
La sécheresse continue de s'aggraver dans les Alpes-Maritimes. Face à une situation hydrologique de plus en plus préoccupante, la préfecture a renforcé les restrictions d'eau dans plusieurs secteurs du département. Depuis le 25 juillet, 43 communes sont concernées, dont de nombreuses destinations phares de la plaisance sur la Côte d'Azur. Pour les navigateurs, la principale conséquence est immédiate : le lavage des bateaux est désormais interdit aux particuliers dans les zones concernées.
L'été bat son plein sur la Côte d'Azur, mais la ressource en eau, elle, continue de se raréfier. Confrontée à une sécheresse persistante, la préfecture des Alpes-Maritimes a décidé de renforcer les mesures de restriction afin de préserver les ressources disponibles. Les nouvelles dispositions concernent désormais 43 communes et touchent directement les plaisanciers, les professionnels du nautisme, mais aussi les habitants et les vacanciers.
Autour d'Antibes et de Biot, situées sur le bassin versant de la Brague, le niveau d'alerte renforcée est désormais en vigueur. Dans cette zone, le lavage des bateaux, jet-skis et autres engins nautiques est interdit pour les particuliers. Seuls les professionnels disposant d'un système de recyclage des eaux de lavage peuvent continuer à assurer cette prestation. Les douches de plage doivent également être fermées, tandis que le remplissage des piscines privées et l'arrosage des espaces verts sont suspendus.
Plus à l'ouest, les communes de Cannes, Le Cannet, Vallauris, Mandelieu-La Napoule, Théoule-sur-Mer, Mougins ou encore Pégomas sont placées en alerte sécheresse. Les règles concernant le lavage des bateaux y sont identiques : les particuliers ne peuvent plus nettoyer leur embarcation, sauf à passer par un professionnel équipé d'un dispositif permettant de recycler l'eau utilisée.
La situation est encore plus critique dans le secteur de Cagnes-sur-Mer, Vence et Saint-Paul-de-Vence, désormais placé en niveau de crise, le plus élevé du dispositif sécheresse. Ce classement entraîne des restrictions encore plus importantes sur les usages de l'eau afin de préserver les besoins prioritaires.
Un déficit de pluie qui s'accentue
Ces nouvelles mesures s'expliquent par une dégradation continue des indicateurs hydrologiques. Depuis septembre dernier, les Alpes-Maritimes enregistrent un déficit de précipitations de 15,5 %, tandis que 81 % des nappes phréatiques du département affichent un niveau inférieur aux normales saisonnières. Dans certaines communes, la consommation d'eau a même augmenté de 30 %, sous l'effet de la fréquentation estivale.
À cette pression s'ajoutent des températures particulièrement élevées. Le département a connu un mois de juin 2,9 °C plus chaud que la normale, suivi d'un mois de juillet affichant un excédent de 3,8 °C. Cette chaleur accélère l'évaporation, réduit les débits des cours d'eau et complique encore la recharge des réserves en eau.
Vérifier les restrictions avant de prendre la mer
Pour les plaisanciers, ces mesures rappellent qu'il est désormais indispensable de se renseigner avant toute escale ou intervention sur son bateau. Les niveaux de restriction pouvant évoluer rapidement d'une commune à l'autre, la plateforme nationale VigiEau permet de connaître en quelques clics les règles applicables selon sa localisation, qu'il s'agisse du lavage d'un bateau, de l'utilisation de l'eau ou des autres restrictions en vigueur.
Avant votre prochaine sortie sur la Côte d'Azur, un rapide coup d'œil à la situation de votre commune peut ainsi éviter une mauvaise surprise… tout en contribuant à préserver une ressource devenue particulièrement précieuse durant cet été.
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