Romain Roger, Aventura Yachts : « Notre ambition est d’atteindre le niveau d’un grand constructeur tout en conservant notre esprit familial »

Charline David
Par Charline David

Des premiers catamarans construits dans un garage familial aux chaînes d’assemblage du chantier de Bizerte, en Tunisie, Aventura Yachts a parcouru un chemin considérable en un peu plus de vingt ans. Fondée par Éric Roger au début des années 2000, l’entreprise s’est progressivement imposée sur le marché du multicoque, avec une gamme de catamarans à voile et à moteur en constante évolution. Aujourd’hui à la direction générale, son fils Romain Roger poursuit cette aventure familiale avec de nouvelles ambitions industrielles et plusieurs modèles attendus dès 2027. Il revient pour Le Figaro Nautisme sur les grandes étapes de cette histoire, les rencontres qui ont façonné la marque et les défis qui attendent le chantier.

Le Figaro Nautisme : Aventura Yachts est une aventure familiale qui a débuté avec votre père, Éric Roger, au début des années 2000. Comment est née l'idée de créer ce chantier et quelle était son ambition à l'époque ?

Romain Roger : « L'histoire a commencé assez spontanément ! Mon père avait déjà créé et dirigé plusieurs entreprises lorsqu'il a décidé de prendre sa retraite, alors qu'il n'avait qu'une quarantaine d'années. Il souhaitait notamment consacrer du temps à la rénovation de notre maison familiale. Mais après seulement quelques mois, l'envie d'entreprendre l'a rattrapé ! Passionné de navigation, il a saisi l'occasion de reprendre une petite activité spécialisée dans la construction de catamarans. Avec ma mère, ils ont commencé à fabriquer leurs premiers bateaux dans un garage, avec des moyens modestes, mais beaucoup d'enthousiasme.

Les premiers modèles ont rapidement trouvé leur public, ce qui les a encouragés à poursuivre l'aventure. Mon père a progressivement acquis plusieurs moules de bateaux, notamment ceux de catamarans de 23 et 28 pieds, afin de développer une première gamme. À ce moment-là, il n'avait pas de grandes ambitions industrielles. Son objectif était avant tout de renouer avec l'entrepreneuriat en exerçant une activité qui le passionnait. C'est finalement cet enthousiasme, associé à l'accueil favorable des premiers clients, qui a permis à Aventura de prendre son essor. »

 

Le Figaro Nautisme : Quels souvenirs gardez-vous des premières années d'Aventura Yachts ? Quels ont été les principaux défis rencontrés pour faire connaître la marque et développer les premiers catamarans ?

Romain Roger : « Ce sont des années qui m'ont énormément appris. À l'origine, je n'avais pas pour ambition de rejoindre l'entreprise familiale. Je me consacrais principalement à mes études et au sport. C'est en découvrant le monde professionnel que j'ai commencé à envisager une autre orientation. Mon père m'a alors proposé de rejoindre le chantier, et j'ai finalement accepté. Il tenait toutefois à ce que j'apprenne le métier comme n'importe quel collaborateur. J'ai donc commencé au bas de l'échelle et découvert progressivement les différents rouages de l'entreprise, depuis la fabrication des composites jusqu'à la menuiserie, l'électricité, l'électronique et la partie commerciale.

Cette formation sur le terrain a été une véritable chance. Elle m'a permis d'acquérir une connaissance approfondie de la construction nautique, mais aussi de comprendre le fonctionnement du chantier et le rôle essentiel de chaque métier. À cette époque, Aventura était encore une petite entreprise installée dans la région de La Rochelle, où se trouvaient déjà de grands noms de la construction nautique. Nous avons donc cherché à nous différencier en développant des modèles adaptés à des marchés plus spécifiques, plutôt que de nous positionner directement face aux grands constructeurs.

Cette stratégie nous a permis de trouver notre clientèle, mais nous souhaitions aller plus loin dans le développement de la marque. Nous avons alors étudié la possibilité de transférer notre production à l'étranger. La Pologne et la Tunisie figuraient parmi les destinations envisagées. Nous avons finalement choisi la Tunisie, pour sa situation au cœur de la Méditerranée et les opportunités qu'elle offrait à notre activité. Je m'y suis installé le 2 janvier 2006, à 22 ans, pour prendre la responsabilité de la production. C'était une expérience particulièrement enrichissante. Il fallait recruter, former les équipes et organiser un chantier dans un environnement totalement nouveau.

