Le trafic maritime menace l'ours polaire

Jeudi 5 décembre 2013 à 11h43

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Le trafic maritime dans l'Arctique et aussi la prospection pétrolière sont de nouvelles menaces pour l'ours polaire, ont constaté mercredi les participants à un forum organisé par la Russie, pourtant championne dans la course aux hydrocarbures dans cette zone.

Réunis à Moscou pour ce forum marquant les 40 ans de la signature d'un accord par les cinq Etats riverains de l'Arctique interdisant la chasse du plantigrade (sauf pour les populations autochtones), représentants gouvernementaux et ONG ont une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarme sur la situation de l'ours blanc.

Il ne reste plus qu'entre 20.000 et 25.000 spécimens, répartis entre le Canada, la Russie, les Etats-Unis, la Norvège et le Groënland.

"Le changement climatique est de loin la plus grande menace pesant sur l'ours polaire", a rappelé Lars Lunde, secrétaire d'Etat au ministère norvégien de l'Environnement, au cours de ce forum organisé par le ministère russe de l'Environnement et le Fonds mondial pour la nature (WWF).

"Aujourd'hui nous faisons face à de nouveaux défis tels que la hausse du trafic maritime et le développement de l'exploration du pétrole et du gaz", a déclaré Leona Aglukkaq, ministre canadien de l'Environnement.

"Nous sommes inquiets du développement de la route maritime du Nord et de l'exploration des hydrocarbures", a déclaré Sergueï Kavry, membre de l'association des peuples autochtones du Nord, de Sibérie et de l'Extrême-Orient russe.

Il a aussi indiqué qu'une loi allait être adoptée pour obliger les sociétés opérant dans la zone à employer les technologies les plus avancées pour leur activités et à préparer des procédures d'urgence en cas de risque écologique.

"La notion de zones protégées est importante, mais nous ne devrions pas autoriser le développement de l'exploration du gaz et du pétrole dans l'Arctique", a cependant déclaré Jim Leape, directeur général de WWF. "Il n'y a pas de société dans le monde qui détienne les technologies pour éviter les catastrophes", a-t-il souligné.

Un avis partagé par Maria Vorontsova, représentante en Russie du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). "Aucune compagnie n'est en mesure de lutter contre une marée noire sous la banquise", a-t-elle dit, soulignant qu'un accident sur la plateforme Prirazlomnaïa aurait une ampleur trois fois supérieure à la marée noire du pétrolier américain ExxonValdez en 1989, qui avait déversé environ 40 millions de litres de pétrole dans la mer et pollué 1.300 kilomètres de côtes.


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