Les destinations incontournables d’octobre 2026

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Entre arrière-saison méditerranéenne, retour des températures plus douces sous les tropiques et grandes migrations marines, octobre ouvre des fenêtres de voyage très différentes selon les continents. Six destinations permettent de profiter pleinement de ce mois de transition, sur terre comme sur l’eau.

Europe : Malte €€€

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En octobre, Malte conserve une douceur méditerranéenne tout en sortant de la période la plus chaude et la plus fréquentée. La Valette se parcourt plus facilement, entre fortifications, palais et balcons fermés. Face à elle, les Trois Cités rappellent l’importance stratégique du Grand Harbour, l’une des rades les plus spectaculaires d’Europe. Les traversées en bateau et les promenades sur les remparts donnent la mesure d’un archipel construit autour de ses ports.
Gozo apporte un rythme plus rural, avec la citadelle de Victoria, les salines, les criques et les sentiers côtiers. Comino et le Blue Lagoon restent très recherchés lors des belles journées ; partir tôt ou choisir une excursion moins standardisée limite la sensation de saturation. L’eau peut encore inviter à la baignade, mais le vent et les épisodes orageux deviennent plus présents. Il faut suivre les drapeaux, éviter les rochers battus par la houle et accepter qu’une sortie en mer soit reportée.
Malte convient ainsi à un séjour de quatre à six jours mêlant culture, plongée et randonnée. Les bus desservent une grande partie de l’archipel, tandis qu’une voiture facilite Gozo. Les plongeurs doivent choisir un centre reconnu et ne jamais considérer les épaves ou grottes comme des sites accessibles sans qualification adaptée.


Afrique : le Cap-Vert €€€

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Octobre se situe à la sortie progressive de la saison humide au Cap-Vert. Les paysages de Santiago et Santo Antão peuvent conserver des nuances vertes inhabituelles, tandis que les températures de l’air et de l’eau restent élevées. Les îles proposent pourtant des voyages très différents : plages et sports nautiques à Sal ou Boa Vista, vallées et randonnées à Santo Antão, histoire et musique à Santiago et São Vicente.
Cette diversité impose de choisir plutôt que d’additionner. Les vols inter-îles et les ferries peuvent connaître des changements, et la mer entre certaines îles n’a rien d’une promenade tranquille. Pour une semaine, mieux vaut se concentrer sur une île ou un duo logique. Mindelo et Santo Antão forment par exemple un ensemble culturel et montagneux, tandis que Sal s’adresse davantage à ceux qui recherchent une base balnéaire simple.
Octobre peut encore connaître des épisodes pluvieux, surtout au début du mois et selon les îles. Les ravines et routes de montagne exigent alors de la prudence. Sur les plages ouvertes à l’Atlantique, vagues et courants doivent être pris au sérieux. Le Cap-Vert récompense les voyageurs qui regardent la météo locale plutôt qu’une moyenne nationale et qui laissent une marge dans leurs correspondances.


Asie : la mer intérieure de Seto, Japon €€€€

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En octobre, la mer intérieure de Seto profite généralement de températures plus douces et d’une humidité moins pesante qu’en plein été. Entre Honshu et Shikoku, des centaines d’îles ponctuent une mer relativement abritée, reliées par des ferries, des ponts et de petites lignes locales. Okayama, Takamatsu, Hiroshima ou Onomichi peuvent servir de portes d’entrée selon l’itinéraire choisi.
Naoshima, Teshima et Inujima associent villages, paysages marins, musées et installations d’art contemporain. Leur succès impose de préparer la visite : certains musées ferment un jour fixe, les billets peuvent nécessiter une réservation et les ferries ne circulent pas à la même fréquence toute l’année. Passer une nuit sur une île permet de retrouver les quais après le départ des visiteurs à la journée et de ne pas réduire l’archipel à une succession d’expositions.
Plus à l’ouest, la Shimanami Kaido relie Onomichi à Imabari sur environ 70 kilomètres, en franchissant plusieurs îles par de grands ponts. Octobre est apprécié des cyclistes car la chaleur recule, mais le vent, la pluie et la nuit plus précoce doivent entrer dans le calcul des étapes. Location de vélo, restitution, traversées et hébergements se réservent en amont. La saison des typhons n’étant pas totalement terminée, les alertes météorologiques et les éventuelles interruptions de ferry restent à surveiller.


