24H Ultim : Ultim et Ocean Fifty prêts à lâcher les chevaux au large de Lorient

Course au large
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Après une première journée spectaculaire consacrée aux runs de vitesse, les choses sérieuses commencent à Lorient. Ce vendredi 25 septembre à 13 heures, quatre ULTIM® et onze Ocean Fifty s’élanceront sur une même ligne de départ pour la cinquième édition des 24H Ultim. Devant eux : près de 24 heures de navigation, deux parcours dans le golfe de Gascogne et une météo qui pourrait rendre le final particulièrement tactique.

Après une première journée spectaculaire consacrée aux runs de vitesse, les choses sérieuses commencent à Lorient. Ce vendredi 25 septembre à 13 heures, quatre ULTIM® et onze Ocean Fifty s’élanceront sur une même ligne de départ pour la cinquième édition des 24H Ultim. Devant eux : près de 24 heures de navigation, deux parcours dans le golfe de Gascogne et une météo qui pourrait rendre le final particulièrement tactique.

© Alexis Courcoux

Jeudi, le plan d’eau lorientais avait presque des airs de terrain de jeu idéal. Soleil généreux, mer plate et une dizaine de nœuds de vent : suffisamment pour permettre aux grands trimarans de décoller sur leurs foils et aux Ocean Fifty de montrer tout leur potentiel. Cette journée de runs, organisée à la veille du départ, a surtout donné un premier aperçu des vitesses que les équipages seront capables d’atteindre une fois la course lancée.

À bord des quinze multicoques, 130 invités ont pu découvrir au plus près les accélérations de ces machines hors normes. Avec des pointes à plus de 30 nœuds chez les Ultim, l’expérience avait de quoi marquer les esprits.

Banque Populaire XI donne le ton

Et puisque ces runs étaient aussi chronométrés, les équipages ne se sont pas contentés du spectacle. Chez les ULTIM®, Maxi Banque Populaire XI s’est montré le plus rapide avec un temps de 1 minute et 56 secondes, devançant SVR-Lazartigue d’une petite seconde.

Armel Le Cléac’h et son équipage ont notamment atteint des pointes à 33-34 nœuds dans la matinée. Même intensité chez les Ocean Fifty. Sodebo Fifty s’est imposé avec un run bouclé en 3 minutes et 07 secondes, devant Viabilis Océans, crédité de 3 minutes et 16 secondes. Un avant-goût seulement, car à partir de vendredi, il ne sera plus question d'un mille lancé mais d'une véritable course au large.

Quinze multicoques sur une même ligne

À 13 heures, les deux classes s’élanceront simultanément entre Groix et la pointe du Talus, à Kerroch. Le bateau comité sera placé au centre de la ligne : les onze Ocean Fifty partiront à bâbord, tandis que les quatre ULTIM® prendront position à tribord.

La procédure de départ durera dix minutes et gare aux plus pressés : tout bateau franchissant prématurément la ligne écopera d'une pénalité d'une heure. Une fois le départ donné, les deux flottes suivront des parcours similaires dans leur principe, mais adaptés à leurs performances respectives : environ 500 milles pour les ULTIM® et 400 milles pour les Ocean Fifty.

Cap sur le golfe de Gascogne

La première partie du parcours conduira les concurrents vers la Jument des Glénan, qu'ils devront laisser à tribord, avant de mettre le cap vers le large d'Ouessant et le waypoint Banque Populaire Grand Ouest. Près de 150 milles attendront déjà les équipages sur cette première portion. Viendra ensuite l'un des principaux morceaux de cette édition : une longue descente vers le cœur du golfe de Gascogne. Les ULTIM® devront parcourir environ 160 milles sur ce bord, contre 120 milles pour les Ocean Fifty.

Après avoir contourné les waypoints Région Bretagne et Lorient Agglomération, les concurrents amorceront leur remontée vers la Bretagne, avec Groix comme dernier passage avant le retour sur Lorient. Sur la carte, le dessin paraît relativement simple. Sur l'eau, il pourrait rapidement devenir beaucoup plus subtil.

Une première nuit à grande vitesse

La météo devrait permettre aux bateaux d'exprimer une bonne partie de leur potentiel dès les premières heures de course. Au départ, un léger flux de nord-ouest est attendu. Le vent devrait ensuite progressivement se renforcer autour de 15 nœuds, puis atteindre localement 20 nœuds, avant de basculer au nord pendant la nuit.

Des conditions favorables à de longues séquences rapides au reaching puis au portant. Pour les Ultim en particulier, les compteurs pourraient rapidement s'affoler. Mais la vitesse pure ne suffira pas.

Le retour vers Lorient pourrait rebattre les cartes

C'est en effet dans les dernières heures que la situation pourrait devenir beaucoup plus incertaine. À l'approche de Lorient samedi matin, le vent pourrait progressivement perdre de sa vigueur avant de nettement faiblir en fin de matinée. Un scénario capable de transformer les derniers milles en véritable casse-tête stratégique. Les équipages auront donc tout intérêt à revenir le plus rapidement possible vers Groix et la ligne d'arrivée, sous peine de voir leur avance fondre avec la brise.

Dans une course aussi courte, chaque décalage, chaque empannage et chaque choix de trajectoire peut coûter cher. Les performances très proches observées lors des runs de jeudi laissent également entrevoir des écarts réduits entre les bateaux.

Après la démonstration, place donc à la confrontation. 500 milles à pleine vitesse pour les ULTIM®, 400 pour les Ocean Fifty et une nuit entière pour faire la différence : les 24H Ultim peuvent désormais commencer.

 

Pensez à consulter les prévisions sur METEO CONSULT Marine.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.