Les premières années nous ont demandé beaucoup d'adaptation, notamment lors du ralentissement économique de 2008, puis pendant la révolution tunisienne de 2011. Cette dernière est intervenue au moment où nous développions l'Aventura 33, un modèle qui allait devenir particulièrement important pour le chantier. Malgré une interruption temporaire de notre activité, nous avons mené ce projet à son terme. Avec une vingtaine d'unités construites en quatre ans, l'Aventura 33 a marqué une étape décisive dans notre développement et conforté notre volonté de poursuivre dans le multicoque. »

Aventura 23
Aventura 23

Le Figaro Nautisme : Vous avez aujourd'hui pris la direction générale de l'entreprise fondée par votre père. Comment s'est déroulée cette transmission et qu'est-ce que cela représente pour vous de poursuivre cette aventure familiale ?

Romain Roger : « La transmission s'est construite naturellement au fil des années. Depuis notre installation en Tunisie, nous avons toujours travaillé en étroite collaboration, avec des responsabilités complémentaires. De mon côté, j'ai pris en charge la gestion du chantier, la production et l'organisation des équipes. Mon père se consacrait davantage au développement commercial, au réseau de distribution et aux grandes orientations de l'entreprise. Nous avons chacun apporté notre vision. J'avais beaucoup d'idées, l'envie de développer de nouveaux projets et de faire évoluer rapidement nos méthodes. Mon père m'apportait son expérience d'entrepreneur et sa capacité à prendre du recul. Nos échanges ont parfois été animés, mais cette complémentarité nous a permis de faire progresser Aventura et de prendre les décisions ensemble.

Depuis un à deux ans, mon père me confie progressivement davantage de responsabilités dans la direction générale. Il reste néanmoins très impliqué dans les choix stratégiques. Nous continuons à échanger régulièrement sur l'avenir du chantier et sur les modèles que nous développons. Cette histoire est aussi celle de toute une famille. Ma mère a accompagné le projet dès ses débuts et mon épouse travaille également dans l'entreprise, où elle intervient notamment sur les questions financières et juridiques. Aventura occupe une place considérable dans notre vie quotidienne. Les bateaux sont un sujet de conversation permanent, y compris lorsque nous nous retrouvons en famille !

Poursuivre ce que mon père a commencé représente donc bien plus qu'une responsabilité professionnelle. C'est une aventure à laquelle je suis profondément attaché, avec l'envie de préserver les valeurs qui nous ont permis d'avancer tout en préparant les prochaines étapes de notre développement. »

 

Le Figaro Nautisme : En un peu plus de vingt ans, Aventura Yachts a considérablement évolué. Avec votre regard sur l'histoire du chantier, de quelle transformation êtes-vous aujourd'hui le plus fier ?

Romain Roger : « Ce qui me rend particulièrement fier, c'est de voir ce que nous sommes parvenus à construire collectivement, tant sur le plan des bateaux que de notre outil de production. Nous sommes partis d'une fabrication à petite échelle, avec une gamme relativement limitée. Au fil des années, nous avons progressivement développé nos propres modèles, élargi notre offre et structuré nos méthodes de travail. Notre installation à Bizerte, en 2015, a constitué une avancée importante. Le nouveau chantier, situé au bord du lac et bénéficiant d'un accès direct à la mer, nous a permis d'envisager des catamarans de dimensions supérieures et de disposer d'un environnement davantage adapté à nos ambitions.

Mais l'accélération la plus spectaculaire est arrivée avec l'Aventura 37, présenté en 2022. Nous avions consacré une partie de la période du Covid à son développement, et l'accueil commercial a été particulièrement encourageant, avec une vingtaine de commandes enregistrées dès sa présentation au salon. Il a fallu accompagner cette demande en augmentant rapidement nos capacités industrielles. En six mois, nous avons recruté plus de 150 collaborateurs et porté nos surfaces de production de 5 800 à plus de 10 000 m². Nous avons ensuite poursuivi les investissements avec un nouveau bâtiment de 6 600 m² consacré à l'assemblage. Cette croissance nous a conduits à repenser complètement l'organisation du chantier. Nous avons développé des chaînes d'assemblage, spécialisé davantage les postes de travail et renforcé la coordination entre les différents métiers.

