Semi-rigides et day-boats : la plaisance bascule-t-elle dans l’ère de l’usage ?

© AdobeStock - Cavan
Mark Bernie
Par Mark Bernie

Les ventes de bateaux neufs reculent, mais l’envie de prendre la mer reste intacte. Les chiffres sont formels : location, voile légère, kayak et activités de pleine nature résistent mieux que le marché traditionnel. Derrière cette tendance se dessine un nouveau rapport au bateau, où la journée passée sur l’eau compte davantage que la propriété. Et dans cette nouvelle plaisance, semi-rigides et day-boats ont une sérieuse longueur d’avance…

Un samedi matin de juillet, la scène est devenue familière dans les ports de Méditerranée comme sur la façade Atlantique. Une famille arrive avec quelques sacs, une glacière, les affaires de baignade et, parfois, un masque et un tuba. Une demi-heure plus tard, tout le monde est à bord d’un bateau de six ou sept mètres. Direction une crique située à quelques milles, baignade, déjeuner au mouillage, éventuellement une seconde escale avant de rentrer au port en fin d’après-midi. Le soir, chacun dort à terre. Cette plaisance-là ne ressemble guère au modèle traditionnel du bateau familial acheté pour partir plusieurs semaines en croisière. Elle est plus simple, plus courte, plus opportuniste aussi. Mais elle pourrait bien représenter l’une des évolutions les plus importantes du nautisme contemporain.
Les données publiées en 2026 par la Fédération des Industries Nautiques sont révélatrices. Entre septembre 2025 et août 2026, 7 230 bateaux neufs ont été vendus en France, soit une baisse de 5,2 % sur un an. Le recul atteint 6 % pour les voiliers et 5 % pour les bateaux à moteur. Pourtant, dans le même temps, les activités nautiques ne connaissent pas le même ralentissement. La location maritime a bien résisté, avec chez certains acteurs des progressions importantes pendant les mois d’été, tandis que la voile légère, le kayak, les stages et plus largement les activités de pleine nature continuent d’attirer. Le message est assez clair : les Français ne renoncent pas à aller sur l’eau. Ils sont simplement moins nombreux à considérer qu’il faut obligatoirement posséder un bateau pour naviguer. CQFD !

La journée devient l’unité de mesure du nautisme

Pendant longtemps, le parcours du plaisancier semblait presque écrit à l’avance. On apprenait à naviguer, on louait éventuellement pendant quelques années puis, si les moyens le permettaient, on achetait son premier bateau. La place de port, l’entretien et les vacances organisées autour de l’unité faisaient partie du projet. Cette trajectoire n’a évidemment pas disparu. Mais elle n’est plus la seule. Un nombre croissant de pratiquants sait aujourd’hui naviguer, possède parfois un permis depuis plusieurs années et sort régulièrement en mer sans avoir la moindre intention de devenir propriétaire. Ils louent un semi-rigide pendant leurs vacances, embarquent avec des amis, réservent un bateau pour un week-end ou choisissent une unité différente selon le programme.
Ce qui compte de plus en plus n’est pas de posséder le bateau, mais d’accéder facilement à la mer. Le phénomène n’est pas propre au nautisme. Les sports de montagne, le vélo ou encore l’automobile connaissent depuis longtemps le développement de modèles fondés sur l’usage. Il devient parfaitement normal de profiter d’un matériel coûteux ou technique sans en assumer l’achat, l’entretien et le stockage pendant toute l’année. Le bateau suit progressivement le même chemin.

