Manu Cousin (Groupe SÉTIN) 23e du Vendée Globe 2020-2021

Vendée Globe
Samedi 20 février 2021 à 9h35

Ce samedi 20 février à 08 heures 35 minutes et 40 secondes (heure française), Manuel Cousin (Groupe SÉTIN​) a franchi la ligne d’arrivée devant les Sables d’Olonne après 103 jours, 18 heures, 15 minutes et 40 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le skipper Sablais, originaire de Normandie, finit à la 23ème place. Le marin, qui a subi de nombreuses difficultés sur le parcours, est un véritable modèle de persévérance.

©Olivier Blanchet/Alea
Ce samedi 20 février à 08 heures 35 minutes et 40 secondes (heure française), Manuel Cousin (Groupe SÉTIN​) a franchi la ligne d’arrivée devant les Sables d’Olonne après 103 jours, 18 heures, 15 minutes et 40 secondes de course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le skipper Sablais, originaire de Normandie, finit à la 23ème place. Le marin, qui a subi de nombreuses difficultés sur le parcours, est un véritable modèle de persévérance.

L’ambiance

Dans la lumière féérique du petit matin, sous un ciel orangé, une grosse houle, Groupe SÉTIN est apparu au large des Sables d'Olonne sous grand-voile arisée et petite voile d'avant poussé par 25 nœuds de vent. Manu Cousin nous a offert une arrivée magique lui qui n'a jamais cessé de partager les ciels et les mers qu'il a recontrés tout au long de sa circumnavigation...

La course de Manu

Fort d’un bagage technique qualitatif après avoir passé une vingtaine d’années dans l’industrie automobile, Manuel Cousin, passionné de voile depuis sa tendre enfance, a choisi de se reconvertir sur le tard pour réaliser son rêve, celui de devenir marin professionnel. « Je l’ai tellement voulu d’être ici aujourd’hui. Lorsque je regarde les routages et la cartographie, je trouve ça dingue. J’ai encore du mal à réaliser. » disait-il à mi-parcours. Depuis le départ, le Sablais d’adoption n’a eu de cesse de répéter que son but serait de terminer cette course mythique dont il rêvait tant. Et c’est chose faite. Déterminé plus que tout, le skipper de Groupe SÉTIN a toujours crié haut et fort sa détermination et sa persérance dans chaque difficulté rencontrée.

Parti dès le 8 novembre des Sables d’Olonne sur un rythme soutenu comme s’il partait sur une transatlantique (beaucoup de matossage, mais toujours beaucoup de bonne humeur !), le marin choisit de nous partager son quotidien en mer. Après un pot-au-noir peu coopérant, le marin s’engage dans la descente de l’Atlantique Sud avec, comme à son habitude, un sourire jusqu’aux oreilles. « Le temps était une vraie appréhension avant le départ, mais en réalité ça passe très vite », disait-il. Il entame alors les premières dépressions des mers du Sud avec enthousiasme et un regard d’enfant face aux premiers albatros. S’en suivent des semaines à une cadence quasi insoutenable et des premiers gros soucis qui le forceront à appuyer sur la pédale du frein.

« On passe du bien-être à une situation ou tout vous tombe sur la tête », et beaucoup de choses sont tombées sur la tête de Manu sur cette course. En effet, le 11 décembre, après avoir passé le cap de Bonne Espérance, Manu Cousin remarque une importante fissure sur le casque de son safran bâbord le forçant à effectuer des réparations toute la nuit durant, il ne baisse pas les bras, et repart au plus vite avec prudence. Idem début janvier lorsque son pilote automatique se rebelle et fait partir le bateau à l’abattée entrainant des dommages, notamment sur sa grand-voile. Le 8 février, c’est au tour de la tige de vérin de quille (servant à faire penduler la quille) de faire des siennes. Il passe alors 48 heures, jour et nuit, à réparer, motivé par la remontée du chenal qui se rapproche et dont il rêve tant. Face à autant d’adversités, Manu aura toujours été combatif afin d’atteindre son objectif.

Le skipper de Groupe SÉTIN, toujours étonné de ce qu’il vient d’accomplir, n’aura cessé de nous partager sa joie et son bonheur d’être sur cette course. Il était loin d’imaginer son Vendée Globe  comme cela, mais il revient avec des souvenirs d’une aventure extraordinaire. « Dans les moments durs on se demande ce qu’on fait là et dès qu’on rentre on a déjà envie d’y retourner. J’ai pris tellement de plaisir. Jamais je n’ai pensé à arrêter, j’ai toujours réfléchi aux solutions pour aller jusqu’au bout.”

Bravo Manu !

LES STATISTIQUES DE MANU COUSIN / GROUPE SÉTIN

Il a parcouru les 24 365.74 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 9.78 nœuds.

Distance réellement parcourue sur l’eau : 29 115.69 milles à 11.69 nœuds de moyenne.

LES GRANDS PASSAGES

Equateur (aller)

23e le 23/11/2020 à 18h04 UTC, après 15j 4h 44min de course, à 5j 04h 45min du leader (HUGO BOSS)

Cap de Bonne-Espérance

20e le 7/12/2020 à 18h12 UTC, après 29j 04h 37min de course, à 6j 19h 01min après le leader (APIVIA)

Cap Leeuwin

21e le 23/12/2021 à 19h35 UTC, après 45j 6h 15min de course, à 10j 08h 10min après le leader (APIVIA)

Cap Horn

22e le 14/01/2021 à 23h38 UTC, après 67 jours 10h 18min de course, 12j 09h 55min après le kleader (Maître CoQ IV)

Equateur (retour)

21e le 01/02/2021 à 13h57 UTC, après 85j 00h 37min de course, 15j 18h 45min après le leader (Bureau Vallée 2)

Son bateau

Architecte : Farr Yacht Design

Chantier : 2007, Southern Ocean Marine, Nouvelle-Zélande

Mise à l'eau : février 2007

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.