Amériques : la Nouvelle-Angleterre, États-Unis €€€€

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En octobre, la Nouvelle-Angleterre change de couleur. Du Maine au Massachusetts, érables et bouleaux passent du jaune au rouge, avec un pic variable selon la latitude, l’altitude et les conditions de l’année. Boston fournit une porte d’entrée urbaine avant de rejoindre les petites villes du littoral, les phares et les ports qui ont longtemps vécu de la pêche et du commerce maritime.
Dans le Maine, l’Acadia National Park associe granite, forêts et Atlantique. La route de Park Loop, les sentiers et les points de vue autour de Cadillac Mountain sont très recherchés pendant la période des feuillages ; réservations et règles d’accès doivent être vérifiées. Plus au sud, Portland, Portsmouth ou Cape Ann offrent une combinaison de quais, musées, restaurants de produits de la mer et excursions côtières.
L’automne n’est pas uniforme. Les journées peuvent être douces, mais pluie, brouillard et premières nuits froides arrivent vite. Les traversées, excursions d’observation des baleines et services saisonniers réduisent progressivement leur activité. Un itinéraire routier doit donc rester raisonnable : quelques étapes bien choisies permettent de profiter des couleurs sans passer le voyage à poursuivre un pic de feuillage impossible à prévoir exactement.


Amérique du Sud : Fernando de Noronha, Brésil €€€€

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Au large du Nordeste brésilien, Fernando de Noronha protège des paysages volcaniques, des plages et des fonds marins parmi les plus réputés du pays. Octobre se situe pendant la période généralement plus sèche, avant que la houle de l’Atlantique Nord ne transforme progressivement certains secteurs à l’approche de l’été austral. Les conditions peuvent favoriser la plongée et le snorkeling, sans que la visibilité ou la mer soient jamais garanties.
L’archipel est soumis à des règles de protection, à des droits d’accès et à des quotas ou réservations pour certains sites. Baía do Sancho, Baía dos Porcos et les sentiers du parc ne se visitent pas comme des plages urbaines. Il faut consulter les procédures officielles, choisir des opérateurs autorisés et accepter les fermetures liées à la conservation. Tortues, dauphins et oiseaux restent des animaux sauvages : distance et consignes priment sur la photo.
Le coût du vol, de l’hébergement et des taxes place Noronha dans une catégorie élevée. Un séjour de plusieurs nuits permet toutefois d’amortir le déplacement et d’alterner sorties marines, randonnées et plages. La limitation des ressources en eau et la gestion des déchets invitent à voyager léger, à réduire le plastique et à ne pas demander à l’île le confort illimité d’une grande station.


Océanie : la Grande Barrière de corail, Australie €€€€

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Octobre est l’un des mois les plus recherchés pour découvrir la Grande Barrière de corail. Dans le Queensland tropical, il marque la transition entre saison sèche et période plus chaude et humide. L’eau est agréable, les journées souvent lumineuses et plusieurs régions restent accessibles : Cairns et Port Douglas au nord, les Whitsundays plus au sud, puis les récifs autour de Lady Elliot et Lady Musgrave.
Le choix du point de départ compte davantage que la volonté de voir « le meilleur récif ». Une sortie vers le récif extérieur demande une longue traversée ; un séjour insulaire donne accès à des récifs frangeants ; une croisière de plusieurs nuits privilégie le temps dans l’eau. Après certaines pleines lunes du printemps austral, la reproduction synchronisée des coraux peut se produire, phénomène majeur mais impossible à garantir à un voyageur.
Le parc marin impose un comportement rigoureux : ne pas toucher le corail, utiliser les mouillages autorisés, respecter le zonage et choisir un opérateur détenteur des permis nécessaires. Octobre reste soumis au vent, à la houle et aux premières chaleurs lourdes. Prévoir une journée de marge évite de transformer une météo défavorable en excursion décevante.


Octobre, le mois des transitions bien choisies

Ces six destinations n’ont en commun ni le climat ni le budget, mais elles profitent toutes d’un changement de saison. Malte prolonge la Méditerranée, le Cap-Vert retrouve ses paysages après les pluies, la mer intérieure de Seto devient plus agréable à parcourir, la Nouvelle-Angleterre flamboie, Fernando de Noronha entre dans une fenêtre marine recherchée et le Queensland profite encore d’un bon équilibre tropical.
Le calendrier reste un guide, jamais une assurance. Avant de réserver une traversée, une randonnée ou une sortie en mer, il faut contrôler les prévisions, les horaires saisonniers, les formalités d’entrée et les règles environnementales. Les bulletins de METEO CONSULT permettent d’anticiper les conditions au plus près du départ, tandis que les informations nautiques et portuaires doivent toujours être vérifiées dans des documents actualisés comme le Bloc Marine et auprès des autorités locales.
 

Et avant de vous y rendre, pensez à consulter les prévisions météo sur METEO CONSULT et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine. 

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.