Fête de la mer et des littoraux 2026 : un week-end pour célébrer la mer, les rivières et la pêche

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

© AdobeStock

 

Du 5 au 8 juin, la Fête de la mer et des littoraux lance sa 8e édition autour d’un message clair : « La mer commence ici ». L’événement se poursuivra ensuite tout au long de l’été avec des animations labellisées partout en France. Dimanche 7 juin, la Journée nationale de la pêche viendra compléter cette mobilisation en invitant le public à découvrir les milieux aquatiques d’eau douce.

La mer commence aussi loin du rivage

La Fête de la mer et des littoraux revient en 2026 avec une idée forte : l’océan ne commence pas seulement au bord des plages. Il commence aussi dans les villes, les villages, les vallées, au bord des rivières, le long des canaux, dans les gestes du quotidien et dans la manière dont chaque territoire gère ses déchets, son eau et ses espaces naturels. Cette 8e édition s’ouvre par un premier temps fort du 5 au 8 juin, à Paris et dans l’ensemble des territoires. Pendant 4 jours, collectivités, associations, acteurs maritimes, ports, établissements publics, entreprises et habitants sont invités à faire vivre un événement qui dépasse largement le seul cadre littoral. Le message retenu, « La mer commence ici », résume parfaitement cette ambition : rappeler que la protection de l’océan concerne autant les communes côtières que les territoires de l’intérieur. L’événement ne s’arrêtera pas à ce premier week end. De juin à septembre, une programmation plus longue prendra le relais avec des rendez-vous labellisés dans l’Hexagone, en Corse et dans les Outre-mer. Cette organisation en 2 temps permet de donner de l’ampleur à la mobilisation, au moment où les usages liés à l’eau et au littoral se multiplient avec l’arrivée de l’été.

Une fête nationale pour parler de mer, de littoraux et de pollution plastique

La Fête de la mer et des littoraux a vocation à sensibiliser le public à la découverte, à la protection et à la valorisation du patrimoine maritime et littoral. En 2026, la pollution plastique occupe une place centrale dans la programmation. Le sujet parle à tous, car il relie directement les comportements du quotidien aux grands équilibres marins. Un emballage abandonné en ville, un déchet oublié près d’une rivière ou un objet plastique mal collecté peuvent finir dans les cours d’eau, puis rejoindre les estuaires et l’océan. C’est précisément ce lien, parfois invisible, que l’événement veut rendre plus concret. La mer n’est pas un espace séparé du reste du territoire. Elle reçoit une partie de ce qui circule en amont. L’intérêt de cette fête est aussi de ne pas réduire ces enjeux à un discours culpabilisant. Ateliers, expositions, conférences, opérations de sensibilisation, animations pédagogiques, rencontres avec des professionnels, découvertes de métiers ou événements festifs permettent d’aborder les sujets maritimes de manière vivante. On parle d’environnement, mais aussi de culture maritime, de navigation, de patrimoine, de biodiversité, d’économie bleue et de lien entre les habitants et leur territoire.

Des territoires de l’intérieur pleinement concernés

L’élargissement de cette édition 2026 est l’un des points importants. La mer et les littoraux ne sont plus présentés comme un sujet réservé aux stations balnéaires, aux ports ou aux communes côtières. Les territoires de l’intérieur ont eux aussi un rôle majeur à jouer, notamment dans la gestion de l’eau, la prévention des pollutions, l’éducation à l’environnement et la réduction des déchets. Ce changement de regard est essentiel. Les bassins versants, les fleuves et les rivières font le lien entre l’amont et l’aval. Ce qui se passe loin des côtes peut avoir des conséquences sur les plages, les estuaires, les zones humides et les écosystèmes marins. La Fête de la mer et des littoraux veut donc rappeler que chacun habite, d’une manière ou d’une autre, un territoire relié à la mer.