Ce changement a été rendu possible grâce à l'engagement de nos équipes. Certains collaborateurs nous accompagnent depuis les premières années en Tunisie et ont participé à chaque étape de cette évolution. Leur capacité à acquérir de nouvelles compétences, à transmettre leur savoir-faire et à s'adapter à nos ambitions est remarquable. C'est probablement ma plus grande satisfaction aujourd'hui : avoir réussi à faire évoluer Aventura vers une véritable organisation industrielle en conservant cette implication collective qui nous accompagne depuis le début. »

 

Le Figaro Nautisme : Passer d'un chantier à taille humaine à un constructeur capable de proposer une gamme aussi étendue suppose des changements importants. Y a-t-il eu un moment charnière, une décision ou un modèle qui a véritablement fait basculer Aventura Yachts dans une autre dimension ?

Romain Roger : « Il y a eu plusieurs étapes importantes, mais je retiendrais particulièrement notre rencontre avec Samer Lasta, en 2015. Elle a profondément influencé l'évolution de nos bateaux et l'identité de la marque. À l'époque, Samer venait de créer sa propre activité après avoir travaillé pendant une dizaine d'années chez Darnet Design. Un vendredi, il s'est présenté au chantier pour nous proposer ses services. Nous étions justement en train de réfléchir à un nouveau catamaran à moteur d'une dizaine de mètres, mais le projet avait déjà été engagé avec un autre cabinet. Nous lui avons expliqué notre situation. Il nous a alors proposé de travailler sur sa propre interprétation du bateau et de nous présenter quelque chose dès le lundi suivant. Avec mon père, nous avons été assez surpris par sa proposition. Imaginer un projet en un seul week-end nous paraissait particulièrement ambitieux ! Mais le lundi matin, nous avons effectivement reçu ses premiers plans.

Nous avons immédiatement apprécié son approche et sa capacité à comprendre nos attentes. Cette rencontre a donné naissance à l'Aventura 10 Power, présenté à Cannes en 2016, et surtout à une collaboration qui se poursuit encore aujourd'hui. Depuis, Samer conçoit tous nos nouveauxmodèles. Nous avons progressivement construit une véritable identité autour de bateaux aux lignes contemporaines, confortables, performants et proposés à des prix compétitifs. C'est cette philosophie que nous défendons aujourd'hui à travers notre positionnement de "premium abordable".

L'évolution de notre gamme a ensuite été rapide, avec notamment l'Aventura 34 en 2018, l'Aventura 44 en 2019, puis l'Aventura 14 en 2021. Ce dernier a reçu le prix de "Multicoque de l'année" lors du Salon International du Multicoque de La Grande-Motte. Une distinction qui nous a apporté une belle reconnaissance et qui a récompensé le travail réalisé par nos équipes. L'Aventura 37 a ensuite permis de franchir une nouvelle étape commerciale et industrielle. Samer est aujourd'hui bien plus qu'un partenaire avec lequel nous développons des bateaux. Il fait pleinement partie de l'aventure Aventura. Notre collaboration a joué un rôle fondamental dans l'évolution du chantier. »

 

Le Figaro Nautisme : En tant que directeur général, quels sont aujourd'hui les principaux défis industriels auxquels Aventura Yachts doit faire face pour poursuivre son développement ?

Romain Roger : « Notre priorité est désormais de consolider la croissance que nous avons connue ces dernières années et de poursuivre la structuration du chantier. Nous disposons aujourd'hui d'un outil industriel beaucoup plus important, avec des capacités de production qui nous permettent d'envisager de nouveaux développements. L'enjeu est de continuer à améliorer notre organisation pour gagner en efficacité et accompagner l'évolution de notre gamme. Cela passe par la mise en place de processus de fabrication toujours plus précis, le renforcement de nos équipes de management et, surtout, la formation de nos collaborateurs. Dans notre métier, les compétences humaines restent essentielles, même lorsque nous investissons dans des équipements plus performants.

Nous souhaitons également maîtriser davantage certaines étapes de fabrication. Ces dernières années, nous avons notamment engagé un travail pour intégrer progressivement la réalisation d'une partie de nos aménagements intérieurs. Nous avons investi dans de nouvelles machines, dont des équipements de découpe automatisée, afin de gagner en autonomie et de mieux organiser les différentes phases de production. Un autre enjeu important est de conserver notre capacité à répondre aux attentes des clients. C'est ce qui nous a toujours permis de développer des modèles différents et d'explorer de nouveaux segments du marché. Nous proposons aujourd'hui des catamarans à voile, mais également plusieurs gammes à moteur. Notre gamme Explorer, par exemple, répond à une demande pour des bateaux offrant une bonne autonomie, des espaces de vie généreux et une consommation de carburant maîtrisée.

