
Une vingtaine d’heures à dériver en mer, accrochée à une bouée, avant d’être finalement secourue. En Grèce, une femme a survécu à une situation particulièrement périlleuse après avoir sauté d’un paquebot de croisière. Un incident qui aurait pu connaître une issue dramatique. C’est une mésaventure qui aurait pu lui coûter la vie. En Grèce, une passagère d’un paquebot de croisière a passé près de 20 heures dans l’eau après avoir volontairement quitté le navire. Son objectif était de rejoindre la terre ferme, mais son initiative s’est transformée en une longue épreuve de survie.
Livrée à elle-même en pleine mer, la femme a finalement été retrouvée vivante après avoir réussi à se maintenir à flot grâce à une bouée. Un dénouement heureux, tant les chances de survie peuvent rapidement diminuer lorsqu’une personne se retrouve isolée en mer.
Vingt heures à attendre les secours
En sautant du paquebot, la passagère s’est exposée à des dangers considérables. Même lorsque les côtes semblent proches, les distances sont difficiles à évaluer depuis la surface de l’eau. Les courants, le vent et la fatigue peuvent rapidement compromettre toute tentative de rejoindre le rivage à la nage. La femme a ainsi passé près de 20 heures en mer avant d’être secourue. Durant cette période, elle a pu compter sur une bouée pour rester à la surface, un élément qui a probablement joué un rôle déterminant dans sa survie.
Car au-delà de l’épuisement physique, une immersion prolongée expose à de nombreux risques : déshydratation, refroidissement du corps, crampes et perte progressive des capacités à nager. La situation devient d’autant plus dangereuse lorsque la nuit tombe et que la visibilité se réduit.
Une importante opération de recherche en mer Ionienne
Les faits se sont déroulés vendredi 9 octobre, alors que l’Odyssey of the Seas, un imposant paquebot de la compagnie Royal Caribbean, naviguait entre l’île grecque de Mykonos et Naples, en Italie. Le navire se trouvait au sud-ouest de l’île de Zante (Zakynthos) lorsque la disparition de cette Salvadorienne de 44 ans a été signalée.
L’alerte a immédiatement entraîné une importante mobilisation. Deux vedettes des garde-côtes grecs, un hélicoptère militaire et plusieurs navires présents dans le secteur ont participé aux recherches. Le paquebot lui-même a modifié sa trajectoire pour tenter de retrouver sa passagère.
C’est finalement dans la nuit de vendredi à samedi, vers 2 h 30, que la femme a été repérée à environ 130 kilomètres au sud-ouest de Zante. Selon les informations communiquées par les autorités grecques, le cargo MSC Rossella III, qui participait aux recherches, l’a localisée dans une bouée de sauvetage. Malgré les longues heures passées dans l’eau, elle était toujours consciente.
Elle aurait sauté du paquebot parce qu’elle « voulait débarquer »
Si le sauvetage s’est heureusement terminé, les circonstances de l’incident soulèvent de nombreuses interrogations. Selon un porte-parole des garde-côtes grecs interrogé par l’AFP, la passagère aurait expliqué avoir sauté du navire parce qu’elle « voulait débarquer ». Une justification surprenante, alors que le paquebot se trouvait en pleine mer, loin de toute possibilité de débarquement sécurisé. Les raisons exactes de son geste restent toutefois à éclaircir.
Après avoir été récupérée par un patrouilleur des garde-côtes, la quadragénaire a été conduite au port de Katakolo, sur la côte occidentale du Péloponnèse. Elle a ensuite été transférée à l’hôpital de Pyrgos pour subir plusieurs examens médicaux. Une évaluation psychiatrique a également été ordonnée par un procureur local.
Cette incroyable survie rappelle combien une chute à la mer, même depuis un navire de croisière équipé de moyens de sécurité modernes, peut rapidement tourner au drame. Dans ce cas précis, la présence d’une bouée, la mobilisation des secours et la vigilance des navires engagés dans les recherches auront permis d’éviter le pire.
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