez, sous le soleil tapant de midi. Un semi-rigide au profil élancé, coque gris anthracite, flotteurs noir carbone et sellerie blanche offrant un contraste élégant, s’éloigne d’un ponton situé à deux pas de la Madrague de Brigitte Bardot. A son bord, une belle femme blonde et un homme à l’allure racée. Au vu du décor alentour, on pourrait le croire… Mais non. Les années 60 sont loin et en ce mois d’août, ce n’est pas la sulfureuse actrice et un de ses amants qui prennent le large vers une plage privée de Pampelonne, mais une cliente belge venue essayer un modèle de la série limitée « Carbon » de Scanner France, et Marc Cayrol, gérant du chantier naval Yachting Maintenance installé dans la baie. Car ce sexagénaire, arrivé au village dans les années 70 en tirant des parachutes ascensionnels avec un Riva, est depuis deux ans l’importateur français de Scanner, une entreprise italienne fabriquant des semi-rigides de luxe. Motorisation in-board, coques étroites, larges plateformes pour les bains de soleil, couleurs et matières sur-mesure, depuis 25 ans cette société basée près de Milan imagine et conçoit des semi-rigides qui n’ont plus l’air de l’être. « Ce sont plutôt des « day boats » pour des clients aisés qui ne peuvent pas vivre sans naviguer durant leurs vacances mais qui n’ont pas envie de se compliquer la vie avec une place dans un port », résume Marc Cayrol.
735 chevaux et 40 nœuds de moyenne
De tous les modèles proposés en Italie, le Tropézien a rapporté dans sa baie les plus sophistiqués. Comme le One 999 dans lequel il emmène sa cliente belge faire un tour. L’embarcation de 11,70 m, avec ses deux bains de soleil, son cockpit à la ligne épurée, sa large plateforme en teck massif et sa cabine intérieure avec couchettes et sanitaires, tient plus du mini-yacht que du semi-rigide classique. Facile à manier, idéale pour partir deux ou trois jours en mer, elle permet avec ses 735 chevaux et ses 40 nœuds de moyenne de rejoindre Porquerolles en une heure et demie depuis Saint-Tropez. Avec un passage à la vague remarquable dû à ses étraves très fines en forme de V qui se prolongent jusqu’au bout du bateau, le One 999 promet aussi de rallier la Corse sans trop de secousses.
Quatre modèles dans la série Carbon
Ce jour-là, point de traversée de la Méditerranée pour Marc Cayrol et sa cliente mais des petits tours dans le golfe et la baie de Pampelonne. Histoire de faire voir, à qui les regardera depuis les yachts et la plage, la couleur anthracite de la coque et du gel coat de pont, et les flotteurs en hypalon-néoprène noirs du semi-rigide. Des options réservées à la série « Carbon » qui, en plus du One 999, s’étendent à trois modèles de la gamme Envy – des semi-rigides plus petits que le One aux courbes dessinées selon celles du dauphin -, ainsi qu’au Dillenium 2999, un day boat de 8 m conçu en forme d’os de seiche avec deux larges bains de soleil et un aileron à l’arrière pour s’adosser.
Depuis le large, Marc Cayrol montre aussi à sa cliente les villas aux plus célèbres propriétaires qui surplombent le littoral. Et au moment du retour au ponton de sa marina, il indique bien sûr celle de BB, située à quelques dizaines de mètres seulement. Bien qu’il avoue « jouer là-dessus », c’est aussi un clin d’œil à ses débuts. Car au temps où c’était bien la chevelure blonde de Brigitte Bardot que l’on pouvait apercevoir dans la baie, c’était Marc Cayrol qui était chargé de la maintenance de son Riva.
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