Cette approche donne aussi plus de sens aux événements organisés localement. Une commune située à plusieurs centaines de kilomètres du littoral peut participer à la mobilisation à travers une action de nettoyage, une animation scolaire, une exposition, une conférence ou une initiative autour de l’eau. Le message est assez puissant : préserver l’océan ne commence pas au dernier mètre avant la plage, mais bien plus tôt.

Dimanche 7 juin, une journée dédiée à la pêche

Au milieu de cette séquence, un autre rendez-vous viendra mettre l’eau à l’honneur. Dimanche 7 juin aura lieu la Journée nationale de la pêche. Contrairement à la Fête de la mer et des littoraux, qui se déploie sur plusieurs jours puis sur une partie de l’été, cette journée est bien concentrée sur une seule date.

Elle est traditionnellement fixée au 1er dimanche de juin et permet au public de découvrir la pêche de loisir, en particulier en eau douce. Dans de nombreux départements, fédérations, associations agréées et bénévoles organisent des initiations, des démonstrations, des ateliers de découverte, des rencontres et des animations au bord des rivières, des lacs ou des étangs.

Pour les familles comme pour les curieux, cette journée peut être une porte d’entrée très concrète vers les milieux aquatiques. La pêche ne se limite pas au geste de lancer une ligne. Elle suppose d’observer l’eau, de comprendre les espèces, les saisons, les milieux, les règles de protection et les équilibres parfois fragiles des rivières. Bien organisée, une animation de pêche devient aussi une leçon de nature à ciel ouvert.

Deux rendez-vous différents, une même envie de transmission

Il ne faut donc pas confondre les 2 événements. La Fête de la mer et des littoraux forme le cadre le plus large, avec un lancement national du 5 au 8 juin et une programmation prolongée de juin à septembre. La Journée nationale de la pêche, elle, se tient dimanche 7 juin et met plus spécifiquement l’accent sur la découverte de la pêche et des milieux d’eau douce. Mais leur rapprochement dans le calendrier est intéressant. D’un côté, la mer, les côtes, les ports, les plages, les estuaires, les territoires ultramarins et les grands enjeux maritimes. De l’autre, les rivières, les plans d’eau, les poissons, les berges et la transmission d’un loisir de pleine nature. Ces 2 univers ne s’opposent pas. Ils se répondent.

Cette complémentarité donne à ce début juin une vraie cohérence. Elle permet de parler de l’eau dans toutes ses dimensions : comme milieu naturel, comme espace de loisirs, comme ressource, comme patrimoine, comme support d’activités économiques et comme bien commun à préserver. C’est aussi une manière de rappeler que la culture maritime et la culture de l’eau douce appartiennent toutes les 2 à l’identité des territoires français.

Un rendez-vous grand public avant l’été

À l’approche de la saison estivale, cette mobilisation arrive au bon moment. Les plages vont retrouver leur fréquentation, les ports vont s’animer, les activités nautiques vont reprendre de l’ampleur et les rivières attireront promeneurs, pêcheurs et familles. La Fête de la mer et des littoraux et la Journée nationale de la pêche invitent à profiter de ces espaces tout en mieux les comprenant. L’enjeu n’est pas de transformer chaque sortie au bord de l’eau en cours d’écologie, mais de rendre visible ce qui reste souvent oublié. Une plage propre, une rivière vivante, un port actif, un littoral préservé ou un étang riche en biodiversité ne vont jamais de soi. Ils dépendent de choix collectifs, de comportements individuels, de règles, d’entretien, de connaissance et d’attention.

C’est sans doute la force de ces rendez-vous : célébrer sans fermer les yeux. Donner envie d’aller vers l’eau, mais rappeler qu’elle n’est pas seulement un décor. En juin, puis tout au long de l’été, la Fête de la mer et des littoraux portera ce message sur l’ensemble du territoire. Dimanche 7 juin, la Fête de la pêche offrira, elle aussi, une belle occasion de regarder les rivières, les lacs et les étangs autrement.

 

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.