Pêcher à la canne ou au filet depuis votre bateau : quelle méthode choisir en mer ?

Pêche en mer

Depuis un bateau, la pêche ne se limite plus à lancer une ligne et attendre. Elle devient une pratique à part entière, liée à la connaissance du milieu marin, à la réglementation et à la manière dont chacun envisage son rapport à la mer. Chez les plaisanciers, une question revient régulièrement : faut-il privilégier la pêche à la canne ou envisager la pêche au filet ? Derrière ce choix apparemment simple se cachent des usages très différents, des contraintes parfois sous-estimées et des enjeux environnementaux bien réels. Pour y voir clair, il est essentiel de comprendre ce que chaque méthode implique concrètement, loin des idées reçues.

Depuis un bateau, la pêche ne se limite plus à lancer une ligne et attendre. Elle devient une pratique à part entière, liée à la connaissance du milieu marin, à la réglementation et à la manière dont chacun envisage son rapport à la mer. Chez les plaisanciers, une question revient régulièrement : faut-il privilégier la pêche à la canne ou envisager la pêche au filet ? Derrière ce choix apparemment simple se cachent des usages très différents, des contraintes parfois sous-estimées et des enjeux environnementaux bien réels. Pour y voir clair, il est essentiel de comprendre ce que chaque méthode implique concrètement, loin des idées reçues.
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Deux pratiques très différentes, dès le départ

La pêche à la canne et la pêche au filet reposent sur des principes presque opposés. Avec une canne, le pêcheur est en action permanente. Il observe la mer, adapte sa dérive, ajuste sa profondeur ou son leurre, et décide à chaque instant de sa stratégie. La prise fait partie d’un ensemble de décisions et d’interactions avec l’environnement.
Le filet fonctionne à l’inverse. Une fois mis à l’eau, il agit seul, sans distinction des espèces ni des tailles. Il peut rester immergé longtemps et capturer tout ce qui s’y trouve sur son passage. Cette différence de fonctionnement n’est pas anodine : elle influence directement la quantité de poissons capturés, mais aussi la nature des prises et leur devenir. Ce n’est donc pas simplement une question de rendement, mais bien une manière d’exploiter la ressource, avec des conséquences très différentes sur l’écosystème marin.

 

La canne depuis un bateau : souplesse, contrôle et plaisir

La pêche à la canne est aujourd’hui la référence en plaisance, et ce n’est pas un hasard. Elle offre une grande souplesse d’utilisation et permet de s’adapter à presque toutes les situations rencontrées en mer. Selon la zone, la profondeur ou l’espèce recherchée, il est possible de pêcher en traîne, au jig, aux leurres ou à soutenir, sans multiplier le matériel ni les contraintes.
Cette méthode offre surtout un contrôle permanent sur l’acte de pêche. Le pêcheur choisit ses prises, ressent la touche, peut interrompre sa ligne à tout moment et remettre à l’eau un poisson trop petit ou non souhaité. Cette sélection limite fortement les captures inutiles et s’inscrit dans une approche plus respectueuse du milieu marin. Sur le plan réglementaire, la pêche à la canne en mer est clairement définie pour les plaisanciers, avec des règles lisibles concernant les tailles minimales, les quotas et les espèces protégées. Elle demande de la vigilance et un minimum de connaissances, mais reste compatible avec une pratique de loisir responsable et durable.

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Le filet : rendement apparent et contraintes bien réelles

Le filet est souvent perçu comme une solution plus productive, capable d’assurer des prises abondantes sans effort constant. En pratique, cette image est largement trompeuse. En pêche de loisir, l’utilisation de filets est très encadrée, voire interdite dans de nombreuses zones maritimes. Ces restrictions existent pour éviter les captures massives, la prise d’espèces non ciblées et les risques de pêche fantôme lorsque des filets sont perdus ou abandonnés.
Sur le plan pratique, la pêche au filet depuis un bateau de plaisance pose aussi de nombreux problèmes. Elle nécessite de l’espace à bord, une bonne connaissance des fonds et une manipulation précise pour éviter les emmêlements ou les accidents. Le relevage du filet peut s’avérer physique, le tri des poissons long et délicat, et les prises accidentelles difficiles à gérer. À cela s’ajoute le risque de sanctions importantes en cas de non-respect de la réglementation, souvent méconnue ou mal interprétée par les plaisanciers.

 

Faire un choix cohérent avec la mer d’aujourd’hui

Pour la grande majorité des plaisanciers, la pêche à la canne apparaît comme le choix le plus logique et le plus cohérent. Elle permet de pêcher activement, de progresser techniquement et de garder un lien direct avec la mer et ses conditions. Elle s’inscrit aussi dans une vision plus moderne de la pêche de loisir, où le plaisir, la maîtrise et le respect du milieu priment sur la quantité.
Le filet, malgré son image d’efficacité, correspond davantage à une logique professionnelle et trouve difficilement sa place dans une pratique de plaisance responsable. Aujourd’hui, pêcher depuis son bateau ne signifie plus remplir à tout prix, mais comprendre, choisir et préserver. Dans ce contexte, la canne reste non seulement la méthode la plus accessible, mais aussi la plus en phase avec les enjeux actuels de la mer.

 

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L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.