Vire-Vire 2026 : près de 150 voiliers attendus dans la rade de Marseille le 4 octobre

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Le dimanche 4 octobre, la rade de Marseille va de nouveau se remplir de voiles à l’occasion du Vire-Vire Banque Populaire Méditerranée. Organisée depuis 1948 par la Société Nautique de Marseille, cette régate hors norme devrait réunir près de 150 bateaux et un millier d’équipiers pour une grande course-poursuite de 13 milles nautiques.

Le dimanche 4 octobre, la rade de Marseille va de nouveau se remplir de voiles à l’occasion du Vire-Vire Banque Populaire Méditerranée. Organisée depuis 1948 par la Société Nautique de Marseille, cette régate hors norme devrait réunir près de 150 bateaux et un millier d’équipiers pour une grande course-poursuite de 13 milles nautiques.

À Marseille, le Vire-Vire est bien davantage qu’une simple régate. Depuis sa création en 1948, le rendez-vous est devenu une véritable institution nautique, au point de se présenter volontiers comme le « championnat du monde de la rade de Marseille ». Le dimanche 4 octobre 2026, la Société Nautique de Marseille réunira une nouvelle fois une flotte particulièrement éclectique : près de 150 monocoques habitables de toutes tailles sont attendus, avec à leur bord environ un millier de participants.

Navigateurs aguerris, plaisanciers occasionnels, équipages familiaux et marins participant parfois à leur toute première course se retrouvent sur le même plan d’eau. Certains équipages n’hésitent d'ailleurs pas à venir déguisés, participant à l'atmosphère très particulière de l'événement. Autre singularité conservée depuis les débuts de l’épreuve : l’inscription est gratuite.

Une course-poursuite géante dans la rade

La particularité sportive du Vire-Vire tient surtout à son système de départ. Faire courir ensemble des voiliers aux dimensions et aux performances très différentes impose en effet de rééquilibrer les chances. Plutôt que de faire partir toute la flotte simultanément avant d’appliquer un handicap au classement, les organisateurs ont choisi le principe de la course-poursuite.

Les bateaux les plus lents s’élancent donc les premiers. Les unités les plus rapides partent progressivement derrière elles avec un objectif simple : les rattraper avant l’arrivée. Le résultat est particulièrement lisible puisque, une fois les départs calculés, le premier bateau qui franchit la ligne d’arrivée remporte l’épreuve.

Pour les concurrents, la formule promet une spectaculaire partie de chasse sur l’eau. Pour le comité de course, elle représente surtout un redoutable exercice de calcul. Il faut déterminer pour chacun des quelque 150 bateaux une heure de départ précise, en fonction de ses caractéristiques, afin de donner à tous une chance théorique d’atteindre l’arrivée au même moment. La ligne restera ainsi ouverte pendant plus de deux heures, entre 10h45 et 12h50.

Les barquettes traditionnelles et les Vieux Gréements participent également à la fête, mais hors classement. Ils disposent donc d’horaires fixes : 10h45 pour les barquettes et 11h20 pour les Vieux Gréements.

Treize milles autour de Marseille

S’il existe une incertitude avant le départ, elle ne concerne pas la distance. Le parcours est resté pratiquement immuable depuis la création du Vire-Vire : une boucle de 13 milles nautiques tracée à l’intérieur des deux rades marseillaises. Seul le sens de rotation est décidé en fonction de la direction du vent.

Le départ est donné devant la piscine des Dauphins, au niveau du Vallon de l’Oriol. Selon les conditions, les concurrents mettent ensuite le cap vers le sud et les bouées de la Madrague, au-delà de l’entrée du Port de la Pointe Rouge, ou remontent vers la rade nord en direction des bouées Pinèdes, face aux Terrasses du Port. Après avoir effectué leur boucle, les bateaux reviennent couper la ligne exactement là où leur course a commencé. Une configuration qui permet également de suivre une grande partie de la régate depuis le littoral et d’observer la flotte évoluer dans les deux rades.

Une régate où tout le monde peut repartir avec un lot

La compétition reste bien présente, notamment parmi les équipages les plus expérimentés. Mais l’esprit du Vire-Vire dépasse largement le seul résultat sportif. La Société Nautique de Marseille met ainsi en jeu de nombreux lots qui seront distribués lors de la remise des prix. Particularité : ils ne seront pas uniquement réservés aux premiers du classement. Une partie sera attribuée par tirage au sort, permettant aux simples plaisanciers et aux équipages venus avant tout profiter de la journée de repartir eux aussi récompensés.

Une manière de préserver l’ADN d’une régate pensée depuis près de huit décennies comme une grande fête populaire de la voile marseillaise.

 

Vire-Vire 2026 : les horaires à retenir

Les inscriptions fermeront le samedi 3 octobre à 12h, afin de permettre aux organisateurs d’établir les horaires de départ de chaque bateau. La liste définitive des inscrits ainsi que les heures de départ seront affichées à la Société Nautique de Marseille le samedi 3 octobre à 18h. Le lendemain, dimanche 4 octobre, la ligne ouvrira officiellement à 10h45 devant la piscine des Dauphins, au Vallon de l’Oriol. Les barquettes partiront à 10h45, suivies des Vieux Gréements à 11h20. Les départs se poursuivront ensuite jusqu’à 12h50.

La journée s’achèvera à 18h, avec la remise des prix organisée à la Société Nautique de Marseille.

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.