La Boulangère Mini Transat : L'autoroute des Canaries en passe de réouverture

Course au large
Par Figaronautisme.com/La Boulang?re Mini Transat

Ce samedi, alors qu’ils évoluent, pour la grande majorité d’entre eux, au large du Portugal, entre Porto et de Lisbonne, et dans la partie Est d’une dorsale, les 89 marins toujours en lice dans la 24e édition de La Boulangère Mini Transat progressent au portant, propulsés par un flux de secteur nord nord-est. Ce vent, qui souffle actuellement entre 7 et 10 nœuds, est toutefois prévu de s’essouffler dans la soirée, promettant ainsi de ralentir nettement la cadence de la flotte.

©Vincent Olivaud I La Boulangère Mini Transat
Ce samedi, alors qu’ils évoluent, pour la grande majorité d’entre eux, au large du Portugal, entre Porto et de Lisbonne, et dans la partie Est d’une dorsale, les 89 marins toujours en lice dans la 24e édition de La Boulangère Mini Transat progressent au portant, propulsés par un flux de secteur nord nord-est. Ce vent, qui souffle actuellement entre 7 et 10 nœuds, est toutefois prévu de s’essouffler dans la soirée, promettant ainsi de ralentir nettement la cadence de la flotte.

Si cela confirme le scénario pressentit dès hier, notamment pour la journée de demain, ce qui change, en revanche, c’est le menu de la semaine prochaine. Les petits airs instables et évanescents annoncés devraient en effet céder la place aux fameux alizés portugais. En panne depuis quelques jours, ces derniers semblent bel et bien décidés à s’établir de nouveau, et ainsi à ouvrir (enfin) l’autoroute des Canaries aux Ministes !

Alors que la totalité des concurrents de La Boulangère Mini Transat (exception faite de Franck Lauvray (346 – Alice), d’Alpha Eon Diakite (254 – 30 jours de mer pour nos héros) puis de Matthieu Sapin (958 – Assurinco – Urban Corail) et Aurélien Dhervilly (429 – XFLR6 Cherche Propergol), auteurs d’un pit-stop à Gijón) ont maintenant débordé le cap Finisterre. Ils poursuivent désormais leur route au large des côtes portugaises, profitant de conditions plutôt agréables. Des conditions de vent portant, sur une mer qui s’est nettement aplanie et rangée ces dernières heures, qui leur permettent de filer entre 6 et 9 nœuds de moyenne, sur des trajectoires néanmoins relativement différentes. Pour preuve, le peloton s’étale, ce samedi, sur plus de 130 milles en latéral. Et pour cause, chacun cherche le meilleur chemin pour gagner au plus vite vers le sud, composant au mieux dans la partie Est d’une crête barométrique. Certains misent ainsi sur une trajectoire au plus près des côtes espérant, à juste titre, profiter de la brise thermique cet après-midi. D’autres préfèrent rester plus au large. Dans ce contexte, il convient clairement de prendre quelques pincettes concernant le pointage, les marins étant positionnés au plus près de l’orthodromie (route directe) ayant logiquement l’avantage sur la cartographie. Dans les faits, il n’est pas à exclure que la petite bande constituée de Federico Waksman (1019 Repremar – Shipping Agency Uruguay), Marie Gendron (1050 – Léa Nature), Jacques Delcroix (753 – Actual), Carlos Manera Pascual (1081 – Xucla) et Julien Letissier (1069 – Frérots Branchet) soit réellement la mieux placée chez les Proto. La donne est quelque peu différente chez les bateaux de Série où il ne fait aucun doute que l’Italien Luca Rosetti (998 – Race = Care) mène la danse, et avec une belle petite avance même puisqu’il précède Félix Oberlé (1028 – Mingulay) de 6,7 milles et Bruno Lemunier (893 – Kalisto & Aérobab) de près du double.

Des écarts de plus en plus conséquents à attendre

La suite ? Elle s’annonce un peu délicate pour les 36 prochaines heures, avec un vent qui va perdre en intensité dans la soirée. La journée de demain, notamment, devrait clairement se jouer au ralenti pour l’ensemble des solitaires. Lundi, en revanche, les uns et les autres seront vraisemblablement soumis à des régimes différents. Les leaders devraient en effet profiter d’un flux d’est après le passage du cap Saint-Vincent, dans le prolongement du détroit de Gibraltar, quand les autres devraient, eux, batailler au près dans un flux mollasson de sud-ouest. Si cela se passe comme annoncé, les écarts, déjà conséquent dans la mesure où près de 270 milles séparent le premier du dernier, devraient encore s’accentuer, ainsi que le confirme Christian Dumard, le consultant météo de l’épreuve. « On peut s’attendre à ce que la flotte s’étire par devant mais la bonne nouvelle c’est que mardi, tous les skippers devraient bénéficier d’un vent de nord-est, les alizés portugais ayant manifestement décidé de se remettre en place ».  C’est un changement important pour la fin de course de cette première étape entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma. En premier lieu parce que ce nouveau scénario météo va offrir enfin de belles glissades sous spi aux marins. Ensuite parce les premières arrivées aux Canaries sont désormais prévues dans la nuit de mardi à mercredi pour les bateaux de tête. A noter par ailleurs : Martin Oudet (871 – Vaincre le Mélanome) a rejoint le port de Baiona, en Galice, ce matin aux environs de 8h30. Le Lorientais a indiqué à la Direction de course qu’il faisait face à un black-out d’énergie. Il tente actuellement de trouver la source du problème afin de le solutionner puis de reprendre sa course. Rappelons que son escale doit durer a minima 12 heures et au maximum 72 heures.

Pour suivre la course, rendez-vous sur la cartographie, actualisée toutes les 4 heures

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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