Fabrice Amedeo - Newrest - Art & Fenêtres : dernière ligne droite avant le grand départ !

Vendée Globe
Lundi 5 octobre 2020 à 17h15

C’est plus que jamais la dernière ligne droite avant le grand départ. La semaine dernière a été dense pour Fabrice Amedeo et son équipe. Au programme : la reprise de navigations techniques pour valider les récents travaux à bord, des sorties avec les médias et enfin le passage de la tempête Alex sur la Trinité-sur-Mer.

© Pierre Bouras / Newrest - Art & Fenêtres
C’est plus que jamais la dernière ligne droite avant le grand départ. La semaine dernière a été dense pour Fabrice Amedeo et son équipe. Au programme : la reprise de navigations techniques pour valider les récents travaux à bord, des sorties avec les médias et enfin le passage de la tempête Alex sur la Trinité-sur-Mer.

Comme un avant-gout de l’hiver dans les mers du Sud. Fabrice Amedeo et son équipe ont dû faire le dos rond en fin de semaine avec le passage de la redoutable tempête Alex sur le Morbihan.  « C’était assez stressant de la voir arriver, explique le skipper, car on n’est jamais à l’abris d’un bateau ou d’un ponton qui se décroche et qui vienne endommager notre Imoca. A un mois du Vendée Globe, tout incident peut vite être une catastrophe ». L’équipe a donc doublé l’amarrage du bateau jeudi soir, renforcé celui de ses voisins de ponton, mis des pare-battages et des bouées gonflables partout, et frappé des amarres sur le quai d’en face. Jérémie Flahaut, membre de l’équipe technique, est resté dormir à bord.

« Nous avons d’abord eu 40 nœuds de vent de sud en avant du front, détaille Fabrice. Ce sont des conditions standards de tempête mais le vent de sud rentre pile dans l’axe du chenal de la Trinité donc c’est toujours compliqué. Heureusement, nous étions à marée basse. Puis le vent est tombé d’un coup. C’était stressant car il n’y avait plus de vent mais le sémaphore de Belle Ile annonçait un record absolu de 103 nœuds (185 km/h), davantage que la tempête de 1987, et il y avait 70 nœuds à Quiberon. On savait que ça arrivait. Le vent d’ouest est rentré très brutalement et est monté jusqu’à 59 nœuds dans le port et 73 nœuds à la sortie du chenal. Cet épisode a duré une heure. Ça a été très brutal et très court ».

Rien à signaler donc à bord de Newrest - Art & Fenêtres qui n’a subi aucun dommage.

Mis à part cette alerte météo, le reste de la semaine a permis de cocher des cases dans la « job liste » d’avant départ. Fabrice et son équipe ont en effet quelques derniers éléments à valider :

- Une nouvelle centrale inertielle. Installée en secours de la centrale Quadrans principale financée l’an dernier par Trescal, elle va permettre à Fabrice de partir avec trois circuits d’électronique et de pilote automatique totalement indépendants. « C’est un élément tellement important pour finir la course mais aussi pour rester performant en cas de dégradation du scénario à bord, qu’il vaut mieux être ceinture et bretelles », affirme Fabrice.

- Des éléments d’ergonomie : Simon Chevallier a installé un siège de veille précieux pour les longues heures de demi-sieste sous la casquette avec une écoute dans les mains. Il faut s’assurer que sa fixation résiste aux vibrations du bateau lancé à haute vitesse sur le champ de bosses des mers du Sud.

- Les systèmes de charge électrique. Fabrice partira avec trois sources d’énergie à bord : l’éolien, l’hydrolien (avec des hydrogénérateurs), le solaire et le fossile avec l’ambition d’utiliser le moins de gasoil possible.

- De nouveaux systèmes de sécurité. Fabrice naviguera autour du monde avec deux systèmes encore peu matures mais susceptibles d’éviter un choc avec un OFNI (objet flottant non identifié). Le système Oscar : système de caméras fixés en tête de mât, susceptible d’identifier la forme d’un iceberg, d’un container ou d’un cétacé et d’alerter en cas de route de collision. Et un Pinger, développé par une société australienne, qui pourrait faire fuir les baleines dans un rayon de 1 mille autour du bateau.

Le programme des jours à venir : naviguer encore et toujours pour ne laisser passer aucun détail d’ici le départ de la Trinité-sur-mer pour les Sables d’Olonne, prévu le 14 ou le 15 octobre selon la météo.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.