Le marché de la location représente également une part croissante de notre activité. Il y a encore quelques années, près de 80 à 90 % de nos ventes concernaient des propriétaires privés. Désormais, les commandes se répartissent pratiquement à parts égales entre les particuliers et les professionnels du charter. Cette diversité constitue un véritable atout. Elle nous permet de nous adresser à plusieurs clientèles et d'adapter notre production aux évolutions du marché. Notre objectif est de poursuivre cette dynamique en nous dotant d'une organisation toujours plus performante, sans renoncer à la souplesse et à la proximité qui caractérisent Aventura depuis ses débuts. »

 

Le Figaro Nautisme : Avec une gamme de catamarans déjà particulièrement étendue, quelles nouveautés pouvons-nous attendre chez Aventura Yachts en 2027 et 2028 ?

Romain Roger : « Nous avons effectivement plusieurs nouveautés importantes en préparation, avec un calendrier particulièrement chargé pour les deux prochaines années. La première sera l'Aventura 43, dont la présentation est prévue en avril 2027, au Salon International du Multicoque de La Grande-Motte. Ce nouveau catamaran à voile viendra compléter notre offre entre l'Aventura 37, qui reste aujourd'hui notre modèle le plus vendu, et l'Aventura 45.

Nous souhaitons également faire évoluer ce dernier avec davantage de possibilités de personnalisation, notamment en matière d'aménagements intérieurs, pour répondre aux attentes des propriétaires qui recherchent un bateau davantage adapté à leurs envies. Nous travaillons parallèlement sur l'Aventura Explorer 47, qui devrait être présenté à l'automne 2027, probablement lors du Cannes Yachting Festival. Il viendra compléter notre gamme de catamarans à moteur aux côtés de l'Explorer 37, en reprenant les principes qui caractérisent ces unités : autonomie, confort, volumes habitables et maîtrise de la consommation.

Enfin, nous prévoyons de lancer le nouvel Aventura 48 à voile vers la fin de l'année 2027, avec une éventuelle mise à l'eau au début de 2028 selon l'avancement du projet. Ce modèle intégrera notamment un flybridge avec un poste de barre, ainsi qu'une nouvelle organisation des espaces de vie pour offrir davantage de confort à bord. Et nous préparons déjà la suite, puisqu'un autre projet est actuellement en cours de conception pour 2028. Nous avons toujours eu une activité de développement assez soutenue pour un chantier de notre taille. Cette volonté de faire évoluer régulièrement nos modèles fait partie intégrante de notre identité. »

 

Le Figaro Nautisme : Si vous vous projetez dans les vingt prochaines années, quelle entreprise souhaitez-vous construire ? Et surtout, qu'aimeriez-vous qu'Aventura Yachts ait conservé de l'esprit insufflé par votre père à ses débuts ?

Romain Roger : « J'aimerais avant tout qu'Aventura poursuive son développement et devienne une marque reconnue bien au-delà de nos marchés historiques. Nous bénéficions aujourd'hui d'une belle visibilité en France et notre présence se renforce progressivement en Europe. L'objectif est désormais de faire connaître nos catamarans à une clientèle véritablement internationale. Nous avons bien sûr de grandes ambitions. Pourquoi ne pas envisager, un jour, de faire partie des cinq principaux constructeurs mondiaux de catamarans ? Ce serait une belle reconnaissance du travail accompli. Mais cela ne signifie pas que nous souhaitons nécessairement atteindre les volumes de production des plus grands groupes. Ce qui compte à mes yeux, c'est de construire une entreprise solide, durable, reconnue pour la qualité de ses bateaux, leur conception et leurs performances.

Je souhaite aussi que nous conservions cet esprit entrepreneurial qui a toujours animé mon père. Cette envie de proposer de nouvelles idées, de faire évoluer nos bateaux et de rester proches des clients nous a permis d'arriver là où nous sommes aujourd'hui. Et puis, il y a évidemment la dimension familiale, à laquelle je suis très attaché. Quand je repense à mes parents qui fabriquaient eux-mêmes leurs premiers catamarans dans leur garage, et que je vois ce qu'est devenu Aventura, je mesure le chemin parcouru. Aujourd'hui, mon rôle est aussi de préparer l'avenir pour que cette entreprise puisse continuer à se développer pendant de nombreuses années. Et qui sait, peut-être que ma fille souhaitera un jour poursuivre l'aventure ! Elle s'intéresse déjà beaucoup aux bateaux. Ce serait une belle continuité dans notre histoire familiale, mais je tiens à ce qu'elle puisse choisir librement son propre parcours.

L'essentiel est qu'Aventura conserve cette passion et cette envie d'entreprendre qui sont à l'origine de toute cette histoire. »

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.