Cinq jours après le naufrage du Maranello au large de l’Angleterre, l’épave du chalutier breton a été formellement identifiée. Le navire repose à 72 mètres de profondeur, au sud-ouest de Plymouth. Deux des cinq marins présents à bord restent toujours portés disparus.
Les recherches ont finalement permis de retrouver le Maranello. Le chalutier breton, qui avait sombré samedi 29 août dans la Manche, a été localisé par un chasseur de mines de la Marine nationale dépêché depuis Brest. Les premières constatations réalisées sur place ont permis de confirmer qu’il s’agissait bien du bateau de pêche immatriculé à Saint-Brieuc.
L’épave repose désormais à 72 mètres de profondeur, à plusieurs dizaines de kilomètres des côtes anglaises, dans le secteur où le navire avait disparu. Une localisation qui ouvre une nouvelle étape dans les opérations, alors que deux membres de l’équipage sont toujours portés disparus.
Un chasseur de mines envoyé depuis Brest
La Marine nationale avait mobilisé dès mardi 1er septembre un chasseur de mines pour rejoindre la zone du naufrage, située à environ 26 milles nautiques, soit 48 kilomètres, au sud-ouest de Plymouth.
Sa première mission consistait à retrouver précisément l’épave. Lors de sa descente vers le fond, celle-ci pouvait en effet avoir été déplacée par les courants. Le bâtiment de la Marine nationale est finalement parvenu à détecter une épave mardi en fin de soirée, à proximité de la dernière position connue du chalutier. Les observations menées le lendemain ont ensuite permis de confirmer son identification.
La localisation doit désormais permettre aux autorités d’évaluer les possibilités d’intervention sous-marine. Mais à une telle profondeur, les opérations sont particulièrement complexes. Des plongées envisagées sur l’épave ont pour l’heure dû être reportées en raison des conditions météorologiques dégradées. Leur faisabilité reste étudiée par la Marine nationale.
Trois marins secourus, deux toujours portés disparus
Le Maranello avait lancé un appel de détresse samedi 29 août, alors qu’il se trouvait au large de Plymouth. L’équipage avait notamment signalé des difficultés liées à ses engins de pêche.
Un autre chalutier présent dans la zone, le Stradale, avait rapidement porté assistance au navire français. Trois des cinq membres d’équipage avaient ainsi pu être secourus avant que le Maranello ne sombre. Deux autres marins, le commandant et le maître d’équipage, restent en revanche portés disparus.
D’importants moyens de recherche avaient immédiatement été engagés sous la coordination des autorités britanniques. Plusieurs bateaux de pêche français ainsi qu’un bâtiment de la Marine nationale avaient également participé aux opérations. Les recherches de surface avaient finalement été interrompues lundi matin, deux jours après le naufrage.
La découverte de l’épave fait désormais porter les espoirs sur une éventuelle intervention sous-marine. Le préfet maritime de l’Atlantique, le vice-amiral d’escadre Marc-Antoine de Saint-Germain, a assuré que les moyens nécessaires étaient engagés pour tenter de retrouver les marins disparus et apporter des réponses à leurs familles.
Deux enquêtes pour comprendre le naufrage
En parallèle des opérations en mer, les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes du drame.
Le parquet de Saint-Brieuc a ouvert une enquête pour « recherche des personnes disparues », confiée à la section de recherches de la gendarmerie maritime. Une enquête technique a également été lancée par le Bureau d’enquêtes sur les événements de mer (BEA Mer), chargé d’établir les causes du naufrage.
L’examen de l’épave pourrait désormais constituer une étape importante pour comprendre ce qui s’est produit dans les dernières minutes précédant la disparition du Maranello. Mais avant toute intervention, les autorités devront composer avec une profondeur de 72 mètres et des conditions de mer qui restent déterminantes pour la sécurité des plongeurs.
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