
A quelques semaines de la COP17 sur la biodiversité d'Erevan, le monde "n'est pas sur la bonne voie" pour tenir ses engagements en matière de protection de la nature, prévient jeudi l'organisatrice de cette grande réunion sous l'égide des Nations unies. "Les parties reconnaissent que le monde n'est pas sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de biodiversité", résume la Convention sur la diversité biologique (CBD) dans un communiqué.
"La tâche qui nous attend à Erevan dans neuf semaines exigera toute l'endurance et la détermination que les parties pourront rassembler", a déclaré Astrid Schomaker, la secrétaire exécutive de la CBD, au terme de près de trois semaines de réunion préparatoires à Nairobi.
La COP17 sur la biodiversité (19-30 octobre) réunira la quasi totalité des pays du monde en Arménie pour faire le point sur l'avancée des promesses faites quatre ans plus tôt à la COP15 de Montréal. Ils s'étaient alors mis d'accord pour protéger 30% de la planète d'ici 2030 et porter à 30 milliards de dollars l'aide annuelle pour la biodiversité dans les pays en développement.
"Il est vrai que des progrès sont réalisés sur l'ensemble des cibles. Mais la mise en oeuvre ne se fait pas encore au rythme et à l'échelle nécessaires", a souligné Astrid Schomaker, citée dans le communiqué. La Convention, qui organise les COP pour réunir ses pays membres tous les deux ans, a fait le point dans un rapport sur les engagements des pays pour atteindre les objectifs à l'horizon 2030.
"Bien que les éléments contenus dans le rapport mondial montrent des efforts prometteurs concernant les objectifs de conservation, d'autres, relatifs aux moyens de mise en oeuvre, ont progressé lentement, tels que la mobilisation des ressources, la réorientation des subventions néfastes ou la gouvernance inclusive", résume la CBD.
La Convention reconnaît des "divergences" entre les pays sur la manière d'accélérer leurs efforts pour atteindre les objectifs à l'horizon 2030 et notamment des discussions "intenses" autour du "Fonds Cali". Ce mécanisme, créé lors de la dernière COP16 en Colombie, est destiné à distribuer une petite part des immenses bénéfices réalisés par des entreprises des pays riches grâces aux plantes ou aux animaux prélevées dans le monde en développement.
La Convention sur la diversité biologique (CBD) compte 196 pays parties, y compris l'Union européenne, mais pas les États-Unis.
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