
Au Pôle Finistère Course au Large, l’accompagnement ne se limite pas à l’échelle individuelle. Il s’appuie sur une double dynamique : un collectif, celui des coureurs du Pôle, et une équipe dédiée, la Filière d’excellence de course au large Région Bretagne–CMB, tournée vers l’accompagnement de jeunes skippers en devenir.
La force du dispositif réside dans cet équilibre. La Filière évolue au cœur du groupe, en s’appuyant sur son exigence, son expérience et sa dynamique. « Notre accompagnement ne doit pas avantager les skippers de la Filière par rapport aux autres », rappelle Jeanne Grégoire, directrice du Pôle. « Ils bénéficient d’un suivi de proximité, mais notre mission reste avant tout de former et de faire progresser l’ensemble des marins. » Une ligne directrice claire : structurer, accompagner et faire grandir, tout en intégrant pleinement les skippers de la Filière dans cet environnement exigeant.
Un environnement complet pour structurer la performance
Concrètement, cela se traduit par un cadre particulièrement riche : navigation avec les entraîneurs, préparation physique et mentale, formations sur des thématiques clés comme la météo, la nutrition ou la gestion du sommeil, échanges avec des marins expérimentés… chaque détail est travaillé. Cette immersion au sein du collectif permet aux skippers de la Filière de progresser plus rapidement, au contact de profils aguerris, tout en nourrissant les échanges au quotidien. Au-delà de la performance sportive, l’ambition est aussi de former de véritables chefs de projet, capables, à terme, de structurer leur propre programme et leur équipe. Ce dispositif repose également sur une équipe engagée : Erwan Tabarly pour les entraînements sur l’eau, et Kate Henaff pour la coordination administrative et logistique. « C’est un vrai atout d’avoir accès à une telle plateforme », souligne Lola Billy, skipper du Figaro Région Bretagne–CMB Océane. Pour elle, cette deuxième saison marque un tournant. Après une année de découverte, notamment en double, l’objectif est désormais clair : prendre pleinement en main le solitaire et structurer son projet sportif.
Un travail mené au quotidien avec le Pôle, dans une logique d’échange : « Il faut être force de proposition, on est vraiment dans une relation de collaboration avec l’ensemble de l’équipe. »
Apprendre à maîtriser l'environnement professionnel exigeant de la course au large
Dans un univers aussi exigeant que celui de la course au large professionnelle, cet accompagnement prend tout son sens. Pour Paul Loiseau, encore en phase de découverte du circuit Figaro, il constitue un repère précieux : « Ça permet d’avancer sereinement. On apprend à préparer les courses, à gérer la navigation, le sommeil… Je me sens déjà mieux armé pour partir au large. »
L’aspect technique est également déterminant. Avec une équipe présente toute l’année pour travailler sur les bateaux — Léo Le Coz et Alexandre Nicodème — les skippers peuvent se concentrer pleinement sur leur performance. « Même après des conditions engagées, on sait que le bateau sera prêt à repartir à 100 % », confie-t-il.
Un partage d’expérience au cœur de la progression
Au fil du temps, cette exigence commune profite à l’ensemble du groupe et permet aux jeunes marins de franchir les étapes vers l'excellence. « La Filière permet de tirer tout le groupe vers le haut, dans son organisation comme dans son accompagnement, et le collectif entraîne les jeunes skippers vers le haut niveau », souligne Jeanne Grégoire.
Les nouveaux entrants bénéficient ainsi de l’expérience des marins plus aguerris. Transmission, conseil, intégration progressive… tout est fait pour leur permettre de trouver leur place dans un environnement exigeant, mais particulièrement formateur. Un cercle vertueux, où la progression individuelle nourrit la dynamique collective et où se construit, jour après jour, la nouvelle génération de marins de course au large.
vous recommande