Ce sport de glisse venu du Pacifique qui envahit nos côtes atlantiques

Glisse
Par Le Figaro Nautisme

Longtemps resté dans l’ombre du surf, du paddle ou encore du foil, le prone paddling commence à se faire une place de choix sur les côtes atlantiques. Cette discipline de glisse, née dans l’immensité du Pacifique, séduit de plus en plus d’adeptes en quête d’effort pur, de liberté et de connexion totale avec l’océan. Discret, exigeant et spectaculaire à sa manière, ce sport a tout pour sortir de la confidentialité.

Longtemps resté dans l’ombre du surf, du paddle ou encore du foil, le prone paddling commence à se faire une place de choix sur les côtes atlantiques. Cette discipline de glisse, née dans l’immensité du Pacifique, séduit de plus en plus d’adeptes en quête d’effort pur, de liberté et de connexion totale avec l’océan. Discret, exigeant et spectaculaire à sa manière, ce sport a tout pour sortir de la confidentialité.
Photo d'illustration
Photo d'illustration© AdobeStock

 

Une planche, des bras, et l’horizon
Le principe du prone paddling est aussi simple qu’il est redoutable : allongé sur une planche plus longue qu’un surf classique, le pratiquant avance uniquement à la force des bras. Pas de voile, pas de pagaie, pas de moteur. Juste le corps, la mer et le mouvement. Né à Hawaï et popularisé en Australie, où il est utilisé depuis longtemps comme outil d’entraînement pour les sauveteurs en mer, le prone paddling s’est d’abord développé dans un univers très codifié, entre performance physique et culture de l’océan. Mais depuis quelques années, il change de visage. Plus accessible, plus visible sur les réseaux sociaux, il attire désormais bien au-delà du cercle des initiés.

 

Sur l’Atlantique, un terrain de jeu idéal
De Lacanau à Hossegor, de l’île de Ré à la côte basque, les pratiquants sont de plus en plus nombreux à se mettre à l’eau, souvent à l’aube ou en fin de journée, quand la houle se calme et que la lumière rase l’horizon. L’Atlantique offre au prone paddling un terrain de jeu brut, parfois exigeant, mais particulièrement adapté. Car ce sport aime les longues distances, le clapot, les courants, la lecture fine du plan d’eau. Là où d’autres disciplines cherchent la vague parfaite, le prone paddling valorise davantage l’endurance, la trajectoire et la capacité à dialoguer avec les éléments. En cela, il colle parfaitement à l’identité des côtes atlantiques : puissantes, changeantes, parfois rugueuses, mais terriblement vivantes.


Une pratique à contre-courant
Dans un univers de glisse souvent marqué par la course au matériel, aux innovations techniques et aux sensations immédiates, le prone paddling prend presque le contre-pied. Il demande du souffle, de la patience, de la régularité. Et surtout, il impose une forme d’humilité. Vu de la plage, la discipline peut sembler austère. En réalité, elle est d’une intensité rare. Les épaules brûlent, le cardio grimpe, la moindre rafale se ressent. Mais c’est précisément ce qui attire ses adeptes. Le prone paddling offre une expérience dépouillée, presque brute, dans laquelle chaque avancée se mérite. Pour beaucoup, c’est aussi une réponse à une envie très contemporaine : revenir à une pratique plus authentique, plus lente, moins saturée d’accessoires. Une façon de renouer avec l’essentiel.


Un sport complet qui séduit les anciens surfeurs… et les nouveaux venus
Le profil des pratiquants évolue. On y croise d’anciens surfeurs en quête d’un nouveau défi, des nageurs attirés par l’endurance en mer, mais aussi des sportifs curieux, séduits par la dimension à la fois physique et méditative de la discipline. Car le prone paddling est tout sauf anecdotique sur le plan athlétique. Il sollicite intensément le haut du corps, le gainage, la respiration et la résistance mentale. Une session d’une heure peut rapidement se transformer en véritable combat contre soi-même, surtout lorsque les conditions se compliquent. Mais c’est aussi un sport qui laisse de la place à la contemplation. Allongé au ras de l’eau, le pratiquant vit la mer autrement. Plus bas, plus près, plus intimement. On ne survole pas l’océan : on le ressent dans chaque mouvement.

 

Une montée en puissance encore discrète
Le prone paddling ne remplit pas encore les line-up ni les rayons des grandes enseignes. Et c’est peut-être ce qui fait sa force. Sa progression est lente, mais réelle. Des groupes informels se créent, des sorties s’organisent, des compétitions commencent à attirer l’attention, et le bouche-à-oreille joue à plein sur les littoraux. Cette montée en puissance reste toutefois mesurée. La discipline conserve une image confidentielle, presque initiatique. Elle demande un minimum de technique, une bonne condition physique, et surtout une vraie connaissance du milieu marin. Pas question de s’improviser prone paddler sur un coup de tête dans des conditions agitées. Mais pour ceux qui s’y mettent sérieusement, la promesse est forte : un sport de glisse sans artifice, exigeant mais grisant, où l’on progresse autant physiquement que mentalement.

 

La glisse dans sa forme la plus pure
À l’heure où les sports nautiques se réinventent sans cesse, le prone paddling rappelle qu’il suffit parfois d’une planche et d’un peu de courage pour redécouvrir l’océan. En s’installant peu à peu sur les côtes atlantiques, cette discipline venue du Pacifique ne cherche pas à faire du bruit. Elle avance, simplement, à la force des bras. Et c’est peut-être là, justement, qu’elle tient sa singularité : dans cette manière presque silencieuse de conquérir le rivage.

 

Avant de monter sur votre planche, pensez à consulter les prévisions sur METEO CONSULT Marine et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.