
D’après les informations publiées par La Libre, un rameur belge engagé dans une traversée de l’océan Atlantique a été secouru in extremis par un pétrolier après le chavirement de son embarcation, à plus de 1 100 milles marins des côtes.
Dans l’immensité de l’Atlantique, là où les routes maritimes se croisent rarement et où la mer impose sa loi, l’aventure a bien failli tourner au drame. Parti seul pour relever l’un des défis sportifs les plus extrêmes au monde, ce Belge de 47 ans participait à une traversée transatlantique à la rame, reliant les Canaries aux Caraïbes. Une épreuve d’endurance absolue, où chaque jour se vit au rythme des vagues, du vent et de la fatigue.
Mais dans la nuit du 21 janvier, la mer a brutalement repris la main. Deux vagues scélérates, surgies sans avertissement, ont retourné son embarcation. Projeté à l’eau, le rameur s’est retrouvé isolé, au milieu de l’océan, loin de toute aide immédiate. Malgré la violence du choc, il est parvenu à activer ses balises de détresse et à se réfugier sur son radeau de survie, accroché à la coque retournée de son bateau.
Commence alors une attente interminable. Pendant près de 24 heures, l’homme dérive au gré de la houle, dans des conditions météorologiques instables, avec pour seule perspective l’espoir que son signal soit capté. À une telle distance des côtes, aucune intervention aérienne n’est envisageable. La survie du rameur dépend désormais entièrement du trafic maritime.
C’est finalement un pétrolier en route dans la zone qui reçoit l’alerte. Alerté via les systèmes internationaux de secours en mer, le navire accepte de modifier sa trajectoire et de parcourir plus de 100 milles marins pour rejoindre la position du naufragé. Une décision lourde de conséquences logistiques, mais vitale.
Lorsque l’équipage parvient enfin à localiser le radeau, la nuit est déjà tombée. Malgré une mer encore formée, les marins réussissent à récupérer le rameur et à le hisser à bord. Affaibli, déshydraté, mais conscient, il est immédiatement pris en charge par l’équipage.
Ce sauvetage spectaculaire rappelle à quel point l’océan reste imprévisible, même pour les aventuriers les plus aguerris, et souligne le rôle essentiel de la solidarité maritime internationale. En pleine haute mer, loin des côtes et des regards, ce sont parfois des navires de commerce, anonymes et silencieux, qui deviennent les derniers gardiens de la vie humaine.
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