
À la croisée de l’art, de l’environnement et du développement durable, ARCHIPEL entend faire de la création artistique un levier de sensibilisation à la protection des océans. Porté par la Fondation ELYX, ce programme mêle expériences immersives, récits visuels et soutien à des projets concrets en faveur des écosystèmes marins.
ARCHIPEL part d’une idée simple : pour mieux protéger l’océan, il faut aussi mieux le raconter. Plutôt que de s’adresser uniquement au public avec des chiffres, des rapports ou des discours scientifiques, le projet choisit de passer par l’émotion, l’image et l’imaginaire. Porté par la Fondation ELYX, ARCHIPEL s’appuie sur un univers visuel créé par l’artiste Yacine Aït Kaci. À travers des expositions, des installations numériques, des expériences immersives ou des performances, le programme cherche à rendre les grands enjeux environnementaux plus accessibles. L’objectif n’est pas seulement de montrer la beauté de l’océan, mais aussi d’expliquer ce qui le menace : l’érosion de la biodiversité, la pollution, le dérèglement climatique ou encore la fragilité de certains écosystèmes marins.
Une manière plus sensible de parler des océans
Ce qui distingue ARCHIPEL d’une exposition classique, c’est son approche narrative. Le projet ne présente pas l’océan comme un simple sujet scientifique, mais comme un monde vivant, composé d’histoires, de territoires, d’espèces et d’initiatives locales. Le public est invité à entrer dans un récit, à circuler entre plusieurs univers et à découvrir des actions menées sur le terrain. L’idée est de faire comprendre que la protection de l’océan ne repose pas seulement sur de grandes décisions internationales, mais aussi sur des projets locaux, parfois méconnus, qui peuvent avoir un impact concret.
Cette approche permet de toucher un public plus large, y compris les jeunes générations, en transformant des enjeux complexes en expériences plus visuelles et plus immédiates. ARCHIPEL s’inscrit dans la dynamique des objectifs de développement durable, les ODD, portés par les Nations unies. Il rejoint notamment les enjeux liés à la préservation de la biodiversité, à la lutte contre le changement climatique, à l’éducation et à la coopération entre les acteurs. Le programme a été lancé dans le sillage de la 3e Conférence des Nations unies sur l’océan, organisée à Nice en 2025, avant de poursuivre son développement à l’international. Cette dimension mondiale est importante : les océans relient les territoires, les économies et les sociétés, mais ils subissent aussi des pressions communes.
Sensibiliser, mais aussi financer
ARCHIPEL ne veut pas se limiter à la sensibilisation. L’une des originalités du projet est de relier la création artistique à des mécanismes de financement environnemental. La Fondation ELYX travaille notamment sur des crédits à impact, pensés pour soutenir des actions de préservation et de restauration des écosystèmes. L’idée est de dépasser la simple logique du message : l’expérience artistique attire l’attention, le récit donne envie de comprendre, puis le financement permet d’accompagner des projets de terrain.
Dans cette démarche, la culture devient donc un point d’entrée vers l’action. Elle permet de mobiliser des citoyens, des institutions, des entreprises, des chercheurs ou des artistes autour d’un objectif commun : mieux protéger les milieux marins. À l’heure où les océans sont au cœur des grands défis climatiques, ARCHIPEL propose une autre manière de mobiliser. Moins institutionnelle, plus sensible, mais aussi tournée vers des solutions concrètes. Le projet rappelle que la transition écologique ne se joue pas uniquement dans les laboratoires, les conférences ou les textes réglementaires. Elle peut aussi passer par l’imaginaire, l’émotion, l’éducation et la capacité à créer des récits collectifs. Avec ARCHIPEL, l’océan devient à la fois un sujet d’art, un espace de réflexion et un appel à l’action. Une manière de rappeler que protéger la mer, c’est aussi apprendre à la regarder autrement.
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