Un bateau de plaisance a pris feu mardi matin au large de La Londe-les-Maures et de Bormes-les-Mimosas. Si les deux personnes à bord ont été secourues indemnes, l’incident a entraîné une mesure de précaution sur le littoral : la baignade a été temporairement interdite sur la plage de Tamaris en raison d’un risque de pollution.
La scène avait de quoi inquiéter les promeneurs et les plaisanciers présents sur le littoral varois. Mardi 30 juin, en fin de matinée, un bateau de plaisance a pris feu en mer, dans le secteur situé entre Bormes-les-Mimosas et La Londe-les-Maures. L’alerte a été donnée peu après 11 h 19, déclenchant une opération de secours coordonnée en mer et depuis la côte.
À bord, deux personnes se trouvaient sur l’embarcation au moment du sinistre. Elles ont rapidement été récupérées par la police municipale et prises en charge, sans blessure signalée. L’origine de l’incendie n’était pas connue dans l’immédiat.
Deux personnes secourues indemnes
Sur place, les secours ont dû gérer un double enjeu : mettre en sécurité les occupants du bateau, puis maîtriser l’incendie avant qu’il ne provoque d’autres conséquences en mer.
L’intervention a été placée sous la coordination du Cross Méditerranée, tandis qu’un dispositif de soutien était déployé à terre, au niveau du port de Bormes-les-Mimosas. Une ambulance, un véhicule de commandement et plusieurs sapeurs-pompiers du Var ont été mobilisés. En mer, la SNSM devait prendre le relais pour procéder à l’extinction de l’embarcation.
Le risque de pollution au cœur des inquiétudes
Mais une fois les occupants secourus, une autre inquiétude est rapidement apparue : celle d’une pollution accidentelle. Car lorsqu’un bateau brûle en mer, les risques ne se limitent pas aux flammes. Carburant, huiles, matériaux calcinés, résidus ou débris peuvent se disperser à la surface de l’eau, être poussés par le vent ou les courants, puis atteindre le rivage.
Dans ce contexte, la mairie de La Londe-les-Maures a décidé d’interdire temporairement la baignade sur la plage de Tamaris.
Tamaris fermée par précaution
La mesure se veut avant tout préventive. Située entre le port Miramar et la plage de l’Argentière, Tamaris est l’une des plages les plus fréquentées de la commune. En pleine période estivale, alors que le littoral commence à retrouver son rythme de haute saison, l’arrêté municipal vise à éviter tout contact des baigneurs avec une éventuelle pollution avant levée du doute.
À ce stade, la fermeture de Tamaris apparaît donc comme une décision de prudence plus que comme le constat d’une pollution avérée. Une manière d’anticiper plutôt que de subir, dans un secteur où la mer est à la fois un espace de loisirs, un patrimoine naturel et une ressource essentielle pour l’économie locale.
Un littoral très surveillé en été
Pour La Londe, commune tournée vers la mer et les activités nautiques, l’incident rappelle aussi la fragilité d’un littoral très exposé. Face aux îles d’Or, les plages de sable fin attirent chaque été baigneurs, plaisanciers, kayakistes, plongeurs et promeneurs. La qualité de l’eau y constitue donc un enjeu sanitaire, touristique et environnemental majeur.
La commune assure d’ailleurs, chaque été, un suivi renforcé de ses eaux de baignade, en complément des contrôles réglementaires de l’Agence régionale de santé. Cette surveillance permet de réagir rapidement en cas d’épisode suspect, qu’il soit lié à une pollution accidentelle, à des conditions météo particulières ou à un incident en mer.
L’incendie n’a pas fait de victime, mais il laissera une trace dans cette entrée de saison estivale. Il rappelle aussi l’importance de la vigilance en mer : vérifier son matériel, connaître les consignes de sécurité, signaler rapidement toute difficulté et respecter les zones de navigation. Sur le littoral varois, où la plaisance fait partie du paysage, la sécurité se joue souvent en quelques minutes. Et lorsqu’un incident survient au large, ses conséquences peuvent très vite dépasser le seul cadre du bateau concerné.
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