Le semi-rigide, presque idéal pour une journée en mer

Dans cette nouvelle plaisance, le semi-rigide apparaît particulièrement bien placé. Il suffit de regarder les sorties d’un port méditerranéen un matin d’été pour constater leur omniprésence. Un modèle de 6 à 7 mètres offre déjà un excellent compromis. Il peut accueillir une famille ou plusieurs amis, embarquer le matériel nécessaire pour la journée et disposer d’un espace suffisamment important pour le pique-nique, la baignade ou le farniente. Ses flotteurs sécurisent les déplacements à bord et facilitent souvent les baignades. Sa vitesse constitue également un avantage décisif. Une crique située à quinze milles peut être rejointe sans transformer la navigation en expédition. Le rayon d’action devient important tout en conservant un programme très simple : départ le matin, plusieurs mouillages possibles dans la journée et retour avant la soirée.
Pour un plaisancier débutant, le fonctionnement paraît aussi relativement accessible. Une commande moteur, une direction, un GPS, quelques instruments de navigation : la prise en main semble moins intimidante que celle d’un voilier de croisière. Cela ne dispense évidemment ni d’une formation sérieuse ni d’une bonne connaissance des règles de navigation, mais le seuil d’entrée psychologique est plus faible. Le semi-rigide possède enfin un autre avantage : il peut parfois être conservé à terre et mis à l’eau selon les besoins. Dans certaines régions où les places de port sont rares ou coûteuses, cet élément devient loin d’être secondaire.

Le day-boat assume de ne pas tout faire

À côté du semi-rigide, les day-boats répondent à la même logique, mais en privilégiant davantage le confort. Le principe est presque inverse de celui du bateau de croisière classique. Sur un day-boat, l’espace extérieur prime sur les volumes habitables. Les cockpits sont généreux, les banquettes nombreuses, les circulations simples. Une petite cabine permet parfois de faire dormir un enfant, de se changer ou simplement de disposer de toilettes et d’un espace de rangement, mais la nuit à bord n’est plus la priorité. Cette architecture pourrait sembler limitée. Elle est en réalité extrêmement cohérente avec l’usage d’une grande partie des plaisanciers.
Combien de propriétaires de petits bateaux à moteur utilisent réellement leurs couchettes ? Combien passent une semaine entière à bord plutôt que quelques heures ou une journée ? Le day-boat assume donc une vérité longtemps difficile à reconnaître dans la conception des bateaux : toutes les unités n’ont pas besoin de savoir tout faire. Si le programme consiste à sortir le matin, déjeuner dans une baie, se baigner puis rentrer en fin de journée, mieux vaut consacrer le volume du bateau à ce programme plutôt qu’à quatre couchages rarement utilisés.

Acheter un bateau pour naviguer dix jours par an ?

Le basculement vers l’usage repose aussi sur une équation économique assez facile à comprendre. Le prix d’achat n’est qu’une partie du coût d’un bateau. Il faut ensuite ajouter l’assurance, la place de port ou le stockage, l’entretien du moteur, l’antifouling, les réparations, les pièces d’usure et les équipements qu’il faudra tôt ou tard remplacer. Pour un propriétaire qui utilise son bateau une dizaine de jours dans l’année, le coût réel de chaque sortie peut devenir important. À cela s’ajoute une dépense plus difficile à comptabiliser : le temps. Entretenir un bateau fait partie du plaisir pour nombre de plaisanciers. Réparer, améliorer, préparer son unité permet de la connaître parfaitement et participe pleinement à la vie de propriétaire. Mais tout le monde n’en a ni l’envie ni la disponibilité.
Lorsque le samedi prévu pour naviguer se transforme en matinée passée à résoudre un problème de batterie ou à rechercher l’origine d’une panne moteur, le modèle de la location devient soudain très séduisant. Arriver au port, embarquer, naviguer et rendre les clés le soir répond parfaitement aux attentes d’une clientèle qui souhaite profiter du bateau sans nécessairement en faire un mode de vie.

La location change de statut

La location a longtemps été associée à la croisière. Une semaine en Méditerranée, quinze jours aux Antilles ou quelques jours sur un voilier. La location à la journée change profondément cette image. Elle ne remplace plus seulement le bateau que l’on ne possède pas pendant les vacances. Elle devient une alternative durable à la propriété. Le comportement des clients pendant cette saison 2026 va dans ce sens. Les réservations se font plus tard, les séjours raccourcissent et les dépenses sont davantage arbitrées. Dans ce contexte, réserver un bateau pour quelques heures ou une journée apparaît comme une façon plus souple de continuer à profiter de la mer. La météo accentue encore ce phénomène. Pour une sortie à la journée, il est facile de consulter quelques jours auparavant les prévisions de Météo Consult Marine et de choisir son programme en fonction du vent, de l’état de la mer et des conditions attendues. Le départ peut être décalé ou la destination modifiée sans remettre en cause une semaine entière de vacances.
La sortie en bateau se rapproche ainsi progressivement d’une activité de plein air que l’on organise selon les conditions du moment.

