
Alors qu’elle se baignait dans une eau peu profonde aux îles Turques-et-Caïques, une adolescente américaine de 13 ans a été violemment mordue à la main par un barracuda. Une attaque aussi soudaine que rare, dont les conséquences auraient pu être bien plus graves sans l’intervention immédiate d’une infirmière présente sur la plage.
La scène devait rester l’un des bons souvenirs de ses vacances d’anniversaire. Le 19 juillet, Claire Macdonel profite avec sa famille des eaux turquoise des îles Turques-et-Caïques, dans les Caraïbes. Originaire de Sugar Land, au Texas, l’adolescente de 13 ans se baigne dans une zone où elle n’a de l’eau que jusqu’à la poitrine.
Alors qu’elle tente de faire le poirier, les mains posées sur le fond, elle ressent soudain une très forte pression. Pendant quelques secondes, sa main semble prise dans un étau. Lorsqu’elle se redresse, Claire aperçoit la queue argentée d’un grand poisson qui s’éloigne. Puis elle découvre sa blessure.
Le sang coule abondamment le long de son bras. La jeune fille, paniquée, appelle immédiatement ses parents. Sa mère la rejoint et l’aide à regagner la plage, où les vacanciers comprennent rapidement que la situation est sérieuse. Claire vient d’être mordue par un barracuda, puissant poisson prédateur reconnaissable à son corps allongé et à sa mâchoire garnie de dents particulièrement tranchantes.
Une infirmière intervient sur la plage
Parmi les personnes présentes se trouve heureusement une infirmière. Face à l’importance du saignement, elle confectionne et pose un garrot autour du bras de l’adolescente en attendant l’arrivée des secours. Un geste décisif qui permet de limiter la perte de sang avant sa prise en charge médicale.
Claire est ensuite transportée aux urgences. Les médecins nettoient les plaies, constatent plusieurs lacérations et perforations de la main, puis réalisent une première suture. L’adolescente peut quitter l’hôpital, mais les examens révèlent des tendons endommagés. De retour au Texas, elle doit subir une intervention chirurgicale afin de réparer ces lésions et de retrouver pleinement l’usage de sa main.
Dans ce type de situation, la priorité consiste à alerter les secours et à exercer une pression directe, ferme et continue sur la plaie afin de ralentir ou d’arrêter l’hémorragie. Le garrot concerne surtout les saignements graves d’un membre qui ne peuvent pas être contrôlés rapidement par une compression directe. Il doit être posé correctement et ne doit pas être desserré en attendant les secours.
Un bracelet brillant à l’origine de la morsure ?
Claire portait au poignet un bracelet brillant au moment de l’accident. L’adolescente et sa famille pensent que ses reflets ont pu attirer le barracuda, qui aurait confondu le bijou avec une petite proie.
Cette hypothèse est cohérente avec le comportement connu de l’animal. Le barracuda chasse notamment des poissons dont les écailles peuvent produire des éclats lumineux dans l’eau. Un bijou métallique, une montre ou certains éléments réfléchissants d’un équipement de plongée peuvent donc retenir son attention.
Cela ne signifie pas que chaque barracuda rencontré représente un danger. Les attaques contre l’être humain restent très rares. Elles sont généralement associées à une confusion, à la présence de poissons blessés ou à une situation dans laquelle l’animal a été attiré, pêché ou provoqué. Le Florida Museum of Natural History recommande néanmoins d’éviter les objets brillants dans les zones où vivent de grands barracudas.
Le barracuda, impressionnant mais rarement agressif
Très présent dans les mers tropicales et subtropicales, le grand barracuda peut dépasser 1,50 m. Il se tient volontiers près des récifs, des herbiers et des tombants, mais peut également évoluer dans des eaux peu profondes. Sa vitesse et sa dentition expliquent pourquoi une morsure, même unique, peut provoquer des blessures profondes et une importante hémorragie.
Sa réputation est pourtant largement supérieure au risque réel qu’il représente. Les plongeurs et les nageurs en croisent régulièrement sans incident. Le poisson peut se montrer curieux et suivre un humain pendant quelques instants, notamment dans l’attente de récupérer une proie, sans nécessairement chercher à l’attaquer.
Quelques précautions simples permettent encore de réduire le risque : retirer les bijoux avant d’entrer dans l’eau, ne pas manipuler de poissons blessés à proximité, éviter de nourrir les animaux marins et garder ses distances avec un individu au comportement insistant.
Une passion intacte pour le monde marin
Malgré la violence de l’accident et l’opération qui l’attendait, Claire Macdonel n’a pas renoncé à son projet de devenir biologiste marine. Elle a même donné un prénom au barracuda responsable de sa blessure : « Suzie ».
L’adolescente assure ne pas en vouloir à l’océan et refuse de laisser cette morsure remettre en cause sa passion pour les animaux. Une réaction étonnamment sereine après une attaque qui aurait pu lui coûter bien davantage que quelques jours de vacances et une longue convalescence.
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