
La navigatrice suisse Justine Mettraux, qui s’est illustrée comme la femme la plus rapide du Vendée Globe et qui fait actuellement construire un nouvel IMOCA pour l'édition 2028, sera cette année au départ de la première édition de The Ocean Race Atlantic. A bord du dernier né Team Malizia, mené par Boris Herrmann, Justine affrontera sa sœur aînée, Élodie-Jane Mettraux, engagée elle sur le bateau de Francesca Clapcich, 11th Hour Racing. Duel au sommet pour ces deux navigatrices de haut niveau rebaptisées les “Swissters”.
Une concurrence saine
Un sprint atlantique 100 % mixte
Six équipes réunissant une trentaine de marins et reporters représentant plus de dix nationalités sont engagées. L’épreuve impose en effet un équipage strictement mixte avec au moins deux nationalités différentes à bord.
La course au large s'impose en effet comme l'un des rares sports mécaniques et de haut niveau à proposer un classement entièrement mixte. Hommes et femmes y partagent le même terrain de jeu, affrontent les mêmes éléments et sont soumis à la même rigueur physique et stratégique. Sur The Ocean Race Atlantic, la mixité intégrée par le règlement n'est pas seulement une règle, c'est un moteur de performance où le talent, l'expérience et l'endurance priment sur tout le reste.
L'émotion sera d'autant plus vive pour Justine qui retrouvera son ancien monocoque, l'ex-TeamWork - Team Snef rebaptisé Embrace The Challenge, désormais entre les mains d’un autre skipper suisse, Oliver Heer.
Justine Mettraux – skipper TeamWork - Team Snef et co-équipière Team Malizia
“Dans notre famille, on pratique le même sport. Les succès des uns n’ont jamais provoqué de la mauvaise jalousie, mais plutôt suscité une envie d’en faire autant. Élodie-Jane a un parcours extrêmement riche. C’est elle qui m’a ouvert la voie à mes débuts, en m'emmenant avec elle sur certains projets. C’est un marin d'une immense polyvalence, particulièrement appréciée sur le circuit, et c’est toujours extrêmement facile de fonctionner avec elle à bord.
C’est toujours sympa de se retrouver au départ d’une même course, on se soutient, on échange et surtout, on se réjouit à l’idée de se retrouver de l’autre côté ! Nous sommes très privilégiées de faire ce métier, de pouvoir partir en mer sur ces bateaux fabuleux. Une carrière dans la voile est souvent faite de rencontres et d’heureux hasards. Il faut de la volonté et une bonne dose de chance aussi pour saisir les opportunités.”
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