Après un début de saison marqué par une victoire sur la 1000 Race et une deuxième place sur la Vendée Arctique, Sam Goodchild aborde avec ambition la dernière ligne droite avant la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Du 15 au 20 septembre, à Lorient, le skipper de MACIF Santé Prévoyance retrouvera 15 autres IMOCA à l'occasion du Défi Azimut. Une dernière confrontation grandeur nature avant de mettre le cap sur Saint-Malo. Le bateau est prêt. Le skipper aussi. Mais avant de rejoindre Lorient, l'Imoca MACIF Santé Prévoyance participera le 15 septembre prochain à Concarneau à une parade spéciale en hommage à Charlie Dalin avec toute son équipe rassemblée pour l’occasion.
Un été, un déménagement à Concarneau pour se rapprocher de l'équipe et de sa famille, quelques jours de vacances… et surtout un IMOCA passé entre les mains de l'équipe technique jusqu'à la dernière semaine d'août. Après une première partie de saison réussie, MACIF Santé Prévoyance a bénéficié d'une révision complète. Quille, mât, winches : tout a été passé en revue. Quelques modifications ont également été apportées et de nouvelles voiles ont rejoint la garde-robe.
« On a travaillé sur le bateau pour aller chercher encore un peu de performance, tout en trouvant le meilleur compromis pour la Route du Rhum. On est contents de ce que l'on a fait, les résultats sont à la hauteur de ce que l'on attendait. Le bateau est prêt et j'ai vraiment hâte de prendre le départ du Défi Azimut. » confie Sam.
Les 48h Azimut, pour se jauger une dernière fois
À Lorient, 16 IMOCA seront réunis pour le Défi Azimut. Un rendez-vous que Sam apprécie pour son format singulier, entre temps de partage à terre et compétition sur l'eau. Mais à quelques semaines de la Route du Rhum, les 48 heures en solitaire auront forcément une saveur particulière. Ce sera la dernière occasion de se mesurer à une partie de la concurrence avant le grand rendez-vous de l'automne. « J'aime bien le Défi Azimut parce qu'il y a un vrai côté partage. On prend davantage le temps avec les partenaires, avec le public, on profite de l'émulation à terre. Mais dès qu'on prend le départ des 48 heures, on est complètement dans la compétition. Il faut établir une stratégie, faire marcher le bateau et se confronter aux autres. Quand on est sur la ligne, on a envie de bien faire, d'autant qu'on sait que les autres seront eux aussi à fond de leur potentiel. » ajoute le skipper de MACIF Santé Prévoyance.
Pas question donc d'une simple régate de rentrée. À Lorient, Sam Goodchild entend bien profiter de ces 48 heures pour valider le travail effectué cet été et retrouver les automatismes du solitaire.
Le tunnel jusqu'à Saint-Malo
Après le Défi Azimut, le compte à rebours va sérieusement s'accélérer. Les bateaux devront être amarrés à Saint-Malo le 20 octobre. Le 1er novembre, 118 solitaires, dont 23 IMOCA, s'élanceront sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. D'ici là, chaque journée ou presque est déjà programmée : conférence de presse à Paris, navigations techniques, deux stages avec le Pôle Finistère Course au Large, préparation des pièces de rechange, avitaillement… À terre comme sur l'eau, plus grand-chose n'est laissé au hasard, comme précise le skipper franco-britannique : « Le Défi Azimut marque le début du tunnel qui va nous emmener jusqu'à la Route du Rhum. À partir de maintenant, tout va s'enchaîner très vite. On a beaucoup travaillé en amont avec l'équipe sur la logistique et le chemin jusqu'à Saint-Malo est tracé. Ça va être rythmé. On y est ! »
Au bout de ce chemin, 3 542 milles théoriques entre Saint-Malo et la Guadeloupe. Un sprint d'environ onze jours pour les IMOCA, mené à haute intensité.
Pour Sam Goodchild, l'objectif est clair : arriver à Saint-Malo avec tous les voyants au vert et jouer pleinement sa carte sur cette Route du Rhum 2026.
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