SailGP : l’équipe de France veut terminer sa tournée européenne en force à Genève

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Deux semaines après un Grand Prix de Valence compliqué, DS Automobiles SailGP Team France retrouve la compétition sur le lac Léman avec une idée en tête : repartir de l’avant. Pour ce dernier rendez-vous européen de la saison 2026, Quentin Delapierre et son équipage entendent corriger les erreurs commises en Espagne et retrouver le niveau de performance affiché plus tôt dans la saison.

Deux semaines après un Grand Prix de Valence compliqué, DS Automobiles SailGP Team France retrouve la compétition sur le lac Léman avec une idée en tête : repartir de l’avant. Pour ce dernier rendez-vous européen de la saison 2026, Quentin Delapierre et son équipage entendent corriger les erreurs commises en Espagne et retrouver le niveau de performance affiché plus tôt dans la saison.

© Jason Ludlow for SailGP

 

Valence est désormais derrière eux. Deux semaines après un week-end espagnol qui n’a pas répondu aux attentes, les Français retrouvent les F50 à Genève pour le onzième Sail Grand Prix de la saison. Un rendez-vous important, puisqu’il marquera également la fin de la tournée européenne avant le départ du championnat vers les Émirats arabes unis.

Sur le lac Léman, où treize équipes sont attendues les samedi 19 et dimanche 20 septembre, DS Automobiles SailGP Team France abordera donc la compétition avec une ambition très claire : transformer les enseignements de Valence en résultats.

Les départs au cœur du travail après Valence

Le Grand Prix espagnol avait laissé un goût amer. Dans un vent léger et particulièrement difficile à lire, l’équipage français n’était jamais réellement parvenu à imposer son rythme. Quatre manches seulement avaient finalement été disputées sur les cinq prévues, dans un week-end qui avait largement rebattu les cartes et envoyé des équipages inhabituels en finale. Depuis, le débriefing a été minutieux. L’équipe s’est notamment concentrée sur les phases de départ, où quelques secondes peuvent suffire à faire basculer une manche.

« Cela s’est parfois joué sur deux ou trois secondes où nous n’avons pas exécuté le mouvement que nous avions prévu et, à ce niveau-là, cela suffit pour se retrouver derrière plutôt que devant », reconnaît Quentin Delapierre. L’objectif n’est donc pas de bouleverser le fonctionnement du groupe, mais de gagner en précision dans l’exécution. « Valence a été difficile, mais je crois sincèrement que nous sommes dans le droit chemin. Le résultat ne remet pas en cause notre process. En revanche, nous avons regardé précisément ce qui n’avait pas fonctionné, notamment sur les départs », poursuit le pilote français.

Retrouver le niveau affiché à Sassnitz

Genève doit désormais permettre aux Français de remettre en pratique le travail engagé depuis plusieurs mois et de retrouver la dynamique entrevue lors de précédentes étapes. À Sassnitz, en Allemagne, l’équipage avait notamment décroché une victoire de manche et frappé les esprits en établissant un nouveau record absolu de vitesse en SailGP : 107,63 km/h à bord du F50 français. Une performance spectaculaire qui rappelle tout le potentiel du bateau et de son équipage lorsque l’ensemble des paramètres s’alignent. Mais le lac Léman proposera un exercice très différent. Les prévisions annoncent une nouvelle fois des vents légers, dans un contexte où les variations de force et de direction peuvent rapidement bouleverser une course.

Le lac Léman, un plan d’eau où rien n’est jamais acquis

Pour sa deuxième édition, le Rolex Switzerland Sail Grand Prix retrouvera Genève dans un cadre aussi spectaculaire que technique. Les courses doivent se tenir samedi et dimanche entre 15h30 et 17h, avec trois manches programmées chaque jour si les conditions météorologiques le permettent. Après une première édition disputée à guichets fermés en 2025, le Race Stadium sera de nouveau installé au plus près du plan d’eau, avec le Jet d’Eau et les Alpes en toile de fond. Un décor de carte postale, mais certainement pas un terrain de jeu tranquille.

Sur un lac, les masses d’air sont influencées par le relief et les effets thermiques locaux. Le vent peut ainsi évoluer rapidement en force comme en direction, obligeant les équipages à modifier leurs réglages, leur stratégie et parfois leur manière de faire voler le F50. « Le lac Léman est une vraie terre de voile et c’est toujours très agréable de venir naviguer ici, devant un public de connaisseurs », souligne Quentin Delapierre. « C’est aussi un plan d’eau qui met en exergue l’essence de notre sport : la capacité à s’adapter. » Pour le Français, la clé sera donc de saisir chaque opportunité offerte par le vent. « Il faut réussir à prendre ce qu’il nous donne pour en tirer le maximum et faire voler le F50. »

Genève, dernière étape européenne avant Dubaï et Abu Dhabi

Le rendez-vous suisse aura également une saveur particulière puisqu’il refermera le chapitre européen de la saison 2026. Après Genève, les F50 ne retrouveront la compétition que deux mois plus tard, aux Émirats arabes unis. Deux étapes resteront alors au programme : Dubaï les 21 et 22 novembre, puis Abu Dhabi les 28 et 29 novembre.

Trois Grands Prix restent donc à disputer cette saison, et autant d’occasions pour l’équipage français de convertir davantage son potentiel en résultats réguliers. À Genève, l’objectif sera d’abord de repartir sur des bases solides, avant d'aborder le sprint final du championnat. Une DS N°4 aux couleurs du F50 français dévoilée à Genève Le week-end suisse ne se jouera pas uniquement sur l’eau. Partenaire titre de l’équipe depuis janvier 2026, DS Automobiles profitera également de l’événement pour présenter une DS N°4 spécialement habillée aux couleurs du F50 français.

Le modèle adoptera une livrée associant Bleu Nuit et Gold métallisé, directement inspirée de l’identité visuelle du catamaran français. Les lignes de son aile rigide, mais également les trajectoires et les données liées à la performance en SailGP ont servi de fil conducteur à cette création unique. Un clin d’œil supplémentaire au partenariat entre le constructeur automobile et l’équipe française, dans un week-end qui donnera également lieu à plusieurs rencontres et opérations destinées aux partenaires et invités du projet. Mais pour Quentin Delapierre et son équipage, l’essentiel se jouera évidemment sur l’eau. Après Valence, Genève doit servir de réponse sportive. Et permettre à DS Automobiles SailGP Team France de quitter l’Europe sur une prestation plus conforme à ses ambitions.

 

L'équipe
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.