
Au pointage de 11 heures, le maxi-trimaran venait de franchir la latitude des îles Canaries, fort de plus de 700 milles d’avance sur la trace de référence établie par Francis Joyon en 2017, après 37 jours de mer. Un avantage conséquent, mais loin d’être décisif à ce stade.
Car l’équipage se prépare désormais à affronter une tempête d’une rare intensité, la plus violente jamais rencontrée par le bateau depuis sa mise à l’eau en 2019. À partir de vendredi, la navigation exigera une vigilance extrême. « Elle va nous intercepter au large des Açores et nous accompagner jusqu’au golfe de Gascogne, avec des vents très violents de 40 à 50 nœuds en rafales et surtout une mer énorme, avec plus de 10 mètres de houle », a détaillé le marin de 57 ans dans un message audio envoyé depuis le bord, alors qu’il s’apprête à boucler son 10e tour du monde.
La fin de parcours s’annonce donc incertaine. « Terminer ce Trophée Jules Verne ne sera pas simple. Tout dépendra de notre capacité à gérer cet écueil », a reconnu Coville, évoquant une arrivée possible à Brest à partir de la nuit de samedi à dimanche.
Pour s’emparer du Trophée Jules Verne, dont le temps de référence est fixé à 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes, Sodebo Ultim 3 devra couper la ligne au large de Ouessant avant dimanche 25 janvier à 20 heures 31 minutes et 35 secondes. Une course contre la montre... et contre les éléments.
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