
Le littoral héraultais a été frappé par une série de drames en l’espace de deux jours. Deux personnes âgées de 75 ans sont mortes mardi 22 septembre après avoir été retrouvées inconscientes dans l’eau à Carnon et à La Grande-Motte. La veille, une femme de 88 ans avait déjà perdu la vie à Palavas-les-Flots.
Deux interventions presque simultanées
Les secours ont été mobilisés à deux reprises dans la matinée du mardi 22 septembre, sur deux plages situées à quelques kilomètres seulement l’une de l’autre. À La Grande-Motte, une personne âgée de 75 ans a été retrouvée inconsciente dans l’eau, dans le secteur de la Rose des Sables. Rapidement ramenée sur la plage, elle a fait l’objet de manœuvres de réanimation. Malgré l’intervention des secours et du médecin du Smur de Lunel, elle n’a pas pu être sauvée.
Au même moment, une seconde intervention était engagée à Carnon, sur la commune de Mauguio. Là encore, la victime était âgée de 75 ans. Elle aurait été victime d’un malaise alors qu’elle se trouvait dans l’eau, du côté du Grand Travers. Sortie de la mer inanimée, elle a été prise en charge par les sapeurs-pompiers. Les massages cardiaques pratiqués sur place n’ont cependant pas permis de la réanimer.
Une troisième noyade la veille à Palavas-les-Flots
Ces deux décès surviennent moins de vingt-quatre heures après un premier drame survenu à Palavas-les-Flots. Lundi 21 septembre, en fin de journée, une femme de 88 ans avait été retrouvée inanimée dans l’eau à proximité de l’avenue Saint-Maurice. Des témoins l’avaient ramenée sur le sable avant l’arrivée des secours. Malgré une longue tentative de réanimation, son décès avait été constaté sur place.
En l’espace de deux jours, trois personnes âgées de 75 à 88 ans ont ainsi perdu la vie sur trois plages du littoral situées au sud de Montpellier.
La baignade reste risquée après la saison estivale
Ces accidents rappellent que la fin de l’été ne signifie pas la fin des risques en mer. À cette période de l’année, la Méditerranée reste suffisamment douce pour attirer les baigneurs, tandis que les dispositifs estivaux de surveillance des plages sont progressivement arrêtés. À Palavas-les-Flots notamment, la surveillance saisonnière avait pris fin avant le drame du 21 septembre. Sur le littoral, les conditions peuvent également évoluer rapidement et une baignade qui paraît sans difficulté peut devenir problématique, en particulier en cas de malaise ou pour les personnes les plus fragiles.
Cette succession de trois noyades mortelles en moins de deux jours vient ainsi endeuiller une fin de saison encore très fréquentée sur les plages de l’Hérault.
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