C'est le meilleur moment pour la pêche du turbot

Par Guillaume Fourrier
Mardi 18 décembre 2018 à 16h03

Le turbot est un poisson plat carnassier atteignant la barre des 10 kg. Ce chasseur se délecte de poissonnets tels que les lançons, sardines, sprats ou encore maquereaux. Il se pêche toute l’année et représente une opportunité d’occuper les pêches hivernales lorsque les morues sont absentes, sans forcément aller au grand large. Sa période d’abondance est d’avril à juillet et d’octobre à décembre. C’est le moment optimal pour s’y mettre !

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Le turbot est un poisson plat carnassier atteignant la barre des 10 kg. Ce chasseur se délecte de poissonnets tels que les lançons, sardines, sprats ou encore maquereaux. Il se pêche toute l’année et représente une opportunité d’occuper les pêches hivernales lorsque les morues sont absentes, sans forcément aller au grand large. Sa période d’abondance est d’avril à juillet et d’octobre à décembre. C’est le moment optimal pour s’y mettre !

Où le trouver ?

Les turbots sont répartis partout en France, de la Manche au golfe de Gascogne en passant par les côtes Bretonnes, et dans une moindre mesure en Méditerranée. On les rencontre au petit et au grand large. A la côte, ils aiment les embouchures et eaux saumâtres en général. Mais ce sont là des juvéniles, ce qui nous amène à traquer les adultes un peu plus loin. Au large, c’est sur les ridens qu’on les trouve. Le turbot s’y camoufle à la perfection. En effet, son dos brun moucheté parsemé de nombreux petits points noirs se fond dans le décor des fonds mixtes. Son mimétisme est parfait sur les fonds constitués de sédiments variés : sable, gravier voire quelques roches éparses.

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Electronique à bord.© © Guillaume Fourrier

Les ridens sont des dunes sous-marines qui puisent leur nom des rides formées sur le sable en pente. Ils peuvent être constitués de sable, les meilleurs ridens à turbots sont composés de sédiments mixant sable et graviers, dont la granulométrie est le reflet parfait du turbot.

Le pêcher aux appâts

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Matériel pour le large, pour morues et turbots.© © Guillaume Fourrier

Le turbot est un véritable carnassier qui se recherche tout aussi bien aux appâts naturels qu’aux leurres. Ce poisson suiveur et joueur n'hésite pas à traquer sa proie en plein courant par banc de quatre ou cinq individus qui se font concurrence. En règle générale, l'appât est préférable dans un courant faible ne dépassant pas 1 nœud, et jusqu'à 1,5 nœud d'intensité. La lamelle de poisson ou de céphalopode monte alors doucement la faible pente du ridens tout en conservant une présentation naturelle et attractive. Elle peut évoluer sur le fond ou juste au-dessus, décollée d’une dizaine de centimètres. L’appât plane alors comme un poisson en dérive.

Le pêcher aux leurres

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Il est idéal de ne pas faire planer le leurre. Mieux vaut opter pour un déplacement sur le tapis sableux de manière à laisser derrière le poisson une trainée de sable boostant son attractivité visuelle. Oubliez alors la règle des 1,5 g par mètre et lestez allégrement le leurre ou le vif, quitte à ce que la tête plombée gratte le fond en permanence. Le turbot étant un carnassier vorace, de nombreux leurres peuvent l’intéresser. Le lançon est l’appât numéro un, ce qui fait de son imitation souple le meilleure leurre. Un slug de 15 cm lesté d’une tête hydrodynamique est parfait. La taille des turbots n’est plus la même qu’autrefois. De ce fait, il est souvent intéressant d’essayer un tout petit shad de 10 cm pour multiplier les touches et, parfois, sélectionner un beau turbot avide de friandise. Ce gabarit correspond à merveille au sprat, proie facile pour le turbot. Reste à en imiter la robe grise argentée.