
Face aux étés de plus en plus chauds, Nice veut s’appuyer sur une ressource locale et abondante : l’eau de mer. La Métropole porte un projet estimé à cent millions d’euros pour climatiser et chauffer une partie de la ville grâce à la thalassothermie.
À Nice, la mer pourrait bientôt jouer un rôle bien plus large que celui de décor touristique. La Métropole Nice Côte d’Azur souhaite développer un réseau de chaleur et de froid alimenté par l’eau de mer, une technologie déjà utilisée dans certaines villes littorales.
Le principe repose sur la thalassothermie : l’eau de mer est puisée au large, puis son énergie thermique est récupérée grâce à des échangeurs et des pompes à chaleur. En hiver, le système peut contribuer au chauffage des bâtiments. En été, il permet de produire du froid pour répondre aux besoins de climatisation.
Un projet à grande échelle
Ce futur réseau doit s’étendre du boulevard Gambetta jusqu’au port de Nice. Il pourrait alimenter plusieurs milliers de logements, mais aussi des bureaux, des hôtels, des commerces et des équipements publics.
Le montant du projet est évalué autour de cent millions d’euros. Un investissement important, mais pensé sur le long terme, dans une ville particulièrement exposée aux fortes chaleurs estivales et aux nuits de plus en plus chaudes.
Une réponse au défi climatique
Avec ce projet, Nice entend réduire sa dépendance aux systèmes de climatisation classiques, souvent très consommateurs d’électricité. L’objectif est aussi de limiter les émissions de CO₂ en utilisant une énergie locale, renouvelable et disponible toute l’année.
La démarche s’inscrit dans le nouveau Plan Climat de la Métropole Nice Côte d’Azur, qui vise à adapter le territoire au réchauffement climatique. Sur le littoral méditerranéen, où la pression estivale est forte, la question du rafraîchissement urbain devient un enjeu majeur.
Comme tout projet utilisant l’eau de mer, cette infrastructure devra être étudiée de près. Les prises d’eau, les rejets en mer et les effets sur le milieu marin devront faire l’objet de contrôles précis afin de garantir un impact environnemental limité.
Si le calendrier se confirme, les premiers travaux pourraient débuter à l’horizon deux mille vingt-huit. À Nice, la Méditerranée pourrait donc devenir l’une des clés pour mieux vivre les étés de demain.
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