Le plaisancier sans bateau n’est plus une contradiction

C’est probablement l’un des changements culturels les plus intéressants, on peut être un plaisancier expérimenté sans être propriétaire. Connaître les règles de navigation, savoir mouiller, effectuer une manœuvre de port et préparer une traversée ne suppose plus nécessairement d’avoir son nom sur un acte de francisation. La location entre particuliers participe elle aussi à cette évolution. Elle augmente considérablement le choix disponible dans certaines zones et permet d’adapter le bateau au programme prévu.
Un couple pourra choisir une petite unité économique. Une famille privilégiera davantage de protection et d’espace. Un groupe d’amis cherchera un bateau plus puissant permettant d’embarquer plusieurs personnes confortablement. Le plaisancier utilise ainsi le bateau dont il a besoin ce jour-là. C’est exactement l’inverse du propriétaire traditionnel, qui doit adapter son programme au bateau qu’il possède.

L’électrique trouve enfin un programme cohérent

Cette plaisance à la journée pourrait également favoriser le développement des motorisations électriques. Pour un bateau destiné à parcourir de longues distances, l’autonomie reste une question fondamentale. Sur un day-boat parcourant quelques dizaines de milles avant de revenir chaque soir au même port, le problème est différent. La distance quotidienne est connue et la recharge peut être effectuée durant la nuit. Le silence et l’absence de vibrations deviennent alors des avantages particulièrement agréables pour une journée passée en famille…
Il serait évidemment prématuré d’imaginer une disparition rapide des moteurs thermiques, qui restent indispensables pour de nombreux usages. Mais le day-boat représente probablement l’un des terrains les plus favorables à l’électrification.

Une nouvelle porte d’entrée vers la mer

Les activités qui résistent le mieux actuellement sont justement celles qui permettent d’accéder simplement au nautisme : voile légère, kayak, wing, stages, location. Un jeune pratiquant peut commencer sur un petit support, découvrir le vent et la mer, passer ensuite à un semi-rigide ou louer un bateau quelques années plus tard. Il n’existe plus forcément de frontière nette entre les pratiques. Cette évolution oblige aussi la filière à revoir sa manière de mesurer son propre dynamisme. Pendant longtemps, vendre davantage de bateaux signifiait mécaniquement avoir davantage de plaisanciers. Ce lien devient moins évident.
Un seul bateau de location peut aujourd’hui permettre à des dizaines de personnes différentes de naviguer pendant une saison. Une unité conservée dans un port à sec peut multiplier les sorties sans occuper un anneau toute l’année. Les ports devront probablement s’adapter à cette nouvelle réalité en développant davantage de cales de mise à l’eau, de zones d’embarquement temporaires, de solutions de stockage à terre ou de bornes de recharge.

Posséder restera pourtant un plaisir incomparable

La montée de l’usage ne signifie évidemment pas la disparition du propriétaire. Avoir son propre bateau reste une expérience difficilement remplaçable. On connaît son unité dans les moindres détails. On peut laisser ses affaires à bord, partir au dernier moment et organiser le bateau exactement selon ses habitudes. Cette relation intime avec une unité constitue même l’une des dimensions les plus fortes de la plaisance, mais elle n’est plus obligatoire et c’est probablement la meilleure nouvelle pour l’avenir de la filière.
Pendant longtemps, le nautisme a souffert d’une image de loisir complexe, coûteux et réservé à ceux qui pouvaient acheter et entretenir un bateau. Le développement de la location, du semi-rigide et du day-boat réduit une partie de ces barrières. Pour découvrir le plaisir de naviguer, il n’est pas nécessaire de préparer un tour du monde ni même de partir une semaine en croisière, il suffit souvent d’un bateau, d’une belle prévision météo et d’une crique située quelques milles plus loin…
 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.