
À suivre la cartographie en temps réel, beaucoup se sont étonnés de voir Guirec céder de l’avance face à Adrien, sur les traces du parcours établi il y a plus de deux décennies par Jean Luc Van Den Heede, toujours détenteur du record en monocoque. La lecture brute des distances peut pourtant être trompeuse.
Sur toute la descente de l’Atlantique, Guirec a longtemps navigué au plus près de la route directe théorique, quasiment superposée à celle suivie par VDH il y a 21 ans. Une trajectoire tendue, efficace, où la vitesse pure de l’Ultim faisait naturellement la différence. Mais une fois le cap Horn franchi, l’équation change radicalement.
Le multicoque, aussi rapide soit-il, paie alors son principal handicap : le cap. Plus large, plus exposé, plus exigeant structurellement, l’Ultim doit composer avec des contraintes que le monocoque connaît moins. Pour préserver la plateforme et éviter une usure prématurée, Guirec choisit volontairement d’aller chercher des vents plus portants, quitte à rallonger la route sur la cartographie. Ce détour apparent est en réalité un gage de régularité et de fiabilité sur la durée.
Dans chaque océan, la stratégie se répète : accepter de s’éloigner de la ligne idéale pour maintenir un bateau sain, capable d’encaisser les longues semaines de mer restantes. Le gain en vitesse instantanée laisse alors place à une navigation plus mesurée, pensée pour durer, loin de toute précipitation.
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