Varadero, plage star de Cuba, veut se remplir à nouveau de touristes

Escales
Dimanche 12 septembre 2021 à 14h32

Des eaux cristallines, 21 kilomètres de sable blanc et pourtant, presque pas un touriste: Varadero, la station balnéaire la plus célèbre de Cuba, espère bien se remplir à nouveau avec la réouverture des frontières annoncée pour novembre, malgré la crise sanitaire.

"Je suis totalement optimiste (...), en novembre ça redeviendra le paradis de toujours", assure à l'AFP l'Espagnol Lorenzo Rubio, directeur général de l'hôtel Royalton Hicacus, au bord de cette plage située à 140 kilomètres de La Havane et régulièrement classée dans le top 10 des plus belles plages au monde du site Tripadvisor.

Lundi, le ministère du Tourisme a annoncé que l'île rouvrirait progressivement ses frontières aux touristes à partir du 15 novembre, sans exiger de tests PCR à l'arrivée comme elle le fait actuellement, afin de relancer une activité économique vitale.

Pour M. Rubio, "à partir de novembre, il est possible qu'on commence à retrouver des chiffres plus ou moins comme ceux de 2019", avant la pandémie.

Remonter la pente ne sera pas facile: entre janvier et juillet, le pays a accueilli 270.639 touristes étrangers, à peine un quart des arrivées sur la même période de 2020 (1.239.099) et moins d'un dixième de celles sur janvier-juillet 2019 (2.856.761).

Et la situation sanitaire n'aide pas. Confronté depuis des mois à une explosion des contagions qui fait tanguer son système de santé, le pays de 11,2 millions d'habitants accumule 696.904 cas dont 5.788 décès.

Quand l'île avait décidé une première fois de rouvrir ses frontières, en octobre 2020, elle l'avait payé cher, avec une forte hausse de cas dès décembre.

Désormais, les autorités justifient cette nouvelle ouverture par "l'avancée du processus de vaccination à Cuba".

Le pays a développé ses propres vaccins contre le coronavirus, Abdala et Soberana (non reconnus par l'OMS), et espère avoir vacciné 92,6% de la population d'ici novembre, contre environ un tiers actuellement.

En prévision de la saison haute (novembre-avril), des contrats sont en train d'être signés avec des agences de voyage au Canada, en Grande-Bretagne et en Russie, les principaux fournisseurs de touristes vers Cuba, explique Ivis Fernandez, responsable du tourisme à Matanzas, la province de Varadero.

"Les arrivées de visiteurs étrangers devraient augmenter", dit-elle, mais "tout pronostic à l'heure actuelle (...) est très incertain".

En réalité, Varadero reçoit encore, depuis dix mois, quelques touristes, principalement russes et canadiens, quelques vols charters étant autorisés.

Mais, pour un hôtel "habitué à un taux d'occupation annuel de 97%", c'est dur de devoir fonctionner avec une "moyenne extrêmement basse" d'environ 300 touristes par mois, souligne Lorenzo Rubio.

La pandémie et le renforcement des sanctions américaines ont durement affecté le tourisme, moteur économique de Cuba avec des recettes de 2,645 milliards en 2019.

Bronzant sur une chaise longue au bord de la piscine de l'hôtel International de Varadero, géré par la chaîne espagnole Melia, la Canadienne Samantha York, 25 ans, l'assure: "Je déménagerais ici si je pouvais!". "Je me sens en sécurité et l'endroit est beau".

L'hôtel est l'un des 15 ouverts à Varadero (sur les 52 que compte la station) et affiche "20% d'occupation", selon la directrice d'exploitation Almudena Rosado. "Dans les circonstances actuelles, on ne peut pas se plaindre".

Fumant un cigare pour la première fois de sa vie, au Royalton, le Russe Serguei Egemenko, 32 ans, dit n'avoir "aucune peur d'attraper le virus, car les mesures de sécurité sont excellentes".

Cuba exige aux voyageurs d'arriver avec un PCR négatif. On leur en effectue un autre à l'arrivée. S'il est positif, les touristes sont emmenés à un hôtel-hôpital et, en cas de complications, à l'Institut de médecine tropicale de La Havane.

A partir du 15 novembre toutefois, ces protocoles seront assouplis, a annoncé le ministère du Tourisme, et "le PCR ne sera pas exigé à l'arrivée".

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.