
Plaisanciers, jet-skis, pêcheurs à pied ou professionnels de la mer : avec l’affluence estivale, le littoral rochelais devient particulièrement fréquenté. Tout au long de l’été, la brigade nautique de La Rochelle renforce donc sa présence sur l’eau et sur l’estran. Sécurité des navigations, respect des zones réglementées, protection des ressources ou encore surveillance des parcs ostréicoles : les contrôles couvrent un large éventail d’activités.
Plaisanciers et jet-skis particulièrement surveillés
Au large de La Rochelle, les journées d’été voient se croiser voiliers, bateaux à moteur, navires professionnels et véhicules nautiques à moteur. Une fréquentation accrue qui s’accompagne aussi d’un risque plus important d’accidents et de comportements dangereux.
À bord de leurs embarcations, les militaires de la brigade nautique sillonnent donc régulièrement les secteurs les plus fréquentés. Lorsqu’un bateau de plaisance est contrôlé, plusieurs points peuvent être vérifiés : équipements de sécurité, conditions de navigation, vitesse, respect des zones réglementées ou encore éventuelles conduites addictives. L’objectif affiché n’est pas uniquement de sanctionner, mais aussi de rappeler les règles indispensables à une cohabitation sûre entre les différents usagers.
Une patrouille menée à la mi-août en donne un exemple concret. À proximité de Fort Boyard, les gendarmes repèrent un jet-ski transportant trois personnes. Problème : ses occupants ne disposent pas de l’équipement obligatoire et l’engin circule dans une zone interdite à la navigation. Le pilote est finalement verbalisé.
Sur un jet-ski, l'équipement en néoprène est obligatoire
La brigade profite de ce contrôle pour rappeler une règle qui peut encore être méconnue de certains pratiquants. Depuis 2023, les personnes embarquées sur ce type d’engin doivent porter un équipement en néoprène d’une épaisseur minimale de deux millimètres.
Cette protection vise notamment à limiter le risque de blessures provoquées par le jet de la turbine lorsqu’une personne chute à l’arrière du véhicule nautique. Une obligation particulièrement importante en été, période durant laquelle les jet-skis sont nombreux sur le littoral.
Les parcs à huîtres également sous surveillance
Les missions de la brigade nautique ne s’arrêtent pas à la plaisance. Dans les secteurs ostréicoles, les gendarmes contrôlent aussi les bateaux professionnels et maintiennent une présence régulière autour des parcs à huîtres.
Ces concessions représentent l’outil de travail des ostréiculteurs et font l’objet d’une surveillance particulière afin de prévenir notamment les vols. Les militaires observent donc les mouvements des embarcations et les éventuels comportements inhabituels autour des installations. Une présence qui joue avant tout un rôle dissuasif.
À marée basse, les contrôles se poursuivent à pied
Lorsque la mer se retire, les missions changent de terrain. Les bancs de sable et l’estran attirent alors les amateurs de pêche à pied venus ramasser coquillages et crustacés. Là encore, la réglementation est précise : tailles minimales, quantités maximales, espèces protégées et secteurs interdits doivent être respectés.
Pour accéder à ces zones de faible profondeur, les militaires utilisent notamment un ancien chaland ostréicole saisi par la justice puis remis à la Gendarmerie nationale. À bord, ils peuvent rejoindre les pêcheurs et contrôler leurs récoltes.
Au large de Saint-Trojan-les-Bains, un père et sa fille ont ainsi été contrôlés après avoir ramassé des couteaux. Environ un cinquième de leur récolte n’atteignait pas la taille réglementaire minimale de 10 centimètres. Au-delà d’une éventuelle verbalisation, les militaires insistent sur la sensibilisation des vacanciers, nombreux à découvrir la pêche à pied durant leurs congés sans toujours connaître les règles applicables.
Le respect des tailles et des quotas dépasse d’ailleurs la simple question réglementaire : il contribue à préserver les ressources et les écosystèmes du littoral.
Des contrôles jusque sur les navettes vers les îles
Depuis son rattachement à l’escadron départemental de contrôle des flux de Charente-Maritime, la brigade nautique intervient également dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Pendant l’été, elle renforce notamment ses contrôles sur les bateaux-navettes assurant les liaisons entre La Rochelle et les îles.
La méthode est spectaculaire : les gendarmes rejoignent le ferry alors qu’il est en navigation, placent leur propre embarcation contre sa coque et montent à bord sans que le navire ne s’arrête. Le chien SAMBI accompagne alors les militaires pour détecter d’éventuels stupéfiants transportés par les passagers vers les îles.
Des contrôles de plaisanciers à la surveillance des parcs ostréicoles, en passant par la pêche à pied et les liaisons maritimes, les missions se succèdent ainsi au rythme de la fréquentation et des marées. Une présence renforcée pendant les mois d’été, lorsque le littoral rochelais concentre en quelques semaines une multitude d’usages et autant de règles à faire